Archives de catégorie : Langage

18/03/19
Aux origines gestuelles du langage
Adrien Meguerditchian

Adrien Meguerditchian Docteur en psychologie et primatologue étudie les systèmes de communication de nos cousins les primates dans une approche comparative avec l’espèce humaine. Biologiste de formation, il a réalisé ses premières observations de groupes de babouins sous la direction de Jacques Vauclair, professeur en psychologie à l’Université Aix-Marseille. Sa thèse en poche fin 2009, une bourse Fyssen lui permet de poursuivre ses travaux en postdoc sur la piste des chimpanzés sauvages au Sénégal, grâce à l’anthropologue américaine Jill Pruetz. Il travaille aussi à Atlanta aux Etats-Unis dans le laboratoire du primatologue William D. Hopkins pour étudier la communication des chimpanzés et ses liens avec les structures cérébrales à partir d’images cérébrales IRM. Fin 2012, un financement lui permet de monter son groupe de recherche et d’intégrer le Laboratoire de Psychologie Cognitive à Marseille au sein de l’équipe « Cognition comparée » dirigée par Joël Fagot, d’abord sous contrat puis en tant que chargé de recherche CNRS en 2014.

Titre:
Aux origines gestuelles du langage : Communication et organisation cérébrale des primates

Résumé:
Les primates non humains étant nos plus proches cousins dans l’histoire de l’évolution, étudier leurs systèmes de communication peut nous aider à déterminer les précurseurs de certaines propriétés de la parole chez nos ancêtres. Tandis que des primatologues soutiennent que la parole serait issue de l’évolution du système de communication vocale, une théorie alternative commence à gagner du terrain au sein de la communauté scientifique. Cette théorie dite « gestuelle » souligne le rôle fondamental de la communication gestuelle de nos ancêtres dans les racines évolutives du langage. Elle s’appuie sur (1) les liens étroits entre le langage et la communication gestuelle dans l’espèce humaine (i.e., gestes accompagnant la parole, langue des signes, gestes préverbaux chez le jeune enfant), et (2) sur les études de la communication gestuelle des primates qui ont mis en évidence certaines propriétés communes avec le langage, comme l’intentionnalité, la flexibilité d’apprentissage et d’usage, les propriétés référentielles et la dominance de l’hémisphère cérébrale gauche dans le contrôle de la communication. Nos travaux et les dernières études sur les comportements gestuels et vocaux des primates seront présentées ainsi que les données récentes en imagerie cérébrale IRM anatomique. Ces données en éthologie, psychologie comparée et neurosciences pourraient révéler une origine non pas vocale mais « bimodale » du langage, qui serait issue de l’intégration progressive de vocalisations intentionnelles dans un système commun aux gestes communicatifs chez nos ancêtres.

11/03/19
Chomsky et la grammaire générative
Cristel Portes

Cristel Portes est maître de conférences en Linguistique au département de Sciences du langage d’Aix-Marseille Université depuis 2005. Dans une vie antérieure, elle a fait des études de litérature et de médecine, et exercé les métiers de libraire, bibliothécaire et salariée multitâche dans une petite maison d’édition. Son intérêt pour le langage et les langues fut très précoce. Il est passé par la découverte du jeu avec les structures linguistiques auquel s’adonnent les poètes et les écrivains.

Ses recherches portent sur la structure sonore du français, et s’intéresse tout particulièrement à la prosodie de notre langue (son rythme et sa mélodie), aux variations régionales de la prosodie, et aux différentes fonctions qu’elle assume : par exemple, nous aider à découper le flux sonore que nous produisons et entendons en mots et en phrases, ou nous permettre d’établir des distinctions entre différents actes de langage comme poser une question ou affirmer quelque chose.

Elle est membre fondateur de la licence Sciences et Humanités d’Aix-Marseille Université qui se propose de former les jeunes étudiants aux liens profonds qui unissent les sciences de la nature et les sciences dites humaines et sociales (qui portaient autrefois le beau nom d’Humanités) que l’histoire de l’université a eu tendance a séparer trop radicalement.

