Galeries

30/01/23 – 130 av du Prado
La fraude scientifique de l’antiquité à nos jours
Caroline Strube – Sciences

La fraude scientifique de l’antiquité à nos jours.

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L’histoire des sciences fourmille d’erreurs plus ou moins conscientes, de fraudes avérées et d’impostures. Certaines des plus anciennes ,qui ont été commises par d’illustres savants, ont conduit à des avancées scientifiques majeures et incontestables ; mais d’autres, plus récentes, ont pu troubler des décisions publiques, propager de fausses idées, et même aboutir à des décès qui auraient pu être évités.

Caroline Strube
Chercheure CNRS, laboratoire de neurosciences cognitives, membre de la mission intégrité scientifique du CNRS

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23/01/23 – 61 La Canebière
Liberté et propriété
Alain TRANNOY – Économie

Depuis la Révolution Française, la liberté signifie aussi la liberté de posséder et donc de posséder la terre et le bâti. La Révolution Française a ainsi sanctifié la notion de propriété privée qui est gravée dans le marbre dans la constitution. Pourtant, la propriété privée du sol ne va pas de soi parce que c’est une ressource naturelle. Alors que la terre urbaine est très chère et représente 1/3 de la richesse nationale, son appropriation privée soulève un certain nombre de difficultés qui seront développées dans l’exposé 

Alain Trannoy Directeur d’étude à l ‘École des hautes études en sciences sociales (EHESS) Docteur d’État en Économie Président de l’Association Française de Sciences Économiques (AFSE) 2015-2016 Directeur de l’AMSE (Aix-Marseille School of Economics) 2011-2017 Membre du Conseil d’analyse économique (CAE) 2012-2016

21/01/23 – Bibliothèque de l’Alcazar-58 cours Belsunce
TOUS CEUX QUI TOMBENT
Jérémie FOA – Histoire

Tous ceux qui tombent
Visages du massacre de la Saint-Barthélemy

Fin août 1572. À Paris, des notaires dressent des inventaires après décès, enregistrent des actes, règlent des héritages. Avec minutie, ils transcrivent l’ordinaire des vies au milieu d’une colossale hécatombe. Mais ils livrent aussi des noms, des adresses, des liens.
Puisant dans ces archives notariales, Jérémie Foa tisse une micro-histoire de la Saint-Barthélemy soucieuse de nommer les anonymes, les obscurs jetés au fleuve ou mêlés à la fosse, à jamais engloutis. Pour élucider des crimes dont on ignorait jusqu’à l’existence, il abandonne les palais pour les pavés, exhumant les indices d’un massacre de proximité, commis par des voisins sur leurs voisins. Car à descendre dans la rue, on croise ceux qui ont du sang sur les mains, on observe le savoir-faire de la poignée d’hommes responsables de la plupart des meurtres. Sans avoir été prémédité, le massacre était préparé de longue date – les assassins n’ont pas surgi tout armés dans la folie d’un soir d’été.
Au fil de vingt-cinq enquêtes haletantes, l’historien retrouve les victimes et les tueurs, simples passants ou ardents massacreurs, dans leur humaine trivialité : épingliers, menuisiers, rôtisseurs de la Vallée de Misère, tanneurs d’Aubusson et taverniers de Maubert, vies minuscules emportées par l’événement.

Prix de la Contre-Allée 2022
Prix Lycéen du livre d’Histoire de Blois 2022
Prix Histoire du Festival Protestant du Livre 2022
Prix de l’Académie des Sciences, Lettres et Arts de Marseille 2022

Jérémie FOA est maître de conférences HDR en histoire moderne à Aix-Marseille université (laboratoire TELEMMe). Il a récemment publié, avec Pochep, Sacrées guerres. De Catherine de Médicis à Henri IV (« Histoire dessinée de la France », La Revue Dessinée/La Découverte).

