Archives de catégorie : Hors les murs

Rencontre reportée
À GAUCHE DE L’IMPOSSIBLE
Edwy PLENEL

À gauche de l’impossible est un plaidoyer contre les raccourcis qui, faisant miroiter des succès électoraux immédiats, épousent la culture politique dominante, celle-là même qu’une gauche émancipatrice devrait mettre en cause : verticalité du pouvoir, césarisme présidentiel, intolérance au pluralisme, absence de culture démocratique, mépris des mobilisations populaires, rejet des causes communes de l’égalité, incompréhension des nouvelles luttes écologistes, antiracistes et féministes.
La catastrophe ne se conjugue pas au futur, elle est dans le présent : un présent d’aliénation et de domination où s’entremêlent les désastres sécuritaires, sanitaires, écologiques, sociaux et démocratiques. Il ne s’agit plus de l’éviter, mais de l’affronter en cessant de s’illusionner : la réponse ne viendra pas d’en haut, d’experts prétendus ou de gouvernants discrédités, mais du sursaut de la société, de ses inventions et de ses mobilisations.
Si la gauche politique est en peine, c’est parce qu’elle s’est détachée de la société qui la légitimait pour s’identifier à l’État dont elle revendique la gestion. Or être de gauche, sur la durée, ce n’est pas vouloir absolument le pouvoir, c’est d’abord défendre la société contre les abus des pouvoirs, qu’ils soient étatiques, politiques ou économiques, sociaux ou culturels, entremêlant domination sociale, discrimination raciste et oppression patriarcale.
Alors que l’effondrement menace, dans un mélange de destruction du vivant et de déshumanisation du monde favorable aux fuites en avant autoritaires et identitaires, la porte étroite du salut est dans ce pari sur l’impossible.

Edwy Plenel est journaliste, directeur et cofondateur de Mediapart.

À GAUCHE DE L’IMPOSSIBLE

Essais, récits et reportages

    La République inachevée. L'État et l'école en France, Paris, Payot, 1985 ; Stock, 1997 ; Biblio « Essais », 1999.
    Voyage avec Colomb, Paris, Le Monde-Éditions, 1991 (traduit en japonais par Shobun-sha).
    La Part d'ombre, Paris, Stock, 1992 ; Gallimard, « Folio Actuel », 1994.
    Un temps de chien, Paris, Stock, 1994 ; Gallimard, « Folio Actuel », 1996.
    Les Mots volés, Paris, Stock, 1997 ; Gallimard, « Folio Actuel », 1999.
    L'Épreuve, Paris, Stock, 1999.
    Secrets de jeunesse, Paris, Stock, 2001 ; Gallimard, « Folio », 2003 prix Médicis essai 2001.
    La Découverte du monde, Paris, Stock, 2002 ; Gallimard, « Folio Actuel », 2004 (traduit en coréen par Maumsan).
    Procès, Paris, Stock, 2006 (prix du Journal du Centre) ; Gallimard, « Folio », 2007.
    Le Journaliste et le Président, Paris, Stock, 2006.
    Combat pour une presse libre. Le manifeste de Mediapart, Paris, Galaade, 2009 (traduit en espagnol par Edhasa; en arabe par Sefsafa).
    Le Droit de savoir, Paris, Don Quichotte, 2013 ; Seuil, « Points », 2014.
    Dire non, Paris, Don Quichotte, 2014; Seuil, « Points », 2015.
    Pour les musulmans, Paris, La Découverte, 2014 ; La Découverte/Poche, 2016 ; nouvelle édition augmentée, La Découverte/Poche, 2021 (prix Fetkann de la mémoire 2014), (traduit en arabe par Al Doha Magazine; en anglais par Verso).
    La Troisième Équipe. Souvenirs de l'affaire Greenpeace, Paris, Don Quichotte, 2015; Seuil, « Points », 2016.
    Dire nous. Contre les peurs et les haines, nos causes communes, Paris, Don Quichotte, 2016; Seuil, « Points », 2017.
    Voyage en terres d'espoir, Ivry-sur-Seine, Les Éditions de l'Atelier, 2016.
    Le devoir d'hospitalité, Paris, Bayard, 2017.
    La valeur de l'information, Paris, Don Quichotte, 2018; Seuil, « Points », 2019.
    La victoire des vaincus. À propos des gilets jaunes, Paris, La Découverte, 2019, 190 pages.
    La sauvegarde du peuple. Presse, liberté et démocratie, Paris, La Découverte, 2020.
    Tous les films sont politiques. Avec Costa-Gavras, Seuil, « Points », 2021.
    Le Président de trop, nouvelle édition augmentée de La question française, La Découverte-Poche, 2021.
    À gauche de l'impossible, La Découverte, Cahiers libres, 2021.