Résumé de la conférence
Dès sa thèse doctorat et son entrée concomitante au Massachussets Institute of Technology en 1955, Noam Chomsky, fondateur de l’approche générative en linguistique, propose un programme de recherche sur le langage et les langues qui va bouleverser la linguistique et exercer sur elle une influence déterminante, encore sensible aujourd’hui. Héritier du structuralisme américain, Chomsky va pourtant prendre ses distances avec la linguistique structurale qui a dominé la première moitié du XXe siècle à la suite des travaux posthumes de Ferdinand de Saussure. Du projet structuraliste, Chomsky va conserver un aspect fondamental (et on ne le dit pas assez) : la conception générale du langage comme une construction abstraite spécifique et complexe. Touefois, son programme s’éloigne du projet structuraliste sur plusieurs points. Alors que le structuralisme conçoit le langage comme émergeant de l’échange social et propose une approche essentiellement humaniste de son étude, Chomsky se place résolument dans une perspective naturaliste qui conçoit le langage comme une faculté innée, d’origine biologique et propre à l’espèce humaine. Alors que les structuralistes utilisent volontiers la méthode inductive qui construit la théorie à partir de la description des langues, Chomsky propose à la linguistique d’adopter la méthode hypothético-déductive des sciences de la nature qui élabore la théorie à partir de la falsification des hypothèses qu’elle propose. Dans cette perspective, il renforce aussi la mathématisation de la linguistique initiée par ses maîtres (les distributionnalistes dont Zellig Harris qui dirigea sa thèse). Alors que Saussure met le signe linguistique (le mot) au centre de sa théorie et que les plus beaux résultats du structuralisme concernent la phonologie (la connaissance des structures sonores des langues), Chomsky place les propriétés récursives de la syntaxe (et donc la phrase) au centre de l’investigation grammaticale. Enfin, en même temps qu’il contribue à la naissance des sciences cognitives en proposant une critique radicale du behaviorisme à la suite de laquelle l’étude des processus mentaux devient à nouveau pensable et étudiable (on dit qu’il défend une approche mentaliste), Chomsky accorde une place centrale à l’étude de l’acquisition du langage (qui n’est pas seulement son apprentissage explicite) et renouvelle son étude. Cette conférence se propose de montrer la grande cohérence intellectuelle et l’impact profond du projet générativiste sur notre conception actuelle du langage, malgré les nombreuses critiques et réfutations qui lui sont adressées aujourd’hui.

NURIA GALA

Núria Gala est enseignante-chercheur en sciences du langage à l’université d’Aix-Marseille (AMU) depuis 2004, habilitée à diriger des recherches en 2015 et directrice du Service universitaire de français langue étrangère d’AMU depuis fin 2016. Dans ses travaux de recherche, elle s’intéresse aux technologies du langage et aux apports des traitements automatiques dans des domaines liés au lexique (la lexicographie computationnelle, l’apprentissage du vocabulaire et l’aide à la lecture). Depuis 2012, elle étudie la lisibilité et la complexité linguistique et participe à l’élaboration d’outils et de ressources pour la simplification automatique de textes, dans le but de fournir des aides à la lecture et à l’apprentissage du vocabulaire à des enfants en difficulté.
45 publications dont 2 livres co-édités
202 citations (selon Google Scholar)
https://nuriagala.wordpress.com/

Qualifications
2019, Professeur des Universités, 07e section CNU
2004, Maître de Conférences, 07e et 27e sections CNU

Expérience professionnelle
Depuis 2004, maître de conférences en Sciences du Langage, Aix Marseille Université.
2003-2004, attachée d’enseignement et de recherche, IUP Métiers du Livre, Université Pierre Mendès France et GETA-CLIPS-IMAG, Grenoble.
1999-2003, ingénieure de recherche en traitement automatique des langues, Xerox Research Centre (Grenoble) et doctorante au LIMSI (Université de Paris Sud, Orsay).

Formation
2015, Habilitation à diriger des recherches en Sciences du Langage, Aix Marseille Université.
1999-2003, Doctorat en Informatique, Université de Paris Sud, Orsay.
1997-1998, DESS (master) Double compétence en Informatique et Sciences Sociales, Université Pierre Mendès France, Grenoble.
1996-1997, licence en Sciences du Langage, Université Stendhal, Grenoble.
1992-1996, maîtrise en Traduction et Interprétation, Université Pompeu Fabra, Barcelone.