09/01/23 – 61 La Canebière
Qu’attendre de la prison ?
Rosmini, Tefas, Rajel – Philosophie

Depuis 2015, les Philosophes Publics ont régulièrement animé des ateliers réflexifs en prison, tout d’abord auprès de détenus (femmes, hommes, mineurs), puis de surveillants et, depuis peu, en réunissant ces deux types de publics. Cette expérience collective, particulièrement riche et intense, a bien sûr suscitée au sein du collectif de nombreux questionnements. Ces derniers portent notamment sur les finalités qu’on peut attribuer à la prison, tant du point de vue de l’individu incarcéré que de la société toute entière. Plus nous intervenons en détention, et plus les attentes envers cette institution nous semblent discutables, incertaines, voire contradictoires. Par ailleurs, se demander ce qu’on peut « attendre de la prison », c’est aussi s’interroger sur ses nécessaires transformations. Rappelons que la France a été condamnée plusieurs fois par les instances européennes en raison de l’état de ses établissements pénitentiaires, et que la plupart des personnes qui y séjournent en sortent dans une situation (sociale, psychologique, etc.) pire que lorsqu’ils y entrent.

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Ce débat sera animé par deux membres du collectif et par quelqu’un qui a connu l’incarcération, et qui en est sorti profondément transformé. Son témoignage, ainsi que les retours d’expériences des ateliers philosophiques organisés aux Baumettes et à l’Établissement Pénitentiaire des Mineurs, serviront de point de départ à la discussion.

Redwane Rajel a découvert le théâtre en prison , ce lui à donné l’occasion de jouer 3 fois au festival In d’Avignon dans des pièces mises en scène par Olivier Py , et de devenir comédien professionnel grâce au célèbre auteur et metteur en scène  Joel Pommerat à  sa sortie de prison.

Christian Tefas. Professeur de philosophie et de yoga, Membre du collectif les philosophes publics.

Marc Rosmini. Professeur de philosophie. Membre du collectif les philosophes publics.


QUE POUVONS-NOUS NOUS SOUHAITER POUR 2023 ?





A nous de faire que 2023 soit :
– une année de rencontres, d’échanges, de partage
– une année de protection des plus faibles, des valeurs universelles et de paix.
– une année de réduction des inégalités
– une année de protection de la planète et de notre environnement
Je souhaite que cette année nouvelle vous apporte joie et bonheur, qu’elle préserve votre santé, celle de vos familles et de vos proches, qu’elle écarte de votre chemin, la peine, la douleur et le chagrin.
Bonne et heureuse année 2023.





19/12/22 – 61 La Canebière
LAÏCITÉ CARCÉRALE ET RADICALISATION RELIGIEUSE
Bertrand KACZMAREK – Philosophie




Critiquée pour avoir tenté par le passé de modeler les condamnés, l’institution pénitentiaire a depuis les années 1990 opéré un virage important visant à se garder d’exercer la moindre influence sur les personnes incarcérées. Cette quête de neutralité, si elle la préserve de l’emprise, ne va cependant pas sans poser problème. En refusant d’assumer certaines attentes légitimes existentielles des personnes dont elle a la charge, elle génère un terrain favorable à diverses violences. Le discours religieux radical, porté par une communauté apparemment accueillante, peut alors devenir aux yeux de certains une proposition attrayante pour donner un sens à la peine. Dès lors, l’enjeu est d’esquisser les principes d’une peine qui ne soit pas affaire seulement de procédure juridique, tout en respectant la neutralité à laquelle est tenue l’institution.

Bertrand KACZMAREK
Professeur agrégé de philosophie dans l’académie d’Aix-Marseille
A été directeur adjoint dans plusieurs établissements pénitentiaires de Rhône-Alpes
Titre de sa thèse: Le mythe de la neutralité carcérale.

12/12/22 – 130 avenue du Prado
EN PRISON, DES PAROLES INVALIDÉES AUX RÉCITS POSSIBLES ?
Leïla DELANNOY-AÏSSAOUI – Sociologie

En prison, des paroles invalidées aux récits possibles.

S’intéresser aux récits en prison, c’est regarder la façon dont la réalité s’y trouve énoncée et donc figurée. Quels sont les récits, et qui en sont les producteurs et les destinataires ?

