Archives de catégorie : Philosophie

La philosophie, du grec ancien φιλοσοφία (composé de φιλεῖν, philein : « aimer » ; et de σοφία, sophia : « sagesse »)1, signifie littéralement : « l’amour de la sagesse ». C’est une activité et une discipline existant depuis l’Antiquité en Occident et en Orient, se présentant comme un questionnement, une interprétation et une réflexion sur le monde et l’existence humaine. Différents buts peuvent lui être attribués : la recherche de la vérité ; la méditation sur le bien, le beau, le juste ; la quête du sens de la vie et du bonheur.

Au sens aristotélicien et médiéval, la philosophie est une science, la science des premiers principes et des premières causes.
Au sens moderne et pour une bonne partie des philosophes contemporains, la philosophie n’est pas un savoir, ni un ensemble de connaissances, mais une démarche de réflexion sur les savoirs disponibles.

Ancrée dès ses origines dans le dialogue et le débat d’idées, elle peut se concevoir comme une activité d’analyse, de définition, de création ou de méditation sur des concepts.

Anaïs SIMON

Agrégée de philosophie

Enseigne en Classes Préparatoires aux Grandes Écoles (CPGE) et en Classes Préparatoires Économiques et Commerciales (CPES)

Professeure au Lycée Saint Exupéry et au Lycée Thiers de Marseille

Membre en 2021, du jury du concours externe de recrutement de professeurs agrégés stagiaires de l’enseignement du second degré

Monique Pillant

Monique Pillant, professeure certifiée, a fait ses études à l'université d'Aix-en-Provence, enseigne la philosophie depuis 25 ans et depuis 1998 au lycée Thiers de Marseille.
Membre du Rézophilo ; des Philosophes-Publics, elle intervient à ce titre régulièrement aux Baumettes, dans les Centres sociaux-culturels, auprès des migrant.es, sur la Canebière, dans La Provence, etc..

Il n’est pas rare de lire que la rationalité scientifique, telle qu’elle se construit au XVIIe siècle en Europe, est la complice d’une approche insensible et prédatrice de la nature. Qu’en est-il réellement ? Que retiennent les sciences de ce que nous appelons nature et comment construisent-elles leur objet d’étude ? Est-il bien vrai que les sciences s’opposent à une approche écologiste de nos milieux ? On cherchera à comprendre pourquoi la représentation de la nature qu’élabore la physique classique refroidit le monde et nous le rend paradoxalement étranger, avant de voir comment des sciences contemporaines, notamment l’agronomie, trouvent à écologiser leurs études.

Michel Guérin

Écrivain et philosophe.
Professeur émérite de l’Université d’Aix-Marseille et membre honoraire de l’Institut Universitaire de France.
Conseiller Culturel : Ambassade de France en Allemagne, Autriche, Grèce.
À présidé l’Association Des Sud, co-éditrice avec Actes Sud de la revue La Pensée de Midi, revue littéraire et de débats.
Auteur d’une quarantaine d’ouvrages.

Mariagrazia Cairo Crocco

Mariagrazia Cairo
Maître de conférences en philosophie (Université d’Aix-Marseille)
Membre du Centre Gilles Gaston Granger, CNRS, UMR 7304 et de l’Institut Supérieure du Professorat et de l’Éducation (INSPÉ).
Membre du groupe ArTLib (IMERA)

Présentation :

Après avoir analysé, durant son doctorat de philosophie, le rôle, la valeur et l’organisation du travail – entre normalisation et émancipation- dans le secteur de l’insertion par l’activité économique, elle a davantage étudié les dispositifs et processus de subjectivation dans le champ de l’enseignement, de l’éducation et de la formation. Les pratiques d’enquête et d’interdisciplinarité l’ont également amenée à (re)-interroger le rapport entre discipline philosophique et sciences sociales, dans une visée de compréhension et transformation des situations de travail. Mariagrazia Cairo est membre d’ArTLib et, dans le cadre des différentes initiatives et travaux du collectif, elle s’intéresse plus particulièrement aux tensions entre travail et liberté dans le domaine de l’ESS marseillais.

Résumé de l'exposé :
Quel changement dans les organisations du travail : la contribution de l'ESS entre innovations et utopies.
Cette conférence s’inscrit dans les travaux du collectif de recherche « Atelier de recherche travail et liberté » (ArTLib) de l’IMERA. https://imera.hypotheses.org/category/artlib-travail-et-libertes-aujourdhui
Le projet d’ArTLib porte sur les transformations et les changements dans les formes de travail aujourd’hui. Entre dénonciation de la souffrance et éloge du travail indépendant comme facteur de liberté et d’émancipation, y a-t-il des possibilités d’alternatives pour appréhender, raconter et caractériser la tension structurelle entre travail et liberté ? Le collectif ArTLib couple des réflexions et débats ouverts avec un travail d’enquête sur le territoire de Marseille, afin de repérer des initiatives et expériences où les rapports entre travail et liberté sont source de questionnement collectif et de transformation des pratiques. 
Dans cette conférence, nous privilégierons les expériences enracinées dans l’« économie sociale et solidaire » (ESS). Nous considérons cette économie alternative comme un cadre « privilégié » pour réaliser des innovations et des expérimentations à visée utopique. A partir d’études de cas, il s’agira alors de problématiser la contribution de l’ESS aux changements dans les organisations du travail allant jusqu’aux tentatives de dépassement du salariat. 
Dans ce cadre, ces expériences se distinguent par une proposition d’un faire alternatif au regard du système politique, de l’organisation du travail et des formes de subjectivisation dans une perspective territoriale : comment contribuer à construire, améliorer, voire changer le travail pour renforcer la liberté à Marseille ? Nous nous intéressons d’abord aux problèmes repérés par un collectif à partir d’une situation politique, économique, sociale jugée et/ou vécue comme intolérable, étriquée, obscure. Ensuite, nous caractérisons les types d’organisations pensées et expérimentées pour construire une réponse articulant création de valeurs et émancipation (de soi, de son collectif, des autres au travers de son activité économique). Enfin, nous observons les pratiques au quotidien pour saisir ce rapport travail-liberté à différents niveaux (dans la gouvernance, le fonctionnement du collectif/des équipes et vis-à-vis du territoire, des collectivités, des citoyens/usagers/clients, du système économique, de l’environnement). 

Anaïs Simon

Professeure de philosophie
Lycée Saint-Exupéry
Marseille

Philosophie analytique – Wittgenstein

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J’ai un corps ou je suis un corps. Pensées sur le corps, seul véhicule de la pensée.
Descartes, Wittgenstein et l’intelligence dite « artificielle ».