Archives de catégorie : Sciences

13/04/26 – Mairie 1-7 – 61 La Canebière
IA ou le syndrome de l’Homme diminué
Marius Bertolucci – Sciences politiques

L’intelligence artificielle derrière nos écrans est devenue omniprésente. Ses capacités progressent à un rythme exponentiel dans des domaines que l’on croyait autrefois réservés aux humains, comme l’art, le langage, les relations interpersonnelles ou la science. Les innombrables IA, telles que ChatGPT, DALL-E 2 ou Midjourney, qui sont accessibles au grand public, mettent en lumière les défis d’une cohabitation incessante avec des algorithmes. En sortons-nous indemnes ? L’homme, qui rêvait de se voir « augmenté » grâce à la technique et de s’affranchir des limites liées aux contraintes biologiques, découvre qu’il risque en réalité d’être assujetti à la condition de cybcog (cybernetic cognition), un être dépendant et piloté par l’IA. Les études sont unanimes : notre exposition constante aux IA diminue nos capacités à créer, à apprendre et à penser, altère nos liens sociaux et notre autonomie.

Cet essai, qui tient compte des innovations et des recherches les plus récentes, nous informe sur les potentialités extraordinaires comme sur les dangers de l’IA, et plaide pour un encadrement strict de ses usages.
Marius Bertolucci est maître de conférences en sciences de gestion, spécialisé en gestion publique au sein de l’Institut de management public et gouvernance territoriale (IMPGT) et du laboratoire CERGAM à Aix-Marseille Université. Il est également secrétaire général de la Société de philosophie des sciences de gestion (SPSG). Il est l’auteur de l’essai L’Homme diminué par l’IA (éd. Hermann), récipiendaire du Prix Jacques Ellul 2024.

30/03/26– Mairie 1-7 – 61 La Canebière
Médias et élections
Mathias Reymond – Sciences politiques

Au nom de la démocratie, votez bien !

Au nom de la démocratie, votez bien ! 

Les médias ont orchestré l’essentiel de la dramaturgie politique du second tour des élections présidentielles de 2002 et de 2017. Au débat démocratique qu’ils chérissent tant – et qu’ils piétinent si allègrement –, ils ont préféré asséner leurs leçons de bienséance républicaine, de morale civique et de tactique électorale aux électeurs déviants.
En collaboration avec les communicants politiques, les médias fixent l’agenda électoral, influent sur ce à quoi il faut penser et disposent du pouvoir de consécration (ou de stigmatisation) des candidats. Ce journalisme de prescription des choix électoraux légitimes et d’écrasement des opinions dissidentes, on l’a déjà connu en 1992 et en 2005 avec les référendums sur le traité de Maastricht et sur le Traité constitutionnel européen.
S’ils ne font pas toujours une élection, les médias cherchent à imposer un choix qui semble inéluctable. Le choix des maîtres. En 2002 et 2017, le rappel à l’ordre médiatique de l’entre-deux-tours eut pour fonction d’effacer le désastre du premier tour : « La récréation est finie ! Au nom de la démocratie, votez ! Mais surtout, votez bien ! »
Mathias Reymond
Docteur en sciences économiques, Maître de conférences à l'Université de Montpellier, co-responsable du Master économie-science politique « Gouvernance des Sociétés et des Territoires en Transition »
Co-animateur de l'association Acrimed (Action-Critique-Médias)
Auteur de "Au nom de la démocratie votez bien !" chez Agone

16/03/26– Mairie 1-7 – 61 La Canebière
Sciences et société : quels enjeux démocratiques ?
Erika Riberi – Philo/Sciences

La science influence profondément notre vie quotidienne, de la santé publique à l’environnement.
Elle soulève des enjeux démocratiques majeurs : participation citoyenne, accès à l’information et transparence.
Les controverses récentes, comme le changement climatique ou les vaccins, montrent l’importance du dialogue entre scientifiques et citoyens.
Renforcer la culture scientifique et les instances de concertation permet de mieux associer la société aux décisions.
Cette conférence invite à réfléchir à une démocratie où science et société coexistent de manière responsable et participative.
Erika Riberi 
Enseignante-chercheuse en information-communication à la faculté des sciences d'Aix-Marseille Université.

15/12/25 – Mairie 1-7 – 61 La Canebière
Comment sortir de la Cinquième République ?
Baya Bellanger – Sciences politiques

Comment sortir de la Cinquième République et construire une Première Démocratie.