Recueils

    L'Effet Le Pen (en collaboration avec Alain Rollat), Paris, La Découverte-Le Monde, 1984.
    Mourir à Ouvéa. Le tournant calédonien (en collaboration avec Alain Rollat), Paris, La Découverte-Le Monde, 1988.
    La République menacée. Dix ans d'effet Le Pen (en collaboration avec Alain Rollat), Paris, Le Monde-Éditions, 1992.
    Chroniques marranes, Paris, Stock, 2007.
    Le Président de trop, Paris, Don Quichotte, 2011.

Entretiens

    La Nation à l'épreuve (dialogue avec Alain Finkielkraut), Paris, Éditions du Tricorne-France Culture, 2000.
    Jean-Pierre Mignard et Emmanuel Tordjman, L'affaire Clichy, Paris, Stock, 2006.
    François Hollande, Devoirs de vérité, Paris, Stock, 2006.
    Faut-il croire les journalistes? (entretiens de Philippe Gavi avec Serge July, Jean-François Kahn et Edwy Plenel), Paris, Mordicus, 2009.
    Dialogue avec Benjamin Stora, Le 89 arabe, Paris, Stock, 2011, (ISBN 978-2-2340-7112-4).
    Notre France (conversation avec Farouk Mardam-Bey et Elias Sanbar), Paris, Sindbad/Actes Sud, 2011.

