Archives de catégorie : > Prochain cours

13/02/23 – 130 av du Prado
LA LIBERTÉ
Bernard LAMIZET – Philosophie

LA LIBERTÉ

1. Le mot « liberté » « Liberté » vient du latin liber et du grec eleutheros : la libération du lien La liberté désigne, ainsi, la résistance à la domination du lien Les hommes libres sont ceux qui ne sont pas soumis à une contrainte

2. La liberté de la médiation : liberté singulière et libertés collectives La liberté singulière est celle du sujet : le sujet est sujet pour l’autre Les libertés collectives sont les libertés de l’adhésion et de l’appartenance La liberté désigne la médiation de l’identité

3. La liberté d’être soi La liberté du sujet dans l’expression de son identité singulière La liberté et l’expression du psychisme La liberté et le miroir

4. La liberté d’expression La liberté et l’absence de censure La liberté de la parole et du langage Liberté et normes de la langue

5. La liberté des choix politiques Liberté et indépendance : la possibilité de faire des choix sans dépendre des autre La loi et la liberté La liberté et la représentation

6. Liberté et aliénation L’aliénation et le lien social L’aliénation et la liberté : les deux faces de la médiation politique La liberté et la folie

7. Les limites de la liberté La liberté et les impératifs de la vie sociale La liberté et la subjectivité La liberté des acteurs politiques

Bernard Lamizet . Professeur de Sciences de l’information et de la communication à l’Institut d’études politiques de Lyon

06/02/23 – 130 av du Prado
L’évolution de l’homme : libertés ou contraintes ?
Michel GUÉRIN – Philosophie

L’évolution de l’homme : libertés ou contraintes ?
La réflexion proposée s’appuie sur l’œuvre du préhistorien et paléontologue André Leroi-Gourhan (1911-1986), telle que Michel Guérin, en philosophe, s’efforce d’en restituer le sens dans son livre André Leroi-Gourhan – L’évolution ou la liberté contrainte (Hermann, 2019).
L’évolution humaine opérerait par « libérations » d’un potentiel inscrit dans la physiologie et destiné à se développer à l’extérieur du corps humain (par exemple, l’outil technique prolonge l’organe naturel, la main). La technique et le langage apparaissent comme les deux pôles de cette « extériorisation ». Mais ces libérations semblent aussi avoir comme contrepartie de nouvelles contraintes, si bien qu’on peut se demander, avec le grand anthropologue : notre liberté serait-elle « imaginaire », ne cessant, selon ses mots, de porter « la marque du collier » ? On en débattra à partir du temps présent.

Michel Guérin est philosophe, professeur émérite de l’Université d’Aix-Marseille (AMU) et membre honoraire de l’Institut universitaire de France. Il est l’auteur d’une quarantaine d’ouvrages, parmi lesquels, récemment, La Troisième main – Des techniques matérielles aux technologies intellectuelles (Actes Sud, 2021).

30/01/23 – 130 av du Prado
La fraude scientifique de l’antiquité à nos jours
Caroline Strube – Sciences

La fraude scientifique de l’antiquité à nos jours.

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https://www.helloasso.com/associations/upop-universite-populaire-marseille-metropole/evenements/la-fraude-scientifique-de-l-antiquite-a-nos-jours-caroline-strube

L’histoire des sciences fourmille d’erreurs plus ou moins conscientes, de fraudes avérées et d’impostures. Certaines des plus anciennes ,qui ont été commises par d’illustres savants, ont conduit à des avancées scientifiques majeures et incontestables ; mais d’autres, plus récentes, ont pu troubler des décisions publiques, propager de fausses idées, et même aboutir à des décès qui auraient pu être évités.