Qui n’en a pas assez ? Assez du système politique actuel, assez de subir tous les jours des décisions prises par d’autres sans jamais avoir notre mot à dire ?
Surtout quand les dirigeants qui décident de tout pour nous appartiennent aux classes privilégiées. Déconnectés de notre réalité quotidienne, ils prennent des décisions en dépit du bon sens et de l'intérêt général. 
Citoyens impuissants, nous râlons, nous manifestons, nous faisons grève. Mais nous n'avons aucune prise sur les décisions politiques qui affectent quotidiennement nos vies et l’avenir de notre pays. 
Seule la mise en place d’un régime réellement démocratique nous donnerait du pouvoir sur notre destin commun. 
Et si nous, les citoyens, devenions enfin souverains ? Et si nous prenions le pouvoir ? 
Voilà qui pourrait tout changer. Cette conférence est un mode d'emploi vers le pouvoir citoyen.
Baya Bellanger est formatrice et facilitatrice en intelligence collective, journaliste et réalisatrice de documentaires, principalement pour France Télévisions. Dans ses engagements professionnels, associatifs ou citoyens, elle explore depuis de nombreuses années la question de la délibération démocratique et de la reproduction des inégalités et des dominations.
Elle a notamment réalisé "Nous ne sommes rien, soyons tout !" , un documentaire sur l’expérience de démocratie directe des Gilets jaunes de Commercy.
Elle est l'autrice du livre "Gouvernons, de la Cinquième République à la Première Démocratie", paru aux Éditions Massot.

24/11/25 – Mairie 1-7 – 61 La Canebière
Comment se projeter de manière optimiste dans l’avenir ?
Deborah Pardo – Sciences

Nous sommes à l'aube d'un changement de paradigme sociétal majeur. Où les frictions s'élèvent entre ceux qui tiraient bénéfice de l'ancien monde et ceux qui ne s'y projettent pas. Nous sommes alors dans le flou, comme pris dans une tempête. Et qui sont les animaux les mieux adaptés à voler dans les tempêtes ? Les albatros. En tant que spécialiste des albatros, exploratrice polaire, maman hypersensible et entrepreneure en leadership, j'ai mis au point et vous présenterai une méthode pour aider chacun et chacune à trouver son cap d'impact dans l'incertitude : la boussole des Leaders d'Envergure. Avec l'ambition de redonner de l'espoir car sinon à quoi bon ?
Deborah Pardo est docteure en écologie, 
Scientifique à impact
Près de 15 expéditions en arctique et antarctique
Conférencière environnement et leadership
Guide naturaliste en Antarctique
Administratrice du Parc National des Calanques
Élue Top 20 des femmes innovantes, elle fait partie de la prestigieuse Société des explorateurs français.

Déployer sa vie comme un albatros Tana 2025

06/10/25 – Mairie 1-7 – 61 La Canebière
Quel avenir pour la démocratie ?
Ariane Vidal-Naquet – Sciences politiques

Réservations : https://www.helloasso.com/associations/upop-universite-populaire-marseille-metropole/evenements/quel-avenir-pour-la-democratie-ariane-vidal-naquet


La démocratie est aujourd’hui à la croisée des chemins : partout proclamée comme un idéal, elle traverse pourtant une crise de confiance et de représentation. L’abstention croissante, la montée des populismes et la défiance envers les institutions fragilisent ses fondements. Mais cette fragilité ouvre aussi la voie à de nouvelles formes : démocratie participative, consultations citoyennes, usages du numérique et innovations civiques. L’avenir de la démocratie dépendra de notre capacité à élargir la participation, à réduire les inégalités et à relever collectivement des défis globaux comme la transition écologique ou l’intelligence artificielle. Plus qu’un acquis, la démocratie reste un projet à réinventer, une construction vivante qui demande vigilance, créativité et engagement citoyen.