11/03/19
Des machines et des langues
NURIA GALA

L’ORDINATEUR PEUT-IL S’APPROPRIER LE LANGAGE HUMAIN ?

….

Résumé
Les technologies issues de l’intelligence artificielle (IA) sont devenues à la mode. Au-delà du succès médiatique et de la fascination que l’être humain ressent, depuis toujours, pour des machines qui « parlent » ou des machines qui « pensent », ils est certain qu’on assiste à une généralisation des outils et des technologies liées au langage. De nos jours, un ordinateur est capable de répondre à un humain ; il est aussi capable de produire des résumés de textes ou des traductions, etc. Comment est-ce possible ? En quoi le langage des machines est-il différent à celui des humains ? Quelles sont les limites ? Dans cette conférence, nous apporterons des éléments de réponse et de réflexion sur ce sujet passionnant qu’est le langage humain, par le biais des langues et leur traitement automatique. Nous présenterons le domaine, les avancées, quelques applications et les difficultés que les chercheurs rencontrent dans l’étude et la modélisation de la complexité du langage et la création d’outils et de ressources.


Intervenante
Núria Gala est enseignante-chercheur en sciences du langage à l’université d’Aix-Marseille (AMU) depuis 2004, habilitée à diriger des recherches en 2015 et directrice du Service universitaire de français langue étrangère d’AMU depuis fin 2016. Dans ses travaux de recherche, elle s’intéresse aux technologies du langage et aux apports des traitements automatiques dans des domaines liés au lexique (la lexicographie computationnelle, l’apprentissage du vocabulaire et l’aide à la lecture). Depuis 2012, elle étudie la lisibilité et la complexité linguistique et participe à l’élaboration d’outils et de ressources pour la simplification automatique de textes, dans le but de fournir des aides à la lecture et à l’apprentissage du vocabulaire à des enfants en difficulté.
45 publications dont 2 livres co-édités
202 citations (selon Google Scholar)
https://nuriagala.wordpress.com/

04/03/19
LA MORT DES LANGUES
RAMDANE TOUATI

À l’instar de l’appauvrissement de la biodiversité, l’humanité est confrontée ces dernières décennies à l’affaiblissement de la diversité linguistique, par la disparition de plusieurs centaines de langues et la mise en danger d’un grand nombre d’autres. Cette situation alarme des organisations mondiales comme l’UNESCO, des ONG, mais surtout les communautés linguistiques concernées et les linguistes. À travers des exemples concrets, nous tenterons de montrer les causes de la mort des langues ainsi que les actions menées ou envisageables pour contrecarrer ce phénomène.

Ramdane Touati est enseignant de langue et culture berbères à Aix-Marseille Université (A.T.E.R) et rattaché à l’Institut de Recherches et d’Études sur les Mondes Arabes et Musulmans (IREMAM) – UMR 7310 (AMU-CNRS)

25/02/19
sociolinguistique : le cas marseillais
Médéric Gasquet-Cyrus

Introduction à la sociolinguistique : le cas marseillais

La sociolinguistique est une discipline des sciences du langage qui interroge les relations entre langage et société. Cette introduction à la sociolinguistique s’appuiera sur le cas du « parler marseillais », qui nous permettra de voir dans quelle mesure le langage peut être un révélateur qui nous aide à mieux comprendre les dynamiques et les tensions entre les groupes sociaux, et plus globalement le fonctionnement de la société.

Conférence-débat avec Médéric Gasquet-Cyrus

Maître de conférences au Département des Sciences du Langage (Aix-Marseille Université) et chercheur au Laboratoire Parole et Langage (UMR 7309 CNRS). Ses enseignements et ses recherches, principalement dans le domaine de la sociolinguistique, portent sur les relations entre langage et pouvoir, la sociolinguistique urbaine, la diversité linguistique, les variétés régionales et les accents, notamment la discrimination à l’accent.

