L’UPOP
Pour que vive la Démocratie

Parce qu’une démocratie se nourrit de l’opinion de tous, la souveraineté d’un peuple se mesure à ses possibilités d’accès à une information plurielle et approfondie. Ainsi, dans une démocratie digne de ce nom, le savoir se doit d’être aussi accessible que partagé.

Bertrand Russell constate que « le terreau et la liberté nécessaires à l’épanouissement humain sont autrement plus difficiles à trouver… La pleine maturité vers laquelle on tend ne saurait être définie ou démontrée ; c’est un état subtil et complexe, que l’on ne peut sentir que par une intuition délicate et que seuls l’imagination et le respect permettent d’appréhender ». Aussi l’éducation doit-elle être animée par « l’esprit de respect » face à ce que l’homme a « de sacré, d’indéfinissable, d’illimité, d’individuel et d’étrangement précieux : un principe vital, un fragment de l’obstination du monde ».

« Le mot du président »

En 2014, l’Université Populaire du Pays d’Aubagne et de l’Étoile, digne héritière des universités populaires originelles nées au XVIII, porte le flambeau humaniste de ses aînées. Cette naissance de l’Université Populaire relevait à la fois d’une intuition et d’un pari.

L’intuition que nous avons désespérément besoin de comprendre le monde dans lequel nous vivons et le pari que nous en sommes tous capables. Absolument tous !

En 2018, l’Université Populaire du Pays d’Aubagne et de l’Étoile devient l’Université Populaire de Marseille-Métropole et s’installe aussi à Marseille

L’Université Populaire de Marseille-Métropole interroge : nos savoirs peuvent-ils améliorer nos vies ? Comment ? et offre un cadre privilégié : aspirer à la liberté, à la liberté d’apprendre et de comprendre, aspirer à un temps où chacun pourra choisir ce dont il a envie, ce dont il a besoin, sans s’étourdir dans la course au diplôme qui offre rarement l’avenir promis.

Elle aspire à satisfaire des besoins, toujours d’actualité, en matière de connaissance et de fabrication d’un esprit critique : apprendre pour le plaisir, apprendre pour savoir, savoir pour pouvoir.

Les fondamentaux restent posés :

Ouverte à tout public sans aucune condition préalable

Non diplômante (on n’est pas là pour concourir !)

Gratuite pour tous les adhérents

L’Université Populaire, c’est la Skholè, un concept né à l’aube de la civilisation, dans la Grèce antique, c’est le loisir et le temps-libre que peuvent se donner les Hommes à eux-mêmes pour apprendre. De ce temps qu’ils choisissent de s’approprier pour se cultiver, pour étudier, et qu’ils peuvent prendre car ils ne sont pas harassés par un travail qui répond à la nécessité imposée par un système consumériste.
Il s’agit du « temps pour soi », du « temps-libre »
par opposition au « temps-contraint ».

La skholè, l‘Université Populaire, est forcément libre et égalitaire, tout le monde peut y participer : jeune, moins jeune, diplômé, non-diplômé.
Les mots « école,
apprentissage, université » ayant été détournés, abîmés, corrompus, l’emploi du mot d’origine, skholè, permet de revenir au concept initial et de savoir de quoi on parle.

Il s’agit de satisfaire des besoins sociaux pour répondre aux attentes de nombreux citoyens qui cherchent à mieux comprendre l’univers dans lequel ils évoluent et à réfléchir avant de pouvoir agir. Ils aspirent à être capable de construire une pensée personnelle argumentée et constructive, à se forger leur propre opinion pour ne pas laisser dicter leur pensée par une minorité dont le discours tend bien souvent à la « pensée unique », et à exprimer cette opinion sur la place publique.

L’Université Populaire Marseille-Métropole, idéalement installée au cœur des  villes offre un environnement d’apprentissage privilégié, des enseignants qualifiés, disponibles et motivés, des horaires adaptés aux personnes qui sont en activité professionnelle ou pas, un lieu d’échange, de partage et de débat autour de sept disciplines : la philosophie, l’économie, la sociologie, les sciences, le langage, les communs et l’histoire.

  • La philosophie pour apprendre à penser par soi-même, en prêtant une attention éveillée aux informations diffusées par les médias dominants.

  • L’économie pour comprendre les mécanismes dans lesquels les pratiques néo-libérale nous ont entrainés.

  • L’histoire pour connaître les évènements qui nous ont précédé et ont laissé une trace indélébile dans la vie de l’humanité.

  • Le langage pour appréhender la représentation de la pensée et les mécanismes de communication.
  • Les communs pour sortir du binaire privé/public en s’intéressant davantage à l’égal accès et au régime de partage et de décision plutôt qu’à la propriété, imaginer des formes d’usage et de gestion collective des ressources, des biens et des services.
  • Les sciences pour connaître et expliquer le monde et l’univers qui nous entourent.

Participer aux séances de l’Université Populaire Marseille-Métropole, c’est apprendre à s’affranchir, c’est se débarrasser de ce collier du servage et de l’ignorance qui nous étrangle, qui nous empêche de respirer et d’espérer ; c’est s’approprier les savoirs, les connaissances qui permettent de trouver la bienveillance assurant de vivre en harmonie fraternelle.

Et pour répondre à l’avertissement d’Aldous Huxley* dans Le Meilleur des mondes :« Il nous faut un environnement nouveau dans lequel grandir pour connaître une société sans classes, ou bien nous entrerons dans le « meilleur des mondes », où le « grand frère » sera là pour nous éduquer tous. »

*Aldous Huxley, né le 26 juillet 1894 à Godalming (Royaume-Uni) et mort le 22 novembre 1963 à Los Angeles (États-Unis), est un écrivain britannique plus particulièrement connu du grand public pour son roman Le Meilleur des mondes.

Connu comme romancier et essayiste, il a aussi écrit quelques nouvelles, de la poésie, des récits de voyage et des scénarios de film. Dans ses romans et ses essais, Huxley se pose en observateur critique des usages, des normes sociales et des idéaux et se préoccupe des applications du progrès scientifique potentiellement nuisibles à l’humanité. Alors que ses premières œuvres étaient dominées par la défense d’un certain humanisme, il s’intéresse de plus en plus aux questions spirituelles, et particulièrement à la parapsychologie et à la philosophie mystique, un sujet sur lequel il a beaucoup écrit. Dans certains milieux, Huxley était considéré, à la fin de sa vie, comme l’un des phares de la pensée contemporaine. Le courant de pensée dit du « New Age » se réfère fréquemment à ses écrits mystiques et d’étude des hallucinogènes.

Nous allons penser ensemble, faire pousser les fleurs et les fruits de l’esprit et nous libérer des entraves que la pensée unique a tissées sur nos sociétés.

Parce que nous le voulons, demain il fera beau !!!

Jean Pierre Brundu

coquelicots

Apprendre pour le plaisir,
savoir pour participer activement à la vie de la collectivité.

Les fondamentaux restent posés :

  1. Ouverte à tout public sans aucune condition préalable
  2. Non diplômante (on n’est pas là pour concourir !)
  3. Gratuite pour les adhérent·es

Jean Pierre Brundu : 06 52 786 785
Site web / Vidéos : Boris Humbert 06 21 03 76 81

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