Archives de catégorie : Hors les murs

Reportée
Genre et positions idéologiques

Julie Abbou 14/03/20

Genre et positions idéologiques

Agir sur la langue pour agir sur le monde
Résumé : La dimension agissante de la langue sur le monde entraîne avec elle, comme un appel d'air, l'action sur la langue elle-même, et l'action sur la langue n'est jamais loin de se faire action politique.
ingénieure de recherche ILCB 
(Institute of Language and Communication and the Brain)

22/02/20
Un monde d’expulsés

Jean-Pierre Cassarino

Un monde d’expulsés
A l’heure où les États proclament haut et fort le besoin de renforcer la coopération en matière d’expulsion des étrangers en situation irrégulière, il est nécessaire de s’interroger sur leurs motivations. « Un monde d’expulsés » propose une autre réflexion allant au-delà du caractère coercitif de l’expulsion appliquée aux seuls étrangers. L’exposé postule que si la réglementation des migrations internationales est productrice de coercition vis-à-vis des étrangers, elle peut également être reproductrice d’inégalités sociales, d’incertitudes professionnelles et de vulnérabilités économiques dans nos sociétés contemporaines, plus particulièrement dans un contexte de déréglementation accrue des politiques du marché du travail, en Europe comme ailleurs. Comment comprendre ce monde d’expulsés ?

Jean-Pierre Cassarino, titulaire de la chaire « Migration Studies » à l’IMéRA (Marseille), est docteur en science politique. Il enseigne également au Collège d’Europe (Varsovie, Pologne) où il dirige l’Académie sur les Migrations Internationales.

07/02/20
Se défendre

Elsa Dorlin

Conférence-débat avec Elsa Dorlin
de 17h à 19h
Bibliothèque de l'Alcazar
58 cours Belsunce Marseille 1er
 Se défendre Une philosophie de la violence

En 1685, le Code noir défendait « aux esclaves de porter aucune arme offensive ni de gros bâtons » sous peine de fouet. Au XIXe siècle, en Algérie, l’État colonial interdisait les armes aux indigènes, tout en accordant aux colons le droit de s’armer. Aujourd’hui, certaines vies comptent si peu que l’on peut tirer dans le dos d’un adolescent noir au prétexte qu’il était « menaçant ».
Une ligne de partage oppose historiquement les corps « dignes d’être défendus » à ceux qui, désarmés ou rendus indéfendables, sont laissés sans défense. Ce « désarmement » organisé des subalternes pose directement, pour tout élan de libération, la question du recours à la violence pour sa propre défense.
Des résistances esclaves au ju-jitsu des suffragistes, de l’insurrection du ghetto de Varsovie aux Black Panthers ou aux patrouilles queer, Elsa Dorlin retrace une généalogie de l’autodéfense politique. Sous l’histoire officielle de la légitime défense affleurent des « éthiques martiales de soi », pratiques ensevelies où le fait de se défendre en attaquant apparaît comme la condition de possibilité de sa survie comme de son devenir politique. Cette histoire de la violence éclaire la définition même de la subjectivité moderne, telle qu’elle est pensée dans et par les politiques de sécurité contemporaines, et implique une relecture critique de la philosophie politique, où Hobbes et Locke côtoient Frantz Fanon, Michel Foucault, Malcolm X, June Jordan ou Judith Butler.
 En 2004, Elsa Dorlin soutient la thèse de philosophie Au chevet de la Nation : sexe, race et médecine : XVIIe-XVIIe siècles à l'Université Paris-Sorbonne1. De 2005 à 2011, elle est maître de conférences en histoire de la philosophie, histoire des sciences, à l'UFR de philosophie de l'université Panthéon-Sorbonne.  
Elle est élue professeure des universités en 2011: elle enseigne la philosophie politique et sociale à l'université Paris-VIII.
En 2009, elle reçoit la médaille de bronze du CNRS (section 35) pour l'ensemble de ses travaux sur la philosophie et le genre et l'épistémologie féministe.
En 2018, elle reçoit pour son livre Se Défendre. Une philosophie de la violence, le prix Frantz Fanon de la Caribbean Philosophical Association