Préfaces et contributions

    à Jean-Pierre Favereau, Blues Outremer, Paris, Contrejour, 1991.
    à Joseph Fouché, Mémoires, Paris, Arléa, 1993.
    à François Maspero, L'honneur de Saint-Arnaud, Paris, Seuil, « Points » 1995.
    à Christine Daure-Serfaty, Lettres du Maroc, Paris, Stock, 2000.
    à Seymour Hersh, Dommages collatéraux, Paris, Denoël, 2005.
    à Des nouvelles de La Fontaine, recueil collectif, Paris, Gallimard, 2007.
    à Robert E. Park, Le journaliste et le sociologue, Paris, Seuil, 2008.
    à Edgar Morin, plans rapprochés, revue Communications, no 82, Paris, Seuil, 2008.
    à Jean-Georges Chali, Vincent Placoly, un créole américain, Fort-de-France, Desnel, 2008.
    à Michel Vinaver, Côté texte / Côté scène, hors série Revue d'études théâtrales, Paris, Presses Sorbonne Nouvelle, 2008.
    à François Maspero et les paysages humains, Lyon, A plus d'un titre/La fosse aux ours, 2009.
    à Rosa, la vie. Lettres de Rosa Luxemburg, choisies et traduites par Anouk Grinberg, Paris, Éditions de l'Atelier, 2009.
    à Yoran Brault, Concevoir et déployer ses sites web avec Drupal, Paris, Eyrolles, 2009.
    à la rédaction de Mediapart, N'oubliez pas! Faits et gestes de la présidence Sarkozy. Décryptage au jour le jour d'une contre-révolution, Paris, Don Quichotte, 2010.
    à Daniel Bensaïd, revue Lignes, no 32, Paris, Nouvelles Éditions Lignes, 2010.
    à la rédaction de Mediapart, L'affaire Bettencourt. Un scandale d'État, Paris, Don Quichotte, 2010.
    à Thierry Ternisien d'Ouville, Réinventer la politique avec Hannah Arendt, Paris, Éditions Utopia, 2010.
    à Pierre Puchot, Tunisie, la révolution arabe, Paris, Galaade, 2011.
    à la rédaction de Mediapart, Finissons-en! Faits et gestes de la présidence Sarkozy (tome 2). Décryptage au jour le jour de la faillite d'un système, Paris, Don Quichotte, 2012.
    à Jean-Noël Cuénod, Quinquennat d'un plouc chez les bobos, Genève, Slatkine, 2012.
    à Patrick Artinian, Visages de France 2012, Ma campagne électorale, Paris, Manitoba / Les Belles Lettres, 2012.
    à Jean-Pierre Vernant Dedans Dehors, revue Le genre humain, no 53, Paris, Seuil / Maison de l'Amérique latine, 2013.
    à Fabrice Arfi, L'Affaire Cahuzac – En bloc et en détail, Paris, Don Quichotte, 2013.
    à Jean Baubérot, Une si vive révolte, Paris, Éditions de l'Atelier, 2014.
    à la rédaction de Mediapart, Qu'ont-ils fait de nos espoirs ? Faits et gestes de la présidence Hollande. Décryptage au jour le jour d'un stupéfiant reniement, Paris, Don Quichotte, 2015.
    à Roberto Scarpinato, Le Retour du Prince, Pouvoir et criminalité, Lille, La Contre Allée, 2015.
    à Fabrice Arfi, La République sur écoute. Chroniques d'une France sous surveillance, Paris, Don Quichotte, 2015.
    à Jean-Michel Le Boulanger, Manifeste pour une France de la diversité, Brest, Dialogues, 2016.
    à María Santos-Sainz, Albert Camus, periodista, Madrid, Libros.com, 2016; Paris, Éditions Apogée, 2019.
    à Costa-Gavras, Costa-Gavras : Intégrale Vol. 1 (1965-1983), Paris, Arte Editions, 2016.
    à Croire, s'engager, chercher, autour de Jean Baubérot, du protestantisme à la laïcité, Belgique, Brepols/EPHE, 2016.
    à la rédaction de Mediapart, Sonnons l'alarme ! Faits et gestes de la présidence Hollande. Décryptage au jour le jour d'une catastrophe annoncée, Paris, Don Quichotte, 2017.
    à Paul Alliès, Le rêve d'autre chose. Changer la République ou changer de République, Paris, Don Quichotte, 2017.
    à Images Singulières, La France vue d'ici, Paris, Éditions de la Martinière, 2017.
    à Daniel Bensaïd, Jeanne, de guerre lasse. Chroniques de ce temps, Paris, Don Quichotte, 2017.
    à Mathieu Magnaudeix, Macron & Cie. Enquête sur le nouveau président de la République, Paris, Don Quichotte, 2017.
    à Costa-Gavras, Costa-Gavras : Intégrale Vol. 2 (1985-2012), Paris, Arte Editions, 2017.
    à Jean Schwœbel, La presse, le pouvoir et l'argent, Paris, Seuil, 2018.
    à Christelle Dormoy-Rajramanan; Boris Gobille et Erik Neveu, Mai 68 par celles et ceux qui l'ont vécu, Ivry-sur-Seine, Les Éditions de l'Atelier, 2018.
    à Greenpeace : une histoire d'engagement, Paris, Les Liens qui Libèrent, 2019.
    à Léon Trotsky, Ma vie, Paris, Éditions du Détour, 2019.
    à Albert Londres, Au Bagne suivi de Adieu Cayenne et Terre d'Ébène, Fort-de-France, Idem éditions, 2019.
    à Joseph Confavreux et Mediapart, Une décolonisation au présent. Kanaky, Nouvelle-Calédonie: notre passé, notre avenir, Paris, La Découverte, 2020.
    à Lisa Fittko, Le Chemin Walter Benjamin116. Souvenirs 1940-1941, Paris, Seuil, 2020.
    à Stéphanie Besson, Trouver refuge. Histoires vécues par-delà les frontières, Grenoble, Glénat, 2020.
    à Bondy Blog, Jusqu'à quand ?, Paris, Fayard, 2020.
    à Édouard Glissant, Patrick Chamoiseau, Manifestes, Paris, La Découverte, 2021.
    à Fabrice Riceputi, Ici on noya les Algériens. La bataille de Jean-Luc Einaudi, Paris, Le Passager Clandestin, 2021.
    à Émile Zola, Paris, Seuil, « Points Classiques », 2021.
    à collectif, Terre d'humanité. Un chœur pour Mimmo, Paris, Le Merle Moqueur, 2022.
    à Marie-Laure Morin, Faire de l'étranger un hôte. L'hospitalité : un droit fondamental, Paris, Syllepse, 2022.

28/05/22 – Société des Architectes _ 130 av du Prado – de 16h à 18h
LES TREIZE PILLARDS
Juan BRANCO

CHANGEMENT D’ADRESSE

On se retrouve à la Société des architectes _ 130 av du Prado – de 16h à 18h.