Ariane Vidal-Naquet est Professeur agrégée de Droit public, Aix-Marseille Université 
Directrice de l’Institut Louis Favoreu
Groupe d'études et de Recherches comparées sur la Justice Constitutionnelle.
Publications en 2024 et 2025
Deux illustrations du déplacement des frontières contemporaines du constitutionnalisme : le « constitutionnalisme abusif » et le « constitutionnalisme total »
Une dissolution et après ?
Ariane Vidal Naquet, Marcel Morabito, Priscilla Monge
Faut-il dissoudre le président de la République ?
Ariane Vidal Naquet, Olivier Le Bot, Xavier Magnon, Laurence Gay
Et si le Conseil constitutionnel avait jugé autrement ?
Ariane Vidal Naquet
Du non usage de la République sociale par le Conseil constitutionnel
Ariane Vidal Naquet
De la préservation de la souveraineté juridictionnelle à la réalisation de l’ego juridictionnel
Ariane Vidal Naquet
L'inconscient administrativiste dans la doctrine constitutionnaliste
Ariane Vidal Naquet
La légitimité du juge constitutionnel ne tient pas seulement en ce qu'il n'a pas le dernier mot
Ariane Vidal Naquet
Responsabiliser : pour quoi ? Les raisons d’être de la responsabilité des juges
Ariane Vidal Naquet
Crises as a challenge to the Rule of law
Ariane Vidal Naquet
Les effets des crises sur la protection juridictionnelle des droits fondamentaux
Ariane Vidal Naquet

8/09/25 – Mairie 1-7 – 61 La Canebière
Dix scénarios pour la fin du monde
Alain Riazuelo – Sciences

Connaissez-vous les différentes manières dont la Terre et la vie qu’elle abrite pourraient disparaître ?

Réservations : https://www.helloasso.com/associations/upop-universite-populaire-marseille-metropole/evenements/dix-scenarios-pour-la-fin-du-monde-alain-riazuelo

Nous allons tous mourir, c’est une certitude. Un jour lointain, même le Soleil cessera de briller. Mais la vie sur Terre n’attendra pas ce moment pour disparaître. En mourant de froid ? C’est peu probable. C’est plutôt la chaleur, la soif, la suffocation ou l’irradiation qui sonneront le glas de la biosphère, dans une série de catastrophes dévastatrices. Et pourtant, ce ne sera pas la fin de l’histoire. Que deviendra l’Univers après notre départ ? Combien de temps encore avant que tout ne s’efface ?

Alain Riazuelo est ancien élève de l’École polytechnique, Docteur en astrophysique, chercheur au CNRS et astrophysicien à l’Institut d’astrophysique de Paris. Ses travaux portent principalement sur la formation des grandes structures, la topologie de l’Univers et les trous noirs. Auteur de nombreux articles parus dans la presse professionnelle et de vulgarisation, il a réalisé en 2008 un film intitulé Voyage au coeur d’un trou noir avec le concours de la revue Science et Avenir.

Publications :
Les trous noirs Vuibert 2016 
Les trous noirs De Boeck 2018 
Pourquoi la terre est ronde Humensciences 2019 
Sciences de l’univers De Boeck 2020 
Pourquoi E=mc2 Humensciences 2022 
Dix scénarios pour la fin du monde – Tana 2025 
Les secrets de la Terre et du Soleil Alpha 2022 
La belle histoire des merveilles de l’univers De Boeck 2022 
L’incroyable aventure de la terre Humensciences 2023 
Dix scénarios pour la fin du monde – Tana 2025 

05/05/25 – Mairie 1&7 – 61 La Canebière
UN MONDE DE DROITIERS ?
Adrien MEGUERDITCHIAN –  Sciences

Un monde de droitiers ?
Aux origines des préférences manuelles chez les primates

Les humains présentent des préférences manuelles marquées que ce soit en faveur de la main droite ou de la main gauche. Alors que, au niveau de la population, on compte près de 90% de droitiers, cette asymétrie comportementale est une des manifestations les plus connues du phénomène de « spécialisation hémisphérique cérébrale ». La plupart des fonctions cognitives ou motrices sont en effet « spécialisées » dans un hémisphère en particulier, ici, le cortex moteur gauche pour les droitiers et le cortex moteur droit pour les gauchers. Alors que ce phénomène était considéré comme unique à l’espèce humaine, des chercheurs l’ont détecté chez certains animaux, notamment chez nos plus proches cousins primates.
Dans cette conférence, je vais présenter un état des lieux de nos recherches récentes dans le domaine, que ce soit en éthologie primate, en milieu naturel ou en parc animalier, en psychologie comparée et développementale, ainsi qu’en imagerie cérébrale non-invasive. Quels sont les préférences manuelles des singes ? Comment se développent-t-elles ? Sont-elles sous influence des comportements maternels ? Sont-elles liées à l’émergence de comportements comme l’outil ou la communication gestuelle ? Impliquent-t-elles, comme chez les humains, les hémisphères cérébraux ? Du babouin au chimpanzé sauvage, en passant par le gorille et le singe écureuil, je reviendrai sur nos grandes découvertes suggérant l’étendue insoupçonnée de ces racines évolutives.