Leïla Delannoy-Aïssaoui nous invite dans cette intervention à réfléchir aux paroles en prison et sur la prison, aux cadres d’intelligibilité qu’elles fabriquent, parfois édifient, à ce que l’organisation des narrations nous fait, et nous indique sur les rapports sociaux.

Comment les représentations du réel se constituent dans la parole émise ? En prison, qui énonce, où et comment ? Quels sont les différents récits qui existent et circulent ?

A partir de recherche-actions menées dans plusieurs secteurs du centre pénitentiaire de Marseille, elle viendra partager ce qu’elle engage comme expérimentations en sciences sociales avec les personnes détenues et les surveillants sur ces questions de récits, de langage et de représentations, pour finalement parler du rapport politique aux personnes privées de liberté. Repenser ce qu’il est possible de faire avec les personnes détenues et les travailleurs en prison, la façon de se tenir ensemble dans un établissement, c’est aller jusqu’à toucher à la demande sociale adressée à la prison, au sens du travail pénitentiaire…au sens de la peine. Parler de la prison dans ce qu’elle soutient ou pas comme énoncé du monde social dans lequel elle est prise et dont elle constitue un pivot.

Leïla Delannoy-Aïssaoui. Docteure en sociologie
Depuis 3 ans, elle mène des recherches-actions au sein de la Direction Interrégionale de l’Administration Pénitentiaire (DISP) de Marseille. Elle travaille actuellement sur différents sujets en particulier : la violence carcérale, le métier de surveillant, la création artistique en prison.

05/12/22 – 61 La Canebière
LIBERTÉ DE LA CIRCULATION DES MARCHANDISES
Thierry LAMBERT – Économie

Les aspects fiscaux de la liberté de circulation des marchandises dans l’Union européenne

Depuis le traité de Rome il est acquis, que pour réaliser le Marché commun, il fallait que la liberté de circulation des marchandises, impliquant la suppression des frontières et la réalisation d’un marché intérieur, soit mise en oeuvre. Ce fut fait, en partie, au 1er janvier 1993 avec un système de TVA intracommunautaire, qui fait que les produits sont imposés non pas dans le pays de fabrication mais dans le pays où ils sont vendus. Le système vient de connaître une évolution notable, depuis le 1er juillet 2021, avec un lieu unique de déclaration pour les entreprises implantées dans différents pays de l’Union européenne. On vient enfin de réaliser, pleinement, le Marché commun.

Thierry LAMBERT
Professeur Aix-Marseille Université
Président de l'institut international des sciences fiscales (2iSF)
Rédacteur en chef de la "Revue européenne et internationale de droit fiscal" (Ed. Bruylant).
Dernier ouvrage "L'impôt dans une économie mondialisée" (Bruylant, 2021)

REGARDEZ

28/11/22 – 130 avenue du Prado
LIBERTÉ ET SOCIÉTÉ DE CONTRAINTE
Renaud GARCIA – Philosophie

Liberté et société de contrainte

Les Calanques, c’est fini. Du moins en saison, pour les téméraires qui, par une inspiration spontanée, auraient aimé se rendre à Sugiton. Durant l’été, il fallait cette année se munir d’un sésame digital (le QR Code) décroché en suivant des procédures numériques, afin d’accéder à la nature. En 2023, l’expérimentation sera pérennisée sur une période plus longue, selon l’administration du Parc, mettant à profit ses partenariats avec les start up marseillaises de la « French Tech ». C’était inéluctable. Dans l’histoire des technologies, rares sont les moments où le provisoire ne s’est pas mué en permanent. Mais l’on s’habitue à tout. Et puis, « si c’est pour protéger », c’est une bonne idée, disent nombre de randonneurs. Notamment ceux qui, alléchés par la carte postale et l’ « attractivité » de notre territoire, ont pris le TGV pour « descendre » à Marseille.