LES TREIZE PILLARDS
Petit précis de la macronie

Treize pillards

« Ces êtres ne sont pas corrompus : ils sont la corruption », écrivait Juan Branco dans son best-seller Crépuscule. Dans Treize pillards, il donne la synthèse la plus accessible possible des corruptions politiques de nos dirigeants, Emmanuel Macron, Édouard Philippe, Xavier Niel, Benjamin Griveaux, Gabriel Attal, Arnaud Lagardère, Bruno Roger-Petit, Anne Lauvergeon, Thierry Breton, Martin Hirsch, Fabrice Fries… En treize chapitres explosifs, il expose les manipulations et l’avidité de ceux qui nous gouvernent.

Une plongée sidérante dans le revers de notre démocratie.

Juan BRANCO est né en 1989 à Estepona, en Andalousie. Élève à l’école Alsacienne, diplômé à Science-Po Paris puis à l’ENS en droit et en philosophie, il est aujourd’hui avocat et conseiller juridique, notamment de WikiLeaks et de Julian Assange. Il est l’auteur au Diable vauvert de Crépuscule, vendu à plus de 100 000 exemplaires, La République ne vous appartient pas : Discours à Polytechnique, Abattre l’ennemi et Treize pillards.

Publications

    Réponses à Hadopi, suivi d'un entretien avec Jean-Luc Godard, Paris, Capricci, 2011133.
    De l'affaire Katanga au contrat social global : un regard sur la Cour pénale internationale, Paris, Institut universitaire Varenne, 2015134.
    L'Ordre et le Monde : critique de la Cour pénale internationale, Paris, Fayard, 2016135.
    D'après une image de Daesh, Paris, Éditions Lignes, 2017136.
    Contre Macron, Paris, Éditions Divergences, 2019137.
    Crépuscule, Paris, Au diable vauvert, 2019138.
    Assange - l'antisouverain, Paris, Éditions du Cerf, 2020, 493 p. (ISBN 978-2204133074)139.
    La République ne vous appartient pas : Discours à polytechnique, Paris, Au diable vauvert, 2020, 110 p. (ISBN 979-10-307-0379-5)
    Abattre l'ennemi, Éditions Michel Lafon, 2021140.
    Treize pillards, Paris, Au diable vauvert, 2022, 112 p. (ISBN 979-10-307-0507-2)
    Luttes, Michel Lafon, 2022.

09/04/22 – Alcazar 58 cours Belsunce – de 14h à 16h
MAUDIRE LA VILLE
Cesare MATTINA et Nicolas MAISETTI – Sociologie

Un scandale de corruption, des élus accusés de clientélisme, de favoritisme, d'affairisme, de liens avec le crime organisé… La scène se passe-t-elle n’importe où ? Pas forcément, car il y a des villes où ces dénonciations sont plus fréquentes qu’ailleurs, des villes maudites qui finissent par avoir une mauvaise réputation.

Cet ouvrage analyse les mises en accusation des phénomènes d’improbité publique qui se prolongent dans une stigmatisation de certaines villes ainsi considérées comme corruptrices et corrompues. Il explore différentes époques (depuis la fin du XIXe siècle à nos jours) et plusieurs espaces européens et nord-américains : les villes étasuniennes des machines politiques (New York, Boston, Chicago), Glasgow au Royaume-Uni, Montréal au Canada, Naples en Italie, Marseille en France. Un traitement spécifique est réservé à cette dernière avec 4 chapitres qui saisissent l’invention et la consolidation de sa mauvaise réputation sur une très longue durée.
http://Maudire la ville - Septentrion 2021

Cesare Mattina est sociologue au Centre Méditerranéen de sociologie, science politique et histoire (MESOPOLHIS) d’Aix-Marseille Université-CNRS.

Nicolas Maisetti est politiste au Laboratoire Techniques, Territoires et Sociétés (LATTS) de l’Université Gustave-Eiffel à Paris-Est.