Caroline Strube
Chercheure CNRS, laboratoire de neurosciences cognitives, membre de la mission intégrité scientifique du CNRS

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23/01/23 – 61 La Canebière
Liberté et propriété
Alain TRANNOY – Économie

Depuis la Révolution Française, la liberté signifie aussi la liberté de posséder et donc de posséder la terre et le bâti. La Révolution Française a ainsi sanctifié la notion de propriété privée qui est gravée dans le marbre dans la constitution. Pourtant, la propriété privée du sol ne va pas de soi parce que c’est une ressource naturelle. Alors que la terre urbaine est très chère et représente 1/3 de la richesse nationale, son appropriation privée soulève un certain nombre de difficultés qui seront développées dans l’exposé 

Alain Trannoy Directeur d’étude à l ‘École des hautes études en sciences sociales (EHESS) Docteur d’État en Économie Président de l’Association Française de Sciences Économiques (AFSE) 2015-2016 Directeur de l’AMSE (Aix-Marseille School of Economics) 2011-2017 Membre du Conseil d’analyse économique (CAE) 2012-2016

16/01/23 – 130 av du Prado
La Révolution, un vent de libertés
Xavier GOSSET – Histoire

Si la Révolution de 1789 apparait encore pour certains journaux et politiques comme une période de violences et d’atteintes aux libertés, elle reste avant tout pour des millions de Françaises et de Français de cette décennie, une formidable expérience de revendications et de pratiques autour de la Liberté. 1789 est d’ailleurs l’an I de la Liberté.
De récentes créations culturelles viennent rappeler ce vent de libertés qui souffle sur la France à partir de 1789.

Xavier Gosset.
Professeur agrégé d’histoire.
Enseigne au Lycée Saint Charles à Marseille.

09/01/23 – 61 La Canebière
Qu’attendre de la prison ?
Rosmini, Tefas, Rajel – Philosophie

Depuis 2015, les Philosophes Publics ont régulièrement animé des ateliers réflexifs en prison, tout d’abord auprès de détenus (femmes, hommes, mineurs), puis de surveillants et, depuis peu, en réunissant ces deux types de publics. Cette expérience collective, particulièrement riche et intense, a bien sûr suscitée au sein du collectif de nombreux questionnements. Ces derniers portent notamment sur les finalités qu’on peut attribuer à la prison, tant du point de vue de l’individu incarcéré que de la société toute entière. Plus nous intervenons en détention, et plus les attentes envers cette institution nous semblent discutables, incertaines, voire contradictoires. Par ailleurs, se demander ce qu’on peut « attendre de la prison », c’est aussi s’interroger sur ses nécessaires transformations. Rappelons que la France a été condamnée plusieurs fois par les instances européennes en raison de l’état de ses établissements pénitentiaires, et que la plupart des personnes qui y séjournent en sortent dans une situation (sociale, psychologique, etc.) pire que lorsqu’ils y entrent.

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Ce débat sera animé par deux membres du collectif et par quelqu’un qui a connu l’incarcération, et qui en est sorti profondément transformé. Son témoignage, ainsi que les retours d’expériences des ateliers philosophiques organisés aux Baumettes et à l’Établissement Pénitentiaire des Mineurs, serviront de point de départ à la discussion.

Redwane Rajel a découvert le théâtre en prison , ce lui à donné l’occasion de jouer 3 fois au festival In d’Avignon dans des pièces mises en scène par Olivier Py , et de devenir comédien professionnel grâce au célèbre auteur et metteur en scène  Joel Pommerat à  sa sortie de prison.

Christian Tefas. Professeur de philosophie et de yoga, Membre du collectif les philosophes publics.

Marc Rosmini. Professeur de philosophie. Membre du collectif les philosophes publics.

19/12/22 – 61 La Canebière
LAÏCITÉ CARCÉRALE ET RADICALISATION RELIGIEUSE
Bertrand KACZMAREK – Philosophie




Critiquée pour avoir tenté par le passé de modeler les condamnés, l’institution pénitentiaire a depuis les années 1990 opéré un virage important visant à se garder d’exercer la moindre influence sur les personnes incarcérées. Cette quête de neutralité, si elle la préserve de l’emprise, ne va cependant pas sans poser problème. En refusant d’assumer certaines attentes légitimes existentielles des personnes dont elle a la charge, elle génère un terrain favorable à diverses violences. Le discours religieux radical, porté par une communauté apparemment accueillante, peut alors devenir aux yeux de certains une proposition attrayante pour donner un sens à la peine. Dès lors, l’enjeu est d’esquisser les principes d’une peine qui ne soit pas affaire seulement de procédure juridique, tout en respectant la neutralité à laquelle est tenue l’institution.