25/01/20
Kropotkine et l’économie par l’entraide

Renaud Garcia

Conférence-débat avec Renaud Garcia
de 17h à 19h
Bibliothèque de l'Alcazar
58 cours Belsunce Marseille 1er

La crise écologique actuelle réactive divers discours sur l’effondrement inévitable de la société capitaliste. Ces discours, qui en réalité n’ont rien de bien neuf, cherchent notamment à promouvoir une culture de l’entraide pour entrer dans une période de tempêtes. Ce faisant, ils retrouvent certaines des intuitions d’un des grands théoriciens de l’anarchisme, le géographe russe Pierre Kropotkine (1842-1921). Mais si l’on se penche vraiment sur l’œuvre politique et scientifique de ce penseur, auteur du livre L’Entraide, on découvrira bien plus qu’une simple apologie de la coopération. Par sa vision globale d’une réciprocité entre les espèces et leur milieu vital, par sa réflexion sur le contexte urbain et par ses propositions économiques, Kropotkine a exposé, voici un siècle, les éléments d’un socialisme anarchiste précurseur d’une écologie sociale (et non simplement institutionnelle). C’est à le relire et à pratiquer les pistes que son œuvre dessine que nous invite cette conférence »

Renaud Garcia est enseignant de philosophie en lycée, et "animal politique". 
Il poursuit des recherches sur l'anarchisme, le socialisme et l'écologie politique; plusieurs études et traductions sur Kropotkine.
Dernier essai paru : 
Le sens des limites. Contre l'abstraction capitaliste (L'Echappée, 2018).
Membre de la revue d'étude et d'expression anarchiste Réfractions
et du collectif de l'Appel de Beauchastel contre l'école numérique.

18/01/20
Quand la forêt brûle

Joëlle Zask

Quand la forêt brûle Penser la nouvelle catastrophe écologique
« Le phénomène des mégafeux agit comme un révélateur de notre rapport à la nature. »

Conférence-débat avec Joëlle Zask
de 14h à 16h30
Bibliothèque de l'Alcazar
58 cours Belsunce Marseille 1er

Joëlle Zask enseigne au département de philosophie de l’université d’Aix-Marseille. Spécialiste de philosophie politique
Elle étudie les enjeux politiques des théories de l’art et de la culture. Elle est l’auteure de divers ouvrages dont « Art et démocratie », « Participer et Outdoor Art », « Quand la forêt brûle »  ainsi que de traductions et de présentations du philosophe pragmatiste John Dewey

29-30 nov.2019
Colloque « Les murs »

Les murs : parlons-en !

Trente ans après la chute du mur du Berlin, d’autres murs restent présents dans le monde : ils sont des mémoires, des témoins et des espaces d’expression citoyenne, artistique et populaire, d’une actualité brulante. Durant deux journées, chercheurs, journalistes, philosophes, artistes et étudiants interrogeront avec le public l’histoire, l’actualité, l’avenir, des murs qui abritent, encerclent, protègent, séparent, cachent, s’écroulent, racontent.

Conférencier·es :

Conférencier·es :
Claire Calogirou : Le mur de Berlin au Mucem 
Béatrice Nuselovici : Le mur de Berlin aujourd'hui 
Marina Sanchez : Le Mur de la Méditerranée 
Pierre Ciot : Le mur de la Plaine 
Danièle Larcena : Le mur de la peste 
Bernard Descales : Des murs dans la ville 
Simon Rico : D'un mur aux autres 
Zoé Carle :  Slogans et graffitis contestataires en Méditerranée 
Suzel Roche  : Les vestiges des calanques 
Philosophes publics : La frontièrisation des corps 
Joke : Les murs, espace d'expression citoyenne 
Coline Charbonnier : Les grapheurs palestiniens face au mur israélien 
Dario Caruso : Inscriptions et graffitis 
La Roue des Philosophes publics Sur l'esplanade
Richard Campana : Les espaces d'expression 
Lapsus Numérique : Ainsi parlaient les murs 
Philosophes publics : La prison 
Philosophes publics : Le mur métaphore ambiguë 
Tous les intervenant·es : Discussion évaluation Clôture
Conférences-débats
Vendredi 29 et samedi 30 novembre 2019 9h30 à 17h30
Mucem - I2MP Entrée libre sur inscription à i2mp@mucem.org