05/03/22 – 58 cours Belsunce – De 17 heures à 19 heures
Les lendemains chanteront-ils encore ?
Robert Guédiguian & Christophe Kantcheff

À travers ce livre qui porte un titre en forme d’espoir, sans certitude sur l’avenir, Robert Guédiguian développe sa vision du monde, sa critique du capitalisme et sa conception de l’être humain. Il le fait sur la base de ce qu’il nomme « ses intuitions documentées », convoquant sa biographie, son expérience professionnelle et civique, ses lectures croisant les grands textes de la littérature et les sciences humaines, le tout avec humour. Il revient également sur le quinquennat qui arrive à son terme, sur le mouvement des Gilets jaunes, sur la crise du Covid-19, ou encore sur un sujet qui lui est particulièrement cher : la situation de la gauche.
Ayant fondé sa vie sur le collectif, il a conçu Les Lendemains chanteront-ils encore ? comme un acte de transmission et une adresse aux personnes de bonne volonté. Homme de conviction et d’engagement, Robert Guédiguian livre cette parole libre et nécessaire au fil d’un dialogue avec Christophe Kantcheff, avec lequel il partage une complicité de longue date.
Pour la première fois, Robert Guédiguian expose son horizon politique dans un livre où conviction et passion se mêlent pour esquisser des lendemains plus enthousiasmants…

Les lendemains chanteront-ils encore ?

Robert Guédiguian en dialogue avec Christophe Kantcheff

18/02/22 – Bibliothèque de l’Alcazar – 58 cours Belsunce
Une philosophie de la rencontre
Yves PILLANT – Philosophie

La modernité s’essouffle tant la considération de l’Homme indépendant, autonome, volontaire et décideur a montré ses excès de maîtrise et ses failles. Y aurait-il un autre commencement que la conscience et le savoir ? Ne sommes-nous pas rencontres ? Mais alors tout ne part plus de moi ; il y va de l’autre. La première partie tente d’élaborer une phénoménologie de la rencontre. Mais la rencontre se limite au face à face. Pourrait-elle nous emmener au-delà jusqu’à une reconsidération de la justice, de la politique, de la société ? La seconde partie présente une articulation entre ces dimensions de notre réalité commune. La rencontre serait alors ce qui permet de penser une société qui n’absorbe rien de nos singularités, et d’envisager la dimension politique à l’endroit d’une vulnérabilité partagée.

Yves PILLANT
Docteur en Philosophie
École doctorale : Cognition, Langage, Éducation

Thèse : Une politique de la vulnérabilité est-elle « pensable » ?
Unité de recherche : Institut d’Histoire de la Philosophie.


Consultant. : Accompagnement des structures sociales et médico- sociales dans leurs évolutions
Responsable de formation : Responsable développement. Chef de projet : Responsable du laboratoire de recherche en travail social, Institut Méditerranéen de Formation

Production scientifique
• Inclusion, jeux de mots ou nouveau paradigme pour l’’action sociale ?
Revue Ergologia n° 12 décembre 2014
Yvanne Troussier. Alvaro Casas. Yves Pillant
http://www.ergologia.org/revue-ergologia.html
• Social action in France : issues and development
Transnational Social Work and Social Welfare. Routledge, London and New York, 2016
Yves Pillant, Nathalie Jami, Nathalie Segura
• L’ingénierie à l’épreuve de l’international
Conférence européenne EASSW Paris Descartes 2017
Yves pillant
• Plaidoyer pour une société des singularités
Les Cahiers de l’actif n°478/479 2016
Yves Pillant

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Confinement et l’après – Agora – Radio Galère

Des invités confinés livrent leurs remarques et impressions sur la vie et le travail pendant cette période
Société
{26/04 au 28/06/20}

  • Rentrée scolaire post-confinement – Upop Agora
  • La police des émotions – Upop Agora
  • Les effets psychologiques du confinement
  • Le télétravail
  • La culture atteinte par le Covid
  • Décrochage scolaire
  • L’agriculture urbaine à Marseille

Reportée
Genre et positions idéologiques

Julie Abbou 14/03/20

Genre et positions idéologiques

Agir sur la langue pour agir sur le monde
Résumé : La dimension agissante de la langue sur le monde entraîne avec elle, comme un appel d'air, l'action sur la langue elle-même, et l'action sur la langue n'est jamais loin de se faire action politique.
ingénieure de recherche ILCB 
(Institute of Language and Communication and the Brain)

22/02/20
Un monde d’expulsés

Jean-Pierre Cassarino

Un monde d’expulsés
A l’heure où les États proclament haut et fort le besoin de renforcer la coopération en matière d’expulsion des étrangers en situation irrégulière, il est nécessaire de s’interroger sur leurs motivations. « Un monde d’expulsés » propose une autre réflexion allant au-delà du caractère coercitif de l’expulsion appliquée aux seuls étrangers. L’exposé postule que si la réglementation des migrations internationales est productrice de coercition vis-à-vis des étrangers, elle peut également être reproductrice d’inégalités sociales, d’incertitudes professionnelles et de vulnérabilités économiques dans nos sociétés contemporaines, plus particulièrement dans un contexte de déréglementation accrue des politiques du marché du travail, en Europe comme ailleurs. Comment comprendre ce monde d’expulsés ?