Adrien Meguerditchian
Chercheur CNRS, primatologue, Centre de Recherche en Psychologie et Neurosciences de Marseille
Médaille de bronze du CNRS 2021

07/04/25 – REPORTEE –
STAND UP FOR SCIENCE / DÉFENDONS LA SCIENCE
Bruno CANARD – La science est-elle en danger ?

L’administration Trump a mis en place des mesures restrictives visant la communauté scientifique, notamment en interdisant certains mots dans les recherches financées par le gouvernement fédéral. Les chercheurs doivent éviter des termes comme « changement climatique », « diversité », « justice environnementale », et même « femme » pour ne pas risquer de perdre leurs financements.

De plus, des coupes budgétaires brutales ont été imposées, affectant les agences fédérales chargées de l’étude du climat et de la santé, et entraînant des licenciements de personnel scientifique.
Ces actions ont suscité une vive réaction de la part des scientifiques, tant aux États-Unis qu’à l’international, qui dénoncent une atteinte à la liberté académique et à la recherche scientifique.

Bruno Canard
Directeur de recherche au CNRS à Aix-Marseille Université, spécialiste des coronavirus.
Chercheur principal de l'équipe «Réplication virale : structure, mécanismes et conception de médicaments» au Laboratoire d'architecture et fonctions des macromolécules biologiques, Aix-Marseille Université, Marseille, France.

17/02/25 – Mairie 1&7 – 61 La Canebière
VERS UNE ALIMENTATION PLUS DURABLE : COMMENT Y ARRIVER ?
Emmanuelle REBOUL + Nicole DARMON– Sciences   

Par définition, l’alimentation durable est nutritionnellement adéquate sûre et saine, protectrice et respectueuse de la biodiversité et des écosystèmes, culturellement acceptable et économiquement viable, accessible et abordable. Mais toutes ces exigences ne sont pas spontanément compatibles, notamment les produits gras et sucrés sont financièrement accessibles et ont un faible impact environnemental (car ils sont d’origine végétale) mais ils posent des problèmes de santé. Pour aller vers une alimentation plus durable, il faut réduire les quantités (acheter moins, gaspiller moins, manger juste ce dont nous avons besoin) et augmenter la qualité (diversifier et végétaliser avec des produits végétaux peu transformés). Par ailleurs, consommer d’avantages de végétaux pose certains challenges nutritionnels, les micronutriments des végétaux étant parfois moins biodisponibles que les micronutriments contenus dans les produits animaux. Alors, comment tout concilier ?

Emmanuelle Reboul
Directrice de recherche INRAE
Animatrice de l’équipe « Micronutriments et maladies métaboliques »
Centre de recherche en CardioVasculaire et Nutrition, Marseille

Nicole Darmon
Directrice de recherche honoraire INRAE
Experte en nutrition et santé publique, et spécialiste de l’alimentation durable et des inégalités sociales en nutrition, mes recherches visent à traduire les recommandations (nutritionnelles, toxicologiques, environnementales…) en pratiques alimentaires réalistes en se basant sur des observations, des modélisations et des interventions sur différents thèmes d’intérêt pour la société civile (petit budget, jardins partagés, achats des foyers, restauration collective, bien vieillir…).

16/12/24 -130 av du Prado
 Le réchauffement climatique s’accélère-t-il ? 
Benjamin Sultan – Climatologie 

Le réchauffement climatique s'accélère-t-il ?


Benjamin Sultan est directeur de recherche à l’Institut de recherche pour le développement (IRD) au laboratoire ESPACE-DEV à Montpellier. Il mène une recherche interdisciplinaire sur le réchauffement climatique, ses impacts et l’adaptation dans les pays du Sud, principalement en Afrique. Il est auteur contributeur du sixième rapport d’évaluation du GIEC et membre du comité scientifique du World Adaptation Science Programme des Nations Unies.