 Claire Calogirou
Ethnologue, chercheur associée au Mucem et à l’Idemec/MMSH

La patrimonialisation du mur de Berlin au Mucem

Résumé
Le mur de Berlin revêt une signification forte pour les collections du musée ; signification double, car il intéresse à la fois la collection graff et l’axe - ville - du musée:
La ville :
Berlin, ville bombardée puis occupée par les forces alliées en 1945, a été partagée entre les deux blocs est et ouest puis coupée par un mur le 15 août 1961 jusqu’à cette date que nous avons tous gardée en mémoire, le 9 novembre 1989. Nombreux ont été les Berlinois qui laissèrent leur vie en tentant de passer à l’ouest. Le musée du Check Point raconte cette histoire. Ce thème de ville coupée pour des raisons politique, nationaliste, religieuse n’est pas restée unique en Europe et Méditerranée, on pense à Nicosie, à Mostar, à Jérusalem…et constitue un sujet important pour le musée.
La ville de Berlin conserve cette mémoire, par le musée du Check Point, donc, mais aussi par le musée de la Stasi et celui consacré à la vie à Berlin est.
Le mur est un symbole matériel de cette période. L’ensemble a été démoli, une partie a été conservée, East Side Gallery.
Le graffiti
 :
C’est dire combien pour les graffeurs, ce mur fait partie de l’histoire européenne. Ils y ont posé des graffiti, simples tags ou fresques, signatures ou messages politiques et revendicatifs ; ils se plaisent à voir sur East Side Gallery, les signatures des anciens.
D’autre part, des graffeurs berlinois racontent qu’à la chute du mur, les Berlinois de l’est, comme l’Europe de l’est, ont découvert le graffiti. Aujourd’hui, cette galerie fait partie de la promenade sur la berge de la rivière Spree, ce qui n’était pas encore le cas lorsque je m’y suis rendue avec des graffeurs parisiens en 2005.


En préalable, mon exposé présentera le contexte de la campagne de recherche-collecte dans laquelle s’inscrit l’acquisition du pan du mur de Berlin, puis le cheminement de la patrimonialisation au Mucem. Il mettra en évidence le statut conféré par son entrée dans les collections du musée, les thématiques dont il est support de discours. Il reviendra également sur son exposition dans la Galerie de la Méditerranée, dans la section Citoyenneté et droits de l'Homme au Mucem de 2013 à 2016.
Béatrice Nuselovici (Gonzalés-Vangell) agrégée d’allemand et titulaire d’un doctorat en lettres et civilisation germaniques, auteur de nombreux ouvrages. 
Elle a vécu 23 ans à Berlin.
En novembre 1989, les Berlinois de l’ouest de la ville exprimaient leur crainte de voir ce territoire qui était un espace de liberté, livré à la bureaucratie de Bonn. D’autres ennemis la guettaient : le tourisme de masse et la spéculation immobilière. Que devient le mur de Berlin aujourd’hui ?
http://www.lamarseillaise.fr/culture/patrimoine/77422-le-sudwall-cet-encombrant-heritage-de-l-occupation

22-23.nov.2019
1er congrès mondial

Vers une société du partage des savoirs

1er congrès mondial pour le partage des savoirs

Vers une société du partage des savoirs

Salle Bleue – La Marseillaise – 19 cours Honoré d’Estienne d’Orves – Marseille 1er

En France, en Europe ou dans le monde, les combats contre les politiques néolibérales dans l’Enseignement supérieur et la Recherche (ESR), et plus largement dans l’Éducation, se multiplient. Tout à la fois locaux et universels, variés mais convergents, ils manifestent la montée de nouvelles visions du monde et de nouveaux rapports de force contre les oligarques du tout-marché et ils portent en eux la construction d’une société du savoir pour tous, post-capitaliste et post-productiviste.