Jean-Pierre Cassarino, titulaire de la chaire « Migration Studies » à l’IMéRA (Marseille), est docteur en science politique. Il enseigne également au Collège d’Europe (Varsovie, Pologne) où il dirige l’Académie sur les Migrations Internationales.

07/02/20
Se défendre

Elsa Dorlin

Conférence-débat avec Elsa Dorlin
de 17h à 19h
Bibliothèque de l'Alcazar
58 cours Belsunce Marseille 1er
 Se défendre Une philosophie de la violence

En 1685, le Code noir défendait « aux esclaves de porter aucune arme offensive ni de gros bâtons » sous peine de fouet. Au XIXe siècle, en Algérie, l’État colonial interdisait les armes aux indigènes, tout en accordant aux colons le droit de s’armer. Aujourd’hui, certaines vies comptent si peu que l’on peut tirer dans le dos d’un adolescent noir au prétexte qu’il était « menaçant ».
Une ligne de partage oppose historiquement les corps « dignes d’être défendus » à ceux qui, désarmés ou rendus indéfendables, sont laissés sans défense. Ce « désarmement » organisé des subalternes pose directement, pour tout élan de libération, la question du recours à la violence pour sa propre défense.
Des résistances esclaves au ju-jitsu des suffragistes, de l’insurrection du ghetto de Varsovie aux Black Panthers ou aux patrouilles queer, Elsa Dorlin retrace une généalogie de l’autodéfense politique. Sous l’histoire officielle de la légitime défense affleurent des « éthiques martiales de soi », pratiques ensevelies où le fait de se défendre en attaquant apparaît comme la condition de possibilité de sa survie comme de son devenir politique. Cette histoire de la violence éclaire la définition même de la subjectivité moderne, telle qu’elle est pensée dans et par les politiques de sécurité contemporaines, et implique une relecture critique de la philosophie politique, où Hobbes et Locke côtoient Frantz Fanon, Michel Foucault, Malcolm X, June Jordan ou Judith Butler.
 En 2004, Elsa Dorlin soutient la thèse de philosophie Au chevet de la Nation : sexe, race et médecine : XVIIe-XVIIe siècles à l'Université Paris-Sorbonne1. De 2005 à 2011, elle est maître de conférences en histoire de la philosophie, histoire des sciences, à l'UFR de philosophie de l'université Panthéon-Sorbonne.  
Elle est élue professeure des universités en 2011: elle enseigne la philosophie politique et sociale à l'université Paris-VIII.
En 2009, elle reçoit la médaille de bronze du CNRS (section 35) pour l'ensemble de ses travaux sur la philosophie et le genre et l'épistémologie féministe.
En 2018, elle reçoit pour son livre Se Défendre. Une philosophie de la violence, le prix Frantz Fanon de la Caribbean Philosophical Association

25/01/20
Kropotkine et l’économie par l’entraide

Renaud Garcia

Conférence-débat avec Renaud Garcia
de 17h à 19h
Bibliothèque de l'Alcazar
58 cours Belsunce Marseille 1er

La crise écologique actuelle réactive divers discours sur l’effondrement inévitable de la société capitaliste. Ces discours, qui en réalité n’ont rien de bien neuf, cherchent notamment à promouvoir une culture de l’entraide pour entrer dans une période de tempêtes. Ce faisant, ils retrouvent certaines des intuitions d’un des grands théoriciens de l’anarchisme, le géographe russe Pierre Kropotkine (1842-1921). Mais si l’on se penche vraiment sur l’œuvre politique et scientifique de ce penseur, auteur du livre L’Entraide, on découvrira bien plus qu’une simple apologie de la coopération. Par sa vision globale d’une réciprocité entre les espèces et leur milieu vital, par sa réflexion sur le contexte urbain et par ses propositions économiques, Kropotkine a exposé, voici un siècle, les éléments d’un socialisme anarchiste précurseur d’une écologie sociale (et non simplement institutionnelle). C’est à le relire et à pratiquer les pistes que son œuvre dessine que nous invite cette conférence »