09/12/24 – Mairie 1&7 – 61 La Canebière
L’énergie, fragile trait d’union entre biodiversité, écosystèmes et climat
Nicolas Montès– Écologie

L’énergie, fragile trait d’union entre biodiversité, écosystèmes et climat
L’énergie est le moteur fondamental des écosystèmes : elle circule, se transforme et connecte la biodiversité, le fonctionnement des écosystèmes et le climat. Par la photosynthèse, les plantes captent l’énergie solaire et fixent le carbone pour produire de la biomasse. Cette énergie momentanément immobilisée dans la biomasse circule ensuite jusqu’aux animaux le long des réseaux trophiques. Ces flux énergétiques sont le résultat d’interactions complexes entre espèces, qui assurent les différents services écosystémiques essentiels à notre survie : approvisionnement (nourriture, eau, énergie,…), régulation (climat, érosion, ravageurs,…), maintien (sols, cycle de l’eau et des nutriments,…). Mais ce triptyque —biodiversité, écosystèmes, climat — repose sur des relations de dépendances réciproques dont l’énergie est le vecteur principal, ce qui rend les écosystèmes particulièrement vulnérables aux perturbations climatiques d’origine anthropique, dont les effets se font déjà sentir.

Nicolas Montès
Enseignant, chercheur, Maître de Conférences
Laboratoire LPED (Laboratoire Population Environnement Développement) Aix-Marseille Université

02-12-24 – 130 avenue du Prado 13008
Le monde se réduit-il à son organisation technologique ? 
Michel Blay _ Sciences

Le monde se réduit-il à son organisation technologique ?

Pour répondre à cette question il convient de s’inscrire dans une perspective historique.
D’où vient notre organisation technologique ? Comment notre modernité industrielle s’est-elle imposée contre les anciennes représentations de la nature vivante et sensible ? Qu’est-ce que la nature aujourd’hui ?
Michel Blay

Philosophe et historien des sciences, directeur de recherche honoraire au CNRS
Président du Comité pour l'histoire du CNRS

04-11-24 – 130 av du Prado 13008
LE MÉTAVERS
Pierre-Yves PEREZ – Sciences

Le métavers est parfois présenté comme étant une évolution naturelle d'internet, mais il présente des spécificités qui en font la fois un outil formidable pour la pédagogie mais aussi redoutable dans l'utilisation commerciale qui peut être faite des mécanismes attentionnels en jeu dans ces nouveaux tiers-lieu numériques
Pierre-Yves PEREZ
Consultant expert en organisation du travail, économiste sociologue de formation (Lest/Cnrs), a fait de la question de l’optimisation des pratiques collaboratives, dont celles à distance, sa spécialité. Particulièrement impliqué dans des actions de professionnalisation d’acteurs et de cartographies de compétences pour l’intelligence collective, il réintroduit le « corps » dans les pratiques pédagogiques via l’ « avatarisation » propre aux « mondes 3D Immersifs » en fondant Immersive-CoLab.


26/02/24 – Mairie 1&7 – 61 La Canebière
LE GRAND TOUR DU MONDE DES PRIMATES FOSSILES
Alexis LICHT – Sciences

Quand et comment sont arrivés primates et rongeurs en Amérique du Sud ? Que font les lémuriens sur Madagascar ? Comment se sont installées les faunes de mammifères modernes en Europe ? Ces grandes questions biogéographiques de l’histoire des mammifères sont autant de mystères sans réponse scientifique unanime. Évoquer ces énigmes est une occasion d’explorer l’histoire paléontologique, tectonique et paléoclimatique du globe depuis l’extinction des dinosaures il y a 66 millions d’année

Alexis LICHT Chargé de recherche CNRS au centre de recherche et d’enseignement de géosciences de l’environnement (CEREGE) depuis 2020, Prix départemental pour la Recherche en Provence 2022 (Catégorie Jeune Chercheur). Géologue sédimentaire et géochimiste, spécialisé dans les études paléoclimatiques et paléogéographiques. Il a obtenu sa thèse en sciences de la Terre à l’Institut de paléoprimatologie et paléontologie humaine (IPHEP) de l’Université de Poitiers en 2013. Il a ensuite travaillé comme post-doctorant aux universités d’Arizona, du Kansas (États-Unis) et de Potsdam (Allemagne), puis comme maître de conférences à l’Université de Washington (USA) de 2016 à 2020.