Bertrand KACZMAREK
Professeur agrégé de philosophie dans l’académie d’Aix-Marseille
A été directeur adjoint dans plusieurs établissements pénitentiaires de Rhône-Alpes
Titre de sa thèse: Le mythe de la neutralité carcérale.

05/12/22 – 61 La Canebière
LIBERTÉ DE LA CIRCULATION DES MARCHANDISES
Thierry LAMBERT – Économie

Les aspects fiscaux de la liberté de circulation des marchandises dans l’Union européenne

Depuis le traité de Rome il est acquis, que pour réaliser le Marché commun, il fallait que la liberté de circulation des marchandises, impliquant la suppression des frontières et la réalisation d’un marché intérieur, soit mise en oeuvre. Ce fut fait, en partie, au 1er janvier 1993 avec un système de TVA intracommunautaire, qui fait que les produits sont imposés non pas dans le pays de fabrication mais dans le pays où ils sont vendus. Le système vient de connaître une évolution notable, depuis le 1er juillet 2021, avec un lieu unique de déclaration pour les entreprises implantées dans différents pays de l’Union européenne. On vient enfin de réaliser, pleinement, le Marché commun.

Thierry LAMBERT
Professeur Aix-Marseille Université
Président de l'institut international des sciences fiscales (2iSF)
Rédacteur en chef de la "Revue européenne et internationale de droit fiscal" (Ed. Bruylant).
Dernier ouvrage "L'impôt dans une économie mondialisée" (Bruylant, 2021)

REGARDEZ

28/11/22 – 130 avenue du Prado
LIBERTÉ ET SOCIÉTÉ DE CONTRAINTE
Renaud GARCIA – Philosophie

Liberté et société de contrainte

Les Calanques, c’est fini. Du moins en saison, pour les téméraires qui, par une inspiration spontanée, auraient aimé se rendre à Sugiton. Durant l’été, il fallait cette année se munir d’un sésame digital (le QR Code) décroché en suivant des procédures numériques, afin d’accéder à la nature. En 2023, l’expérimentation sera pérennisée sur une période plus longue, selon l’administration du Parc, mettant à profit ses partenariats avec les start up marseillaises de la « French Tech ». C’était inéluctable. Dans l’histoire des technologies, rares sont les moments où le provisoire ne s’est pas mué en permanent. Mais l’on s’habitue à tout. Et puis, « si c’est pour protéger », c’est une bonne idée, disent nombre de randonneurs. Notamment ceux qui, alléchés par la carte postale et l’ « attractivité » de notre territoire, ont pris le TGV pour « descendre » à Marseille.

Oui, les habitudes ont été vite prises, qui font bon marché de la spontanéité et de l’aléa, tant que des dispositifs technologiques permettent d’assurer la « protection » et de neutraliser ces irresponsables qui, par leur licence, mettent en péril l’intérêt général. Tel est l’un des argumentaires qui ont déchiré notre société pendant les deux dernières années, d’autant plus à partir de l’obligation vaccinale (dans certaines professions pour sûr, et par défaut afin, pour chacun, de ne pas voir son rayon d’action réduit à presque rien).

En ce sens, nous ne serons jamais quittes du Covid-19. Le prétendu « retour à la normale » peine à masquer le basculement dont la pandémie a été l’occasion : l’emballement de la société de contrainte. Laquelle ne se limite pas au contrôle ou à la surveillance enjeux qui sont le fond de commerce de tous les discours alter-numériques, en faveur d’un Internet éthique, délivré de l’emprise des GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon) ‒, mais constitue un système de pilotage automatisé enserrant l’individu de telle sorte qu’il ne puisse que réagir, après coup, au fait accompli technologique. Demandez, pour des exemples ordinaires, aux usagers de la SNCF et de la Poste confrontés à la fermeture des guichets ou des bureaux, aux patients sommés de réserver leur « rendez-vous » médical par Doctolib, ou à tous ceux qui n’ont pas su comment s’opposer à la constitution de leur Espace Numérique de Santé.