Adrien Meguerditchian

 

Adrien Meguerditchian étudie les systèmes de communication de nos cousins les primates dans une approche comparative avec l’espèce humaine. Biologiste de formation, il a réalisé ses premières observations de groupes de babouins sous la direction de Jacques Vauclair, professeur en psychologie à l’Université Aix-Marseille. Sa thèse en poche fin 2009, une bourse Fyssen lui permet de poursuivre ses travaux en postdoc sur la piste des chimpanzés sauvages au Sénégal, grâce à l’anthropologue américaine Jill Pruetz. Il travaille aussi à Atlanta aux Etats-Unis dans le laboratoire du primatologue William D. Hopkins pour étudier la communication des chimpanzés et ses liens avec les structures cérébrales à partir d’images cérébrales IRM. Fin 2012, un financement lui permet de monter son groupe de recherche et d’intégrer le Laboratoire de Psychologie Cognitive à Marseille au sein de l’équipe « Cognition comparée » dirigée par Joël Fagot, d’abord sous contrat puis en tant que chargé de recherche CNRS en 2014.

03/04/18
Le langage politique
Les nouvelles expressions politiques – Virginie Tisserant – Sociologie

Le Langage politique

L’évolution du système des partis politiques en Europe au XXIème siècle :  » Les nouvelles expressions politiques  »

Comment décider au mieux de l’organisation et administration de la société de demain ? Comment diffuser et mobiliser en nombre pour agir au-delà des partis dits traditionnels qui semblent obsolètes ? La théorie des clivages (droite/gauche etc…) peut-elle être dépassée de manière effective au-delà du simple positionnement dans les discours ? Depuis plusieurs années, le slogan « faire de la politique autrement » apparaît comme le nouveau leitmotiv des mouvements, organisations qui se réclament de l’avant-garde politique, qui entrent pourtant en compétition, dans un rapport de forces, pour l’obtention du pouvoir ou pour l’infléchir. La désaffection pour les partis traditionnels entraîne non seulement la recomposition du système partisan mais également une profonde réflexion sur les nouvelles formes de mobilisation et d’expression politiques en vigueur. Comment définir la reconfiguration du système politique ? Peut-on agir hors du cadre institutionnel ? Quels sont en sont les moyens et limites ? La conférence abordera les nouvelles expressions démocratiques comme productions d’alternatives politiques qui optimisent l’éclatement et l’évolution du système politique. Notre propos est qu’il ne peut y avoir de transition démocratique sans reconfiguration du système partisan, reste à en appréhender les contours.

 

*Doctorante en Histoire : Les nouvelles expressions politiques dans l’espace méridional au XXIème siècle Laboratoire Telemme AMU-CNRS
Diplômée de Sciences Politiques, IEP Aix-en-Provence

27/03/18
Le langage politique
Virginie Tisserant – Sociologie

Le Langage politique

Le langage traduit à la fois qui nous sommes et ce vers quoi nous tendons : sa portée métaphysique projette trois dimensions : Moi, l’Autre et mon rapport au Monde.

Fonction de communication, il induit un rapport à l’Autre, il est symbole, projection, stratégie, art et manière comme la politique, qui est l’art et manière de gouverner. Le langage transcrit et la politique organise. Il revient alors de s’interroger sur son essence même dans l’espace du système politique. Des fonctions de la communication en temps de crise, à la légitimation du discours, en passant par sa représentation symbolique, le langage politique ne peut être détaché de la notion même d’idéologie et donc de la praxis. Quand le discours est cette manifestation concrète, reflet d’une idéologie, d’une utopie ou d’une classe sociale, l’expression langagière, dans le jeu politique et son espace, est métaphoriquement le sanctuaire et symbole d’une lutte de pouvoirs.

Le langage réinvente, projette et traduit les mutations de notre société dans une logique de conquête.

*Doctorante en Histoire : Les nouvelles expressions politiques dans l’espace méridional au XXIème siècle Laboratoire Telemme AMU-CNRS
Diplômée de Sciences Politiques, IEP Aix-en-Provence

A lire :
Propaganda 
Comment manipuler l'opinion en démocratie 
Edward BERNAYS 
https://reseauinternational.net/wp-content/uploads/docs/bernays-propaganda.pdf

19/12/17
Pensée et langage
Bernard Lamizet*

La pensée critique depuis le dix-huitième siècle et le discours de Kant

Bernard LAMIZET

Pensée et langage

Il ne peut y avoir de pensée sans langage. Au-delà de la dimension culturelle et anthropologique de cette question, sans doute est-ce, d’ailleurs, là que s’inscrit la différence fondamentale entre les hommes et les animaux, la rupture qui institue l’identité humaine. C’est la raison pour laquelle il importe de réfléchir à la question de l’articulation entre pensée et langage.