Oui, les habitudes ont été vite prises, qui font bon marché de la spontanéité et de l’aléa, tant que des dispositifs technologiques permettent d’assurer la « protection » et de neutraliser ces irresponsables qui, par leur licence, mettent en péril l’intérêt général. Tel est l’un des argumentaires qui ont déchiré notre société pendant les deux dernières années, d’autant plus à partir de l’obligation vaccinale (dans certaines professions pour sûr, et par défaut afin, pour chacun, de ne pas voir son rayon d’action réduit à presque rien).

En ce sens, nous ne serons jamais quittes du Covid-19. Le prétendu « retour à la normale » peine à masquer le basculement dont la pandémie a été l’occasion : l’emballement de la société de contrainte. Laquelle ne se limite pas au contrôle ou à la surveillance enjeux qui sont le fond de commerce de tous les discours alter-numériques, en faveur d’un Internet éthique, délivré de l’emprise des GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon) ‒, mais constitue un système de pilotage automatisé enserrant l’individu de telle sorte qu’il ne puisse que réagir, après coup, au fait accompli technologique. Demandez, pour des exemples ordinaires, aux usagers de la SNCF et de la Poste confrontés à la fermeture des guichets ou des bureaux, aux patients sommés de réserver leur « rendez-vous » médical par Doctolib, ou à tous ceux qui n’ont pas su comment s’opposer à la constitution de leur Espace Numérique de Santé.

Avant de penser, nous arpentons le monde vécu, théâtre de nos expériences familières. Le particulier d’abord, le général ensuite. Chacun peut enquêter là où il vit, autour de ce à quoi il tient, pour élucider en définitive la trajectoire globale de notre société. Ainsi, pour les amoureux de la nature et de la liberté, ce qui se révèle à travers l’accès machinal aux Calanques, c’est la logique du techno-capitalisme (autrement dit, l’accumulation du capital motorisée par l’innovation technologique) pour laquelle rien ne doit excéder la procédure autorisée. Cette logique s’oriente vers un état que certains bons esprits avaient pressenti dès avant la Seconde Guerre mondiale : le monde fini. C’est-à-dire achevé, totalement administré, semblable à une cage d’acier où nous autres, animaux imprévisibles, fonctionnerions comme des rouages. Chacun tournant à vide dans une aire délimitée, en échange de la sécurité du dispositif.

On n’en est pas là, diront les optimistes d’un ton railleur. Mais si nous avions interrogé les promeneurs calanquais il y a trois ou quatre ans, peut-être se seraient-ils récrié contre une atteinte insupportable à leur liberté. Se pourrait-il, une pandémie plus tard, que la liberté pèse trop lourd à beaucoup ? Dans un monde entraîné par la fuite en avant, on n’en est bientôt plus là.

S’ils devaient revenir parmi nous, les philosophes qui, à travers l’histoire, ont soutenu que l’homme est né libre et jaloux de sa « franchise », s’expliqueraient sans doute avec peine le moment malencontreux que nous traversons. Ils ne laisseraient pas de s’étonner que, sous les cryptogrammes des QR Codes, le goût de la liberté soit devenu obsolète. C’est à le sauver de l’oubli que la réflexion de cette soirée sera consacrée.

Renaud Garcia enseigne la philosophie au lycée et s’efforce d’appliquer le principe du refus de parvenir. Ses recherches portent principalement sur l’anarchisme, la critique sociale et la décroissance. Il a récemment publié Pierre Kropotkine ou l’économie par l’entraide (Le Passager clandestin, 2014) et La Nature de l’entraide (ENS éditions, 2015), Le Désert de la critique, Déconstruction et politique (L’échappée, 2015)

21/11/22 – 61 La Canebière
Sommes-nous libres de sourire ?
Mary AMOYAL – Langage

Qu’est-ce que le sourire apporte à la communication entre humains ? Existe-t-il différents types de sourires ? Utilise-t-on le sourire de manière systématique et universelle ? Cette conférence apportera quelques éléments de réponses à ces questions.