Avant de penser, nous arpentons le monde vécu, théâtre de nos expériences familières. Le particulier d’abord, le général ensuite. Chacun peut enquêter là où il vit, autour de ce à quoi il tient, pour élucider en définitive la trajectoire globale de notre société. Ainsi, pour les amoureux de la nature et de la liberté, ce qui se révèle à travers l’accès machinal aux Calanques, c’est la logique du techno-capitalisme (autrement dit, l’accumulation du capital motorisée par l’innovation technologique) pour laquelle rien ne doit excéder la procédure autorisée. Cette logique s’oriente vers un état que certains bons esprits avaient pressenti dès avant la Seconde Guerre mondiale : le monde fini. C’est-à-dire achevé, totalement administré, semblable à une cage d’acier où nous autres, animaux imprévisibles, fonctionnerions comme des rouages. Chacun tournant à vide dans une aire délimitée, en échange de la sécurité du dispositif.

On n’en est pas là, diront les optimistes d’un ton railleur. Mais si nous avions interrogé les promeneurs calanquais il y a trois ou quatre ans, peut-être se seraient-ils récrié contre une atteinte insupportable à leur liberté. Se pourrait-il, une pandémie plus tard, que la liberté pèse trop lourd à beaucoup ? Dans un monde entraîné par la fuite en avant, on n’en est bientôt plus là.

S’ils devaient revenir parmi nous, les philosophes qui, à travers l’histoire, ont soutenu que l’homme est né libre et jaloux de sa « franchise », s’expliqueraient sans doute avec peine le moment malencontreux que nous traversons. Ils ne laisseraient pas de s’étonner que, sous les cryptogrammes des QR Codes, le goût de la liberté soit devenu obsolète. C’est à le sauver de l’oubli que la réflexion de cette soirée sera consacrée.

Renaud Garcia enseigne la philosophie au lycée et s’efforce d’appliquer le principe du refus de parvenir. Ses recherches portent principalement sur l’anarchisme, la critique sociale et la décroissance. Il a récemment publié Pierre Kropotkine ou l’économie par l’entraide (Le Passager clandestin, 2014) et La Nature de l’entraide (ENS éditions, 2015), Le Désert de la critique, Déconstruction et politique (L’échappée, 2015)

21/11/22 – 61 La Canebière
Sommes-nous libres de sourire ?
Mary AMOYAL – Langage

Qu’est-ce que le sourire apporte à la communication entre humains ? Existe-t-il différents types de sourires ? Utilise-t-on le sourire de manière systématique et universelle ? Cette conférence apportera quelques éléments de réponses à ces questions.

Les études en gestuelle s’intéressent principalement aux rôles des gestes des mains dans l’interaction mais peu d’études analysent le rôle du sourire. Nous ferons le parallèle entre ce que nous savons du rôle des gestes manuels dans l’intercompréhension entre locuteurs et nos connaissances sur le sourire. Cette expression faciale extrêmement présente dans nos interactions quotidiennes sera analysée et décrite au moyen d’outils utilisés en sciences du langage. Nous présenterons notamment un logiciel de détection automatique des sourires développé pour les besoins de nos études. Nous discuterons du rôle et des régularités d’apparition du sourire dans la conversation tout en détaillant l’effet de la relation entretenue par les interlocuteurs sur l’utilisation de leur sourire.

Mary Amoyal
Docteure en sciences du langage 
Attachée Temporaire d'Enseignement et de Recherche
Département des Sciences du langage
Laboratoire Parole et Langage (CNRS / UMR 7309)

Publications sur HAL : mary-amoyal
Linkedin : https://www.linkedin.com/in/mary-amoyal

14/11/22 – 130 avenue du Prado
Liberté et accueil des gens du voyage
William ACKER – Droit

L’accueil des gens du voyage, entre discriminations spatiales et environnementales

Depuis des décennies la question de l’accueil des « gens du voyage » est au centre de crispations politiques et d’expressions racistes aux multiples visages. William Acker s’est penché sur une des manifestations géographiques de ce rejet : la localisation des aires d’accueil. Ces espaces dédiés et obligatoires, tant pour les gens du voyage que pour les communes de plus de 5000 habitants, font l’objet de localisations bien spécifiques entre relégations urbaines et nuisances environnementales. Pour l’auteur, ce travail d’inventaire est avant tout une documentation du « racisme visible par satellite » et répond à l’adage tant entendu parmi ses proches : si tu ne trouves pas l’aire, cherche la déchetterie.