Vendredi 22 novembre de 14h à 18h

Qu’est que la future société du partage des savoirs, de tous, par tous, et pour tous ? Quels en sont les fondements philosophiques, politiques, sociaux, moraux ? De quels penseurs, de quelles expériences historiques sommes-nous les héritiers et comment les rendre contemporains ? Comment les savoirs, libres et partagés dans et hors les murs des institutions existantes, font partie de l’aspiration individuelle et collective à une démocratisation profonde et tous azimuts de la démocratie pseudo-représentative, à un dépassement de la société capitaliste-productiviste ?

Samedi 23 novembre de 9h à 12h30

Où en est-on, aujourd’hui, de cette société à venir ? Que nous raconte, en France, en Europe ou dans le monde, la montée d’une intelligence citoyenne, qu’elle se manifeste dans les programmes politiques, les projets syndicaux ou associatifs, les expériences alternatives locales ? Quel bilan peut-on en tirer ? Quels en sont les limites et les bienfaits, les pièges et les espoirs ?

Samedi 23 novembre de 14h à 18h

Comment avancer, demain, vers cette société ? Comment ne pas rester chacun dans son coin ? Quels liens construire entre toutes les acteurs de cette société du partage des savoirs, qu’il s’agisse de liens locaux, régionaux, nationaux ou internationaux ?, Quel rôle peut-y jouer la toute jeune IDST, avec bien d’autres collectifs ? Quelles idées, quelles actions fédératrices mettre en œuvre à l’issue de cette rencontre ?

La plus large part sera laissée à l’échange et au débat

Informations pratiques

09 nov.2019
Le mur de Berlin, hier et aujourd’hui

Charlotte Noblet et Catherine Teissier

Le mur de Berlin , hier et aujourd’hui
Conférence-débat avec Catherine Tessier et Charlotte Noblet

  Catherine Teissier  
est agrégée d’allemand et docteure en Littérature allemande. Après des études à Paris (École Normale Supérieure de Fontenay-Saint-Cloud) et à Berlin (Université Libre de Berlin), elle enseigne depuis 1994 la langue, la littérature et l’histoire allemandes au Département d’Études Germaniques de l’Université d’Aix-Marseille (AMU).
Elle est spécialiste de l'histoire de la RDA


Charlotte NOBLET
est journaliste franco-allemande basée à Marseille après une dizaine d’années à Berlin.
Passionnée par l’histoire contemporaine de l’Allemagne, Charlotte Noblet est également adepte du continent africain où elle encadre plusieurs rédactions. Egalement consultante en communication, la journaliste entend ouvrir un lieu dédié à l’éducation aux médias et à l’information à Marseille.

23/10/19
Faisons tomber les murs

AGATHE CAGÉ

Rencontre-débat avec Agathe Cagé

Intellectuels et responsables politiques vivent en France dans deux mondes étanches. Alors même que les élus prennent des décisions qui nous engagent tous, ils négligent le plus souvent les apports majeurs de la recherche. Notre pays est ainsi riche de projets de transformation laissés en jachère par des politiques qui ne savent pas parler à l’Université, et auxquels les chercheurs ne s’adressent plus.
Face aux immenses défis sociaux et sociétaux qui se posent aujourd’hui à la France, universitaires et politiques doivent partager leurs connaissances des territoires, leurs analyses des situations, leurs problématiques mutuelles et leurs forces de propositions.
Rapprocher les politiques de la production d’idées, c’est aussi les rapprocher des besoins réels des citoyens. Une nouvelle façon de construire et de conduire les politiques publiques au service de plus d’efficacité et de plus de démocratie.

Agathe Cagé est diplômée de l’ENS et de l’ENA, Agathe Cagé, docteur en science politique (Paris 1-Panthéon-Sorbonne). Membre du cabinet de trois ministres de l’Éducation nationale, elle a été secrétaire générale de la campagne de Benoît Hamon à l’élection présidentielle de 2017. Elle dirige aujourd’hui l’agence de conseil en stratégie Compass Label.