Une dialectique entre pensée et langage

Sans doute est-il vain de chercher à savoir si c’est par le langage que la pensée peut s’engager ou s’il est nécessaire de penser pour parler : langage et pensée constituent les deux faces d’une même pratique sociale. C’est dans le langage que la pensée se met en œuvre et c’est sur la pensée que se fonde la signification du langage.

La signification

La signification, articulation entre le signifiant – manifestation formelle du langage et de la signification – et le signifié – interprétation du signifiant au cours des pratiques de la communication et de l’échange symbolique, représente la mise en œuvre de la relation entre pensée et langage.

La représentation

C’est la représentation qui constitue l’articulation entre pensée et langage en lui donnant la consistance d’un signe, qu’il s’agisse d’un signe de la langue ou d’un signe situé dans d’autres modes de représentation : image, musique, son, arts plastiques.

Pensée, langage, culture

Le langage et la pensée s’inscrivent dans des cultures, dans des médiations symboliques de la communication et de la représentation. Cela implique que pensée et langage soient toujours situés dans des systèmes sociaux, c’est-à-dire dans des systèmes politiques d’appartenance et de sociabilité. C’est pourquoi on sait, en particulier depuis Aristote qui l’a formulé le premier, que l’homme est un zôon politikon, un être vivant politique.

Pensée, langage, psychisme

Si pensée et langage sont les deux instances de la pratique symbolique du sujet, ils sont, l’un et l’autre, articulés à son psychisme : en donnant à la pensée la dimension symbolique d’une représentation, le langage exprime aussi le psychisme du sujet qui parle. On ne peut séparer la dimension intellectuelle et culturelle du langage de sa dimension psychique, qui exprime le désir qui fonde l’identité du sujet.

Impensé, indicible, refoulement, censure

Comme tout système culturel et politique, ce qui institue le langage et la pensée, c’est leur limite, qui se manifeste sous la forme de la censure, dans deux dimensions, une dimension singulière qui prend la forme du refoulement, forme psychique de l’interdit, et une dimension collective qui prend la forme de la censure, limite imposée à la représentation par la culture et par la loi.

*Bernard Lamizet est professeur émérite de Sciences de l’information et de la communication à l’Institut d’études politiques de Lyon.

Bibliographie – Pensée et langage

AUSTIN (J.L.) (1970), Quand dire, c’est faire, tr. par G. Lane, Paris, Seuil, 187 p., ind. (Coll. « L’ordre philosophique »).BARTHES (Roland) (1957), Mythologies, rééd. Paris, Seuil, 1970, 247 p. (Coll. « Points »)

CAUNE (Jean) (1997), Esthétique de la communication, Paris, P.U.F., 128 p., bibl. (Coll. « Que sais-je ? »).

CHARAUDEAU (Patrick) et al. (2005), Le discours politique, Paris, Vuibert, 256 p.

DIDIER-WEILL (Alain) (1995) Les trois temps de la loi, Paris, Seuil, 354 p. (Coll. « La couleur des idées »)

FLICHY (Patrice), Une histoire de la communication moderne. Espace public et vie privée, Paris, La Découverte, 1991,289 p. , bibl., ind. (Coll. « La Découverte/Poche »).

FOUCAULT (Michel) (1966), les mots et les choses, Paris, Gallimard, 400 p. (« Bibliothèque des sciences humaines »).

FREUD (Sigmund) (2005), Cinq psychanalyses (1905-1918), tr. fr. par Marie Bonaparte et Rudolph M. Loewenstein (1954), Paris, P.U.F., 422 p. (« Bibliothèque de Psychanalyse »)

HABERMAS (Jürgen) (1978), L’espace public, tr. fr. de M. B. de Launay, Paris, Payot, 260 p., n., ind. bibl. (Coll. « Critique de la Politique »)

HOGGART (1970), La culture du pauvre, tr. fr. de F. et J.-C. Garcias et de J. C. Passeron, Paris, Éd. de Minuit, 401 p., bibl., ind. (Coll. « Le sens commun »)

LACAN (Jacques) (1949), Le stade du miroir comme formateur de la fonction du Je, telle qu’elle nous est révélée dans l’expérience psychanalytique, in LACAN (1966), p. 93-100.