Les études en gestuelle s’intéressent principalement aux rôles des gestes des mains dans l’interaction mais peu d’études analysent le rôle du sourire. Nous ferons le parallèle entre ce que nous savons du rôle des gestes manuels dans l’intercompréhension entre locuteurs et nos connaissances sur le sourire. Cette expression faciale extrêmement présente dans nos interactions quotidiennes sera analysée et décrite au moyen d’outils utilisés en sciences du langage. Nous présenterons notamment un logiciel de détection automatique des sourires développé pour les besoins de nos études. Nous discuterons du rôle et des régularités d’apparition du sourire dans la conversation tout en détaillant l’effet de la relation entretenue par les interlocuteurs sur l’utilisation de leur sourire.

Mary Amoyal
Docteure en sciences du langage 
Attachée Temporaire d'Enseignement et de Recherche
Département des Sciences du langage
Laboratoire Parole et Langage (CNRS / UMR 7309)

Publications sur HAL : mary-amoyal
Linkedin : https://www.linkedin.com/in/mary-amoyal

14/11/22 – 130 avenue du Prado
Liberté et accueil des gens du voyage
William ACKER – Droit

L’accueil des gens du voyage, entre discriminations spatiales et environnementales

Depuis des décennies la question de l’accueil des « gens du voyage » est au centre de crispations politiques et d’expressions racistes aux multiples visages. William Acker s’est penché sur une des manifestations géographiques de ce rejet : la localisation des aires d’accueil. Ces espaces dédiés et obligatoires, tant pour les gens du voyage que pour les communes de plus de 5000 habitants, font l’objet de localisations bien spécifiques entre relégations urbaines et nuisances environnementales. Pour l’auteur, ce travail d’inventaire est avant tout une documentation du « racisme visible par satellite » et répond à l’adage tant entendu parmi ses proches : si tu ne trouves pas l’aire, cherche la déchetterie.

William Acker est juriste et issu des communautés dites des « gens du voyage ».
Depuis 2019, il mène et participe à plusieurs projets de recherche en lien avec les politiques publiques d’accueil des gens du voyage, la lutte contre l’antitsiganisme (la voix des Rroms et ERGO Network) et la documentation des pratiques professionnelles des femmes d’origine romani (Mucem).

07/11/22 – 61 La Canebière
Anarchismes
Gabrielle SCARABINO, Morgane BASCAULE, Maïssa FALHA – Philosophie

Anarchismes 

Les courants de pensée se réclamant de l’anarchisme sont si divers que le « s » final semble requis, ne serait-ce que pour interroger la possibilité d’unifier la diversité des pensées critiques du commandement et des pratiques tentant d’expérimenter une vie sociale sans pouvoir hiérarchique. N’est-il pas pour le moins étrange que l’anarchisme reste communément associé à la liberté effrénée de chacun.e alors même qu’il se définit avant tout comme absence de domination, ceci ne pouvant que supposer l’attachement à une organisation sociale capable d’instaurer et maintenir une liberté collective ?  
A l’heure d’une démocratie en crise et d’un Etat inféodé à des logiques économiques, la question d’une politique non étatique se pose avec acuité. A l’heure où trouver des modes de vie compatibles avec la poursuite de la vie sur terre se fait urgent, la question des ancrages locaux et des justes échelles de décisions citoyennes se fait jour. 
Penser la pluralité des anarchismes, c’est emprunter des pistes théoriques aussi bien philosophiques, anthropologiques et psychologiques que strictement politiques ou historiques. La nécessité sociale et écologique de sortir du gigantisme de systèmes aliénants et délétères de production, de consommation et d’échange ne passe-t-elle pas par la capacité de discussion, de décision et d’organisation collectives afin que la liberté ne soit pas celle des seuls riches et puissants de ce monde ? 
L’invitation sera faite d’explorer ensemble gouvernementalités situées, municipalisme libertaire, existences communales, démocratie réelle et autres voies anarchistes susceptibles de faire germer quelques futurs désirables.
 