ANNULÉ !
Roland Gori
La nudité du pouvoir

Conférence-débat : La nudité du pouvoir
17 heures 00
Alcazar – 51 cours Belsunce 13001 Marseille

Nous vivons un moment politique inédit dont l’élection d’Emmanuel Macron est à la fois le symptôme et l’opérateur. Les hommes politiques ressemblent plus à leur époque qu’à l’idéologie dont ils se réclament. La nôtre ne fait pas exception. Il fallait à notre pays un certain culot pour élire à la magistrature suprême un jeune homme quasiment inconnu, négociateur habile du compromis autant que «traître» méthodique. Emmanuel Macron est le personnage héroïque de cette modernité où les élites désertent les valeurs de dette, de justice et d’égalité au profit de celles de performance et d’efficacité.

La vision du monde d’Emmanuel Macron est sans cesse claironnée : l’entreprise est le «foyer d’expérience» à partir duquel doit s’organiser le gouvernement de soi et des autres. Elle doit modeler la société, l’État, la Nation start up, l’individu lui-même. Pour mettre en oeuvre cette politique, Emmanuel Macron construit méthodiquement l’édifice d’un pouvoir vertical, Palais des Glaces où se reflète à tous les niveaux l’image hybride d’un Président autoritaire et séducteur, entouré d’une nouvelle aristocratie technico-financière dévouée corps et âme. Cette nouvelle «noblesse» manie la puissance des algorithmes et pratique les réseaux sociaux pour mieux en finir avec les «corps intermédiaires» (syndicats, presse, élus, partis…). La tentation d’un gouvernement «post-démocratique» n’a jamais été aussi forte.

Au-delà d’une analyse du temps présent, l’ouvrage propose une réflexion sur la nature et l’origine du pouvoir. Rien de nouveau ne saurait advenir sans une remise en cause de notre relation au pouvoir qui ne détient sa force que de notre cécité. Le désir de démocratie suppose un certain courage, courage fraternel de pouvoir dire ensemble que «l’Empereur est nu».

Roland Gori est psychanalyste, professeur honoraire de psychopathologie à Aix-Marseille-Université et Président de l’Association Appel des Appels. Il a publié une vingtaine d’ouvrages dont, aux Liens qui Libèrent, La Dignité de penser, L’Individu Ingouvernable, Faut-il renoncer à la liberté pour être heureux ?, Un Monde sans Esprit et La Fabrique des imposteurs.

12/09/19
J’veux du soleil

Un film de Gilles Perret et François Ruffin

Projection du film après la présentation du programme de l’UPOP

Dans la vie des peuples, il est des saisons magiques.
Soudain, des Corinne, des Carine, des Khaled, des Rémi, des Denis, des Cindy, des Marie, d’habitude résignés, longtemps abattus, se redressent, se dressent contre l’éternité d’une fatalité.
Ils se lient et se liguent, leurs hontes privées, accumulées, se font colère publique, et à leurs seigneurs, à leurs maîtres, aux pouvoirs, ils opposent leurs corps, leurs barricades, leurs cabanes. Leurs voix, surtout : la parole se libère, déchaînée, telle un fleuve en crue.
C’est un éclair, alors, qui déchire la nuit noire de l’histoire. Un éclair, un éclair jaune, fluorescent même, qui ne dure qu’un instant, un instant seulement, mais se grave dans les mémoires. Derrière, le tonnerre fait résonner ce mot : espoir.
Comme en une hasardeuse chasse aux papillons, Gilles Perret et François Ruffin sont partis en un road-movie dans la France d’aujourd’hui. En guise de filet, une caméra, pour capturer cet instant, magique, pour saisir sur le vif les visages et les voix des Corinne, des Carine, des Khaled, des Rémi, des Denis, des Cindy, des Marie.

09/07/19
Association ANCRAGES
Interview de : Samia Chabani et Anaëlle CHAUVET

Créée en 2000, l’association Ancrages milite pour inscrire l’histoire des migrations dans le patrimoine national.

L’histoire et les mémoires de l’immigration concernent l’ensemble de la Cité. Nombreuses sont les initiatives visant à « recueillir » les mémoires de l’immigration, mais l’expérience de la migration reste peu transmise de manière explicite dans le cadre familial, scolaire et professionnel. Cette question est au cœur des enjeux d’éducation populaire et de patrimoine car elle renvoie à celle du vivre ensemble.