Renaud Garcia est enseignant de philosophie en lycée, et "animal politique". 
Il poursuit des recherches sur l'anarchisme, le socialisme et l'écologie politique; plusieurs études et traductions sur Kropotkine.
Dernier essai paru : 
Le sens des limites. Contre l'abstraction capitaliste (L'Echappée, 2018).
Membre de la revue d'étude et d'expression anarchiste Réfractions
et du collectif de l'Appel de Beauchastel contre l'école numérique.

18/01/20
Quand la forêt brûle

Joëlle Zask

Quand la forêt brûle Penser la nouvelle catastrophe écologique
« Le phénomène des mégafeux agit comme un révélateur de notre rapport à la nature. »

Conférence-débat avec Joëlle Zask
de 14h à 16h30
Bibliothèque de l'Alcazar
58 cours Belsunce Marseille 1er

Joëlle Zask enseigne au département de philosophie de l’université d’Aix-Marseille. Spécialiste de philosophie politique
Elle étudie les enjeux politiques des théories de l’art et de la culture. Elle est l’auteure de divers ouvrages dont « Art et démocratie », « Participer et Outdoor Art », « Quand la forêt brûle »  ainsi que de traductions et de présentations du philosophe pragmatiste John Dewey

29-30 nov.2019
Colloque « Les murs »

Les murs : parlons-en !

Trente ans après la chute du mur du Berlin, d’autres murs restent présents dans le monde : ils sont des mémoires, des témoins et des espaces d’expression citoyenne, artistique et populaire, d’une actualité brulante. Durant deux journées, chercheurs, journalistes, philosophes, artistes et étudiants interrogeront avec le public l’histoire, l’actualité, l’avenir, des murs qui abritent, encerclent, protègent, séparent, cachent, s’écroulent, racontent.

Conférencier·es :

Conférencier·es :
Claire Calogirou : Le mur de Berlin au Mucem 
Béatrice Nuselovici : Le mur de Berlin aujourd'hui 
Marina Sanchez : Le Mur de la Méditerranée 
Pierre Ciot : Le mur de la Plaine 
Danièle Larcena : Le mur de la peste 
Bernard Descales : Des murs dans la ville 
Simon Rico : D'un mur aux autres 
Zoé Carle :  Slogans et graffitis contestataires en Méditerranée 
Suzel Roche  : Les vestiges des calanques 
Philosophes publics : La frontièrisation des corps 
Joke : Les murs, espace d'expression citoyenne 
Coline Charbonnier : Les grapheurs palestiniens face au mur israélien 
Dario Caruso : Inscriptions et graffitis 
La Roue des Philosophes publics Sur l'esplanade
Richard Campana : Les espaces d'expression 
Lapsus Numérique : Ainsi parlaient les murs 
Philosophes publics : La prison 
Philosophes publics : Le mur métaphore ambiguë 
Tous les intervenant·es : Discussion évaluation Clôture
Conférences-débats
Vendredi 29 et samedi 30 novembre 2019 9h30 à 17h30
Mucem - I2MP Entrée libre sur inscription à i2mp@mucem.org