Morgane Bascaule, Maïssa Falha, Gabrielle Scarabino, sont professeures de philosophie, membres du collectif Les Philosophes publics

31/10/22 – 130 avenue du Prado
Citoyenneté et numérique
Marco CAPPELLINI – Langage

Citoyenneté et numérique
Infox, économie de l’attention et autodéfense numérique

Qu’est-ce qu’une infox ? Qu’est-ce que la post-vérité ? Comment ces phénomènes affectent-ils notre manière de vivre ensemble et notre citoyenneté ? Dans notre conférence nous proposerons des éléments de réponse à ces questions en partant de l’examen d’un exemple concret : le pizzagate et plus largement le mouvement QAnon (Wu Ming 1, 2021). Dans un premier temps, nous analyserons comment la désinformation ayant amené à cet épisode a été construite avec des procédés textuels et selon des logiques sémiologiques relevant de l’émotivité (Lorusso, 2018). Dans un deuxième temps, nous montrerons comment la désinformation s’est diffusée sur différents sites web de réseautage social, d’une part y compris en s’appuyant sur le modèle économique de ces plateformes, d’autre part en pointant des biais cognitifs qui propulsent certains types d’information en ligne en leur donnant un caractère viral (Bronner, 2021). Des pistes d’autodéfense numérique seront également abordées. Après avoir exploré cet exemple, nous réfléchirons à comment ces dynamiques ont un impact sur la citoyenneté dans sa dimension numérique.

Marco Cappellini est Maître de Conférences HDR en Didactique des Langues et Cultures – Directeur du Centre de Formation et d’Auto-Formation en Langues – Co-Responsable de l’équipe Interactions du Laboratoire Parole & Langage – Vice-président Recherche de l’association RANACLES – Membre élu du General Council de UNICollaboration

17/10/22 – 130 avenue du Prado
Histoire du fascisme
Stéphane RIO – Histoire

Le fascisme est le nom que le mouvement et le régime de Mussolini se sont donné. Le terme provient de la fondation après la Première Guerre mondiale, par Mussolini, du mouvement « Fasci italiani di combattimento » (« faisceaux italiens de combat »), à l’origine des termes « fasciste » et « fascisme ».

L’histoire de l’Italie fasciste, couramment désignée en Italie sous le terme de double décennie fasciste (ventennio fascista) ou simplement double décennie (ventennio), comprend la période de l’histoire du royaume d’Italie qui va de la prise du pouvoir par Benito Mussolini en 1922 jusqu’à la fin de sa dictature le 25 juillet 1943.

Par extension, on associe à cette définition toute la période de l’histoire de l’Italie qui va de la fin de la Première Guerre mondiale jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale (1918-1945) ou la période allant de 1925, lorsque le Parti national fasciste est déclaré parti unique, à 1945, avec la dissolution de la République sociale italienne (RSI).

Stéphane Rio
Professeur agrégé  d’histoire 
Professeur d’histoire et géographie au Lycée Saint Charles à Marseille

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10/10/22 – 61 la Canebière
Le nouveau business de la vidéosurveillance
Clément POURÉ & Éda – Sciences

Le nouveau business de la vidéosurveillance

Les caméras de vidéosurveillance dans l’espace public se sont déployées en France pour la première fois à Levallois Perret en 1991. C’est au travers de la loi d’orientation et de programmation relative à la sécurité de janvier 1995 (« LOPSI »), qu’un premier cadre règlementaire est venu les encadrer. Après un lent développement, c’est sous la présidence de Nicolas Sarkozy qu’un décret de 2007 en promeut l’utilisation et généralise leur installation un peu partout en faisant « le choix prioritaire de la vidéosurveillance »

Clément POURÉ est journaliste indépendant et membre du collectif Hors cadre.
Son travail s’intéresse aux questions de numérique et de discriminations. Ses enquêtes portent aussi sur la surveillance.

Eda est informaticienne, membre du collectif La Quadrature Du Net, association de défense des libertés numériques qui coordonne l’initiative de Technopolice, membre administrateur de l’association April qui œuvre pour promouvoir et défendre le logiciel libre.