Valoriser l’histoire locale

Ancrages anime aujourd’hui le centre de ressources dédié aux mémoires des migrations en Provence-Alpes Côte d’Azur. Le centre de ressources a pour objectif de valoriser l’histoire locale, en lien avec les habitants, les associations et les professionnels du patrimoine et de la culture.

Sauvegarder les archives privées 

Depuis 2008, nous avons engagé une campagne de sauvegarde d’archives privées de l’immigration qui se poursuit aujourd’hui, avec le guide à vocation régionale, en direction des détenteurs d’archives privées de l’immigration en PACA.

Médiation, formation et coopération internationale sur les questions migratoires

Ancrages mène également des actions de médiation culturelle, de formation professionnelle et de coopération internationale sur les questions migratoires. Pour assurer ce rôle, l’association s’appuie sur les données documentaires collectées et sur les compétences de son réseau d’intervenants universitaires et professionnels.

AncrAges s’appuie sur ses données documentaires et sur les compétences de ses intervenants pour assurer un rôle de formateur et de médiateur culturel sur les questions migratoires et patrimoniales.

  • Diffuser des ressources documentaires sur la thématique migratoire en Provence-Alpes-Côtes d’Azur.
  • Valoriser l’immigration comme processus majeur dans l’histoire du peuplement en Provence-Alpes-Côte d’Azur.
  • Sensibiliser à l’approche pédagogique du fait migratoire.
  • Transmettre la mémoire des populations immigrées dans une approche patrimoniale, artistique et culturelle.
  • Informer les détenteurs d’archives privées de l’immigration sur la collecte des archives familiales, d’entreprise et d’associations des Bouches-du-Rhône.
  • Qualifier les acteurs du territoire et animer la réflexion sur ce qui fait patrimoine.
  • Accompagner le passage des mémoires collectives à la production historique et patrimoniale.

02/07/19
15-38 Méditerranée
Interview de : Coline Charbonnier


Charte 15–38

Vivons une expérience ensemble !
Celle d’un média méditerranéen, car aujourd’hui cet espace est le centre de bouleversements qui touchent nos sociétés.
Celle d’un média participatif qui nous ressemble, où chacun peut poser des questions et partager des infos.
Celle d’une communauté ici et ailleurs où artistes, chercheurs, journalistes, citoyens, associations et d’autres se rencontrent et créent ensemble.
Celle d’une information qui prend le temps, qui explique, qui analyse, suivie et enrichie au fil des mois par un travail de veille.

15–38 ça veut dire quoi ?
Ce sont les coordonnées de la longitude et de la latitude du point de la Méditerranée, là où nous plaçons notre curseur pour mieux le déplacer au fil des dossiers.

15–38 Réseau Med, c’est votre plateforme d’information
Pour échanger et pour questionner la Méditerranée, afin de cultiver notre identité. Nous interrogeons les enjeux actuels de cet espace. Chaque mois nous vous proposons un dossier et une thématique abordés par nos collaborateurs installés dans les pays du pourtour méditerranéen.

15–38 Réseau Med, c’est une communauté
Une communauté qui va se construire au fil du temps et sera forte de sa diversité. Chercheurs, journalistes, associations, lecteurs, artistes, scolaires, vous êtes invités à adhérer et à créer votre page afin de partager vos informations, vos réflexions et vos expériences. De cette communauté virtuelle naîtront des évènements permettant de nous rencontrer et d’échanger.

Qui sommes-nous ?
Journalistes et réalisateurs, nous sommes passés par des rédactions françaises et internationales pour couvrir l’actualité depuis la Syrie, le Liban ou l’Algérie.
Dans le cadre de notre travail pour différents médias, nous avons dû faire face à l’immédiateté du traitement de l’information qui ne nous permettait pas toujours d’approfondir les sujets. Ce constat nous a conduit à remettre en question notre métier de journaliste et la façon d’exposer l’actualité aux lecteurs, aux citoyens.

Vous, lecteurs, devenez acteurs, partagez vos événements, posez vos questions, soyez force de proposition pour de nouveaux sujets de reportage.

Bâtissons ensemble le réseau 15–38 !