LACAN (Jacques) (1966), Écrits, Paris, Seuil, 924 p., bibl., ind. (Coll. « Le champ freudien »).

LACAN (Jacques) (1974), Télévision, Paris, Seuil, 74 p. (Coll. « Le champ freudien »).

LAMIZET (Bernard) (1992), Les lieux de la communication, Liège, Mardaga, 331 p., bibl., ind. (Coll. « Philosophie et langage »).

LAMIZET (Bernard) (1999) La médiation culturelle, Paris, L’Harmattan, 447 p., bibl. (Coll. « Communication et civilisation »)

LAMIZET (Bernard) (2011), Le langage politique, Paris, Ellipses, 255 p., bibl.

LAMIZET (Bernard) (2016), Communication et médiation, Sarrbrücken, Éditions Universitaires Européennes, 326 p., bibl..

LAPLANTINE (François) (1999), Je, nous et les autres, Paris, Le Pommier/Fayard, 148 p., bibl. (Coll. « Manifestes »)

LÉVI-STRAUSS (Claude) (2008), Œuvres, Paris, Gallimard, 2063 p., bibl., n. (Bibliothèque de la Pléiade).

MATTELART (Armand) (1986), Penser les médias, Paris, La Découverte, 263 p. (Coll. « Textes à l’appui »).

MILNER (Jean-Claude) (1978), L’Amour de la langue, Paris, Seuil, 137 p. (Coll. « Le champ freudien »)

ROUSSEAU (Jean-Jacques) (1966), Le Contrat social (1762), in Œuvres complètes, Paris, Gallimard, t. 3, 1965 p. p. 347-470. (Bibliothèque de la Pléiade),

SAUSSURE (ferdinand de) (1973), Cours de Linguistique générale (1972), Éd. publiée par C. Bally et A. Sèchehaye, avec la collab. de A. Riedlinger, éd. critique préparée par T. de Mauro, Paris, Payot, 510 p., bibl, ind.

SCHREBER (Daniel Paul) (1975), Mémoires d’un névropathe (1903), tr. fr. par P. Duquenne et N. Sels, Paris, Seuil, 389 p. (Coll. « Le champ freudien »).

12/12/17
Pensée et langage
Bernard Lamizet*

Œdipe, l’inconscient, la loi et le langage

Pensée, langage, culture

Bernard LAMIZET

Pensée et langage

Il ne peut y avoir de pensée sans langage. Au-delà de la dimension culturelle et anthropologique de cette question, sans doute est-ce, d’ailleurs, là que s’inscrit la différence fondamentale entre les hommes et les animaux, la rupture qui institue l’identité humaine. C’est la raison pour laquelle il importe de réfléchir à la question de l’articulation entre pensée et langage.

Une dialectique entre pensée et langage

Sans doute est-il vain de chercher à savoir si c’est par le langage que la pensée peut s’engager ou s’il est nécessaire de penser pour parler : langage et pensée constituent les deux faces d’une même pratique sociale. C’est dans le langage que la pensée se met en œuvre et c’est sur la pensée que se fonde la signification du langage…

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Pensée et langage
Bernard Lamizet*

05/12/17
Pensée et langage
Bernard Lamizet*

Langage et communication

Il ne peut y avoir de pensée sans langage. Au-delà de la dimension culturelle et anthropologique de cette question, sans doute est-ce, d’ailleurs, là que s’inscrit la différence fondamentale entre les hommes et les animaux, la rupture qui institue l’identité humaine. C’est la raison pour laquelle il importe de réfléchir à la question de l’articulation entre pensée et langage.

*Bernard Lamizet est professeur émérite de Sciences de l’information et de la communication à l’Institut d’études politiques de Lyon. Continuer la lecture de 05/12/17
Pensée et langage
Bernard Lamizet*