 Claire Calogirou
Ethnologue, chercheur associée au Mucem et à l’Idemec/MMSH

La patrimonialisation du mur de Berlin au Mucem

Résumé
Le mur de Berlin revêt une signification forte pour les collections du musée ; signification double, car il intéresse à la fois la collection graff et l’axe - ville - du musée:
La ville :
Berlin, ville bombardée puis occupée par les forces alliées en 1945, a été partagée entre les deux blocs est et ouest puis coupée par un mur le 15 août 1961 jusqu’à cette date que nous avons tous gardée en mémoire, le 9 novembre 1989. Nombreux ont été les Berlinois qui laissèrent leur vie en tentant de passer à l’ouest. Le musée du Check Point raconte cette histoire. Ce thème de ville coupée pour des raisons politique, nationaliste, religieuse n’est pas restée unique en Europe et Méditerranée, on pense à Nicosie, à Mostar, à Jérusalem…et constitue un sujet important pour le musée.
La ville de Berlin conserve cette mémoire, par le musée du Check Point, donc, mais aussi par le musée de la Stasi et celui consacré à la vie à Berlin est.
Le mur est un symbole matériel de cette période. L’ensemble a été démoli, une partie a été conservée, East Side Gallery.
Le graffiti
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C’est dire combien pour les graffeurs, ce mur fait partie de l’histoire européenne. Ils y ont posé des graffiti, simples tags ou fresques, signatures ou messages politiques et revendicatifs ; ils se plaisent à voir sur East Side Gallery, les signatures des anciens.
D’autre part, des graffeurs berlinois racontent qu’à la chute du mur, les Berlinois de l’est, comme l’Europe de l’est, ont découvert le graffiti. Aujourd’hui, cette galerie fait partie de la promenade sur la berge de la rivière Spree, ce qui n’était pas encore le cas lorsque je m’y suis rendue avec des graffeurs parisiens en 2005.


En préalable, mon exposé présentera le contexte de la campagne de recherche-collecte dans laquelle s’inscrit l’acquisition du pan du mur de Berlin, puis le cheminement de la patrimonialisation au Mucem. Il mettra en évidence le statut conféré par son entrée dans les collections du musée, les thématiques dont il est support de discours. Il reviendra également sur son exposition dans la Galerie de la Méditerranée, dans la section Citoyenneté et droits de l'Homme au Mucem de 2013 à 2016.
Béatrice Nuselovici (Gonzalés-Vangell) agrégée d’allemand et titulaire d’un doctorat en lettres et civilisation germaniques, auteur de nombreux ouvrages. 
Elle a vécu 23 ans à Berlin.
En novembre 1989, les Berlinois de l’ouest de la ville exprimaient leur crainte de voir ce territoire qui était un espace de liberté, livré à la bureaucratie de Bonn. D’autres ennemis la guettaient : le tourisme de masse et la spéculation immobilière. Que devient le mur de Berlin aujourd’hui ?
http://www.lamarseillaise.fr/culture/patrimoine/77422-le-sudwall-cet-encombrant-heritage-de-l-occupation

22-23.nov.2019
1er congrès mondial

Vers une société du partage des savoirs

1er congrès mondial pour le partage des savoirs

Vers une société du partage des savoirs

Salle Bleue – La Marseillaise – 19 cours Honoré d’Estienne d’Orves – Marseille 1er

En France, en Europe ou dans le monde, les combats contre les politiques néolibérales dans l’Enseignement supérieur et la Recherche (ESR), et plus largement dans l’Éducation, se multiplient. Tout à la fois locaux et universels, variés mais convergents, ils manifestent la montée de nouvelles visions du monde et de nouveaux rapports de force contre les oligarques du tout-marché et ils portent en eux la construction d’une société du savoir pour tous, post-capitaliste et post-productiviste.

Vendredi 22 novembre de 14h à 18h

Qu’est que la future société du partage des savoirs, de tous, par tous, et pour tous ? Quels en sont les fondements philosophiques, politiques, sociaux, moraux ? De quels penseurs, de quelles expériences historiques sommes-nous les héritiers et comment les rendre contemporains ? Comment les savoirs, libres et partagés dans et hors les murs des institutions existantes, font partie de l’aspiration individuelle et collective à une démocratisation profonde et tous azimuts de la démocratie pseudo-représentative, à un dépassement de la société capitaliste-productiviste ?

Samedi 23 novembre de 9h à 12h30

Où en est-on, aujourd’hui, de cette société à venir ? Que nous raconte, en France, en Europe ou dans le monde, la montée d’une intelligence citoyenne, qu’elle se manifeste dans les programmes politiques, les projets syndicaux ou associatifs, les expériences alternatives locales ? Quel bilan peut-on en tirer ? Quels en sont les limites et les bienfaits, les pièges et les espoirs ?

Samedi 23 novembre de 14h à 18h

Comment avancer, demain, vers cette société ? Comment ne pas rester chacun dans son coin ? Quels liens construire entre toutes les acteurs de cette société du partage des savoirs, qu’il s’agisse de liens locaux, régionaux, nationaux ou internationaux ?, Quel rôle peut-y jouer la toute jeune IDST, avec bien d’autres collectifs ? Quelles idées, quelles actions fédératrices mettre en œuvre à l’issue de cette rencontre ?

La plus large part sera laissée à l’échange et au débat

Informations pratiques