William Acker est juriste et issu des communautés dites des « gens du voyage ».
Depuis 2019, il mène et participe à plusieurs projets de recherche en lien avec les politiques publiques d’accueil des gens du voyage, la lutte contre l’antitsiganisme (la voix des Rroms et ERGO Network) et la documentation des pratiques professionnelles des femmes d’origine romani (Mucem).

07/11/22 – 61 La Canebière
Anarchismes
Gabrielle SCARABINO, Morgane BASCAULE, Maïssa FALHA – Philosophie

Anarchismes 

Les courants de pensée se réclamant de l’anarchisme sont si divers que le « s » final semble requis, ne serait-ce que pour interroger la possibilité d’unifier la diversité des pensées critiques du commandement et des pratiques tentant d’expérimenter une vie sociale sans pouvoir hiérarchique. N’est-il pas pour le moins étrange que l’anarchisme reste communément associé à la liberté effrénée de chacun.e alors même qu’il se définit avant tout comme absence de domination, ceci ne pouvant que supposer l’attachement à une organisation sociale capable d’instaurer et maintenir une liberté collective ?  
A l’heure d’une démocratie en crise et d’un Etat inféodé à des logiques économiques, la question d’une politique non étatique se pose avec acuité. A l’heure où trouver des modes de vie compatibles avec la poursuite de la vie sur terre se fait urgent, la question des ancrages locaux et des justes échelles de décisions citoyennes se fait jour. 
Penser la pluralité des anarchismes, c’est emprunter des pistes théoriques aussi bien philosophiques, anthropologiques et psychologiques que strictement politiques ou historiques. La nécessité sociale et écologique de sortir du gigantisme de systèmes aliénants et délétères de production, de consommation et d’échange ne passe-t-elle pas par la capacité de discussion, de décision et d’organisation collectives afin que la liberté ne soit pas celle des seuls riches et puissants de ce monde ? 
L’invitation sera faite d’explorer ensemble gouvernementalités situées, municipalisme libertaire, existences communales, démocratie réelle et autres voies anarchistes susceptibles de faire germer quelques futurs désirables.
 

Morgane Bascaule, Maïssa Falha, Gabrielle Scarabino, sont professeures de philosophie, membres du collectif Les Philosophes publics

31/10/22 – 130 avenue du Prado
Citoyenneté et numérique
Marco CAPPELLINI – Langage

Citoyenneté et numérique
Infox, économie de l’attention et autodéfense numérique

Qu’est-ce qu’une infox ? Qu’est-ce que la post-vérité ? Comment ces phénomènes affectent-ils notre manière de vivre ensemble et notre citoyenneté ? Dans notre conférence nous proposerons des éléments de réponse à ces questions en partant de l’examen d’un exemple concret : le pizzagate et plus largement le mouvement QAnon (Wu Ming 1, 2021). Dans un premier temps, nous analyserons comment la désinformation ayant amené à cet épisode a été construite avec des procédés textuels et selon des logiques sémiologiques relevant de l’émotivité (Lorusso, 2018). Dans un deuxième temps, nous montrerons comment la désinformation s’est diffusée sur différents sites web de réseautage social, d’une part y compris en s’appuyant sur le modèle économique de ces plateformes, d’autre part en pointant des biais cognitifs qui propulsent certains types d’information en ligne en leur donnant un caractère viral (Bronner, 2021). Des pistes d’autodéfense numérique seront également abordées. Après avoir exploré cet exemple, nous réfléchirons à comment ces dynamiques ont un impact sur la citoyenneté dans sa dimension numérique.

Marco Cappellini est Maître de Conférences HDR en Didactique des Langues et Cultures – Directeur du Centre de Formation et d’Auto-Formation en Langues – Co-Responsable de l’équipe Interactions du Laboratoire Parole & Langage – Vice-président Recherche de l’association RANACLES – Membre élu du General Council de UNICollaboration

24/10/22 – 61 La Canebière
Usages et mésusage des technologies vocales
Jean-François BONASTRE – Sciences

" Les technologies vocales sont conviviales et performantes mais font-elles parfois plus que ce que vous souhaitez ? "

Les technologies vocales ont connu un grand développement ces dernières années. Elles ont permis d'offrir des services très performants, comme les assistants personnels vocaux, les serveurs vocaux interactifs, l'authentification par la voix,   la commande de dispositifs par la voix, le guidage (GPS) par la voix, la traduction automatique "speech2speech" et bien d'autres. Ces services sont de plus en plus utilisés et, si ils restent perfectibles, amènent  une vraie valeur ajoutée pour beaucoup d'entre nous.
Si cet intérêt pour ces technologies est mérité, la voix et la parole en disent souvent bien plus sur nous-même que le "simple" message linguistique et de nouvelles applications utilisent cet aspect ou pourraient le faire, à votre demande ou à votre insu. Les origines socio-culturelles et éducatives, le stress, la présence d’addictions, de pathologies, le charisme, la séduction, l'attirance, les convictions politiques ou religieuses, la sincérité sont parfois recherchés dans la voix ou la parole. Cette simple possibilité questionne, indépendamment de l'efficacité réelle de ces approches.
De plus, les méthodes d'apprentissage automatique et les données au coeur de ces technologies sont sujettes à différents biais. Ces biais sont inhérents à l'apprentissage automatique, mais ils sont souvent peu connus ou méconnus. Plus que leur existence, cette méconnaissance des biais est propre à reproduire où à amplifier des ques

Jean-François Bonastre est professeur d’informatique (classe exceptionnelle) au LIA, le laboratoire informatique de l’Université d’Avignon, et membre honoraire de l’Institut Universitaire de France (promotion Junior 2006). JF Bonastre a obtenu son doctorat sur la reconnaissance automatique du locuteur en 1994 et son « Habilitation à Diriger les Recherches » (HDR) en 2000, sur le même thème.
Il est porteur principal de « LIAvignon », la chaire partenariale en Intelligence Artificielle de l’Université d’Avignon, axée sur « le locuteur, la voix et la parole » (liavignon.fr).
Il a été directeur du LIA de 2016 à 2020, administrateur provisoire de l’Université d’Avignon (août 2015-décembre 2015) et vice-président (en charge du conseil d’administration) de l’Université d’Avignon (2008-2015).
Jean-François Bonastre a été président de l’International Speech Communication Association (ISCA) de 2011 à 2013 et président de l’Association Francophone de la Communication Parlée de 2000 à 2004. Il a été nommé « ISCA Fellow Member » en 2021. Il est membre senior de l’IEEE et a été élu membre du comité technique de l’IEEE sur la parole et le langage et du conseil de biométrie de l’IEEE. Il est l’un des fondateurs du groupe de l’ISCA « Speaker and Language Characterization » (SPLC).
Jean-François Bonastre a été membre du comité scientifique du Centre de recherche informatique de Montréal (CRIM) de 2016 à 2020. Il a supervisé 21 doctorats soutenus et supervise actuellement 5 doctorants. Il est l’auteur ou le coauteur de plus de 200 articles, avec +7400 citations (h-index de 41) et trois brevets.

17/10/22 – 130 avenue du Prado
Histoire du fascisme
Stéphane RIO – Histoire

Le fascisme est le nom que le mouvement et le régime de Mussolini se sont donné. Le terme provient de la fondation après la Première Guerre mondiale, par Mussolini, du mouvement « Fasci italiani di combattimento » (« faisceaux italiens de combat »), à l’origine des termes « fasciste » et « fascisme ».

L’histoire de l’Italie fasciste, couramment désignée en Italie sous le terme de double décennie fasciste (ventennio fascista) ou simplement double décennie (ventennio), comprend la période de l’histoire du royaume d’Italie qui va de la prise du pouvoir par Benito Mussolini en 1922 jusqu’à la fin de sa dictature le 25 juillet 1943.

Par extension, on associe à cette définition toute la période de l’histoire de l’Italie qui va de la fin de la Première Guerre mondiale jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale (1918-1945) ou la période allant de 1925, lorsque le Parti national fasciste est déclaré parti unique, à 1945, avec la dissolution de la République sociale italienne (RSI).

Stéphane Rio
Professeur agrégé  d’histoire 
Professeur d’histoire et géographie au Lycée Saint Charles à Marseille

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