Archives de catégorie : René Teboul

Maître de conférences à l’Université de la Méditerranée (habilité à diriger des recherches)
Directeur de recherche au CEFI-CNRS

03/06/19
La Crise du politique
René Teboul

Crise du politique

René Teboul

Le mouvement des gilets jaunes est considéré comme une crise du politique. Mais il n’en est qu’un aspect particulier. Cette crise du politique, même si elle prend un aspect aigu en France, est plus généralement la conséquence de la dérive des formes de la démocratie représentative. On peut la relier à la crise économique de 2008 dont les comptes n’ont pas été encore soldés. A l’ère de la mondialisation, on parle de post démocratie pour désigner ce système de gestion du politique qui finalement se passe des électeurs, qu’on appelle cela la gouvernance, la dictature des experts ou de Bruxelles, le résultat est le même et se traduit aussi bien par une méfiance de plus en plus grande vis-à-vis des politiciens de profession qu’une forme d’impuissance de la classe politique face aux dérives des marchés. C’est ce qui explique que l’abstention aux élections européennes soit aussi élevée, ou encore qu’un peu partout soit revendiqué l’avènement d’une forme de démocratie directe à inventer, mais clairement en opposition à la démocratie représentative. On remarque aussi que dans le même temps, les partis et les syndicats et les autres corps intermédiaires ne semblent plus jouer le rôle qui était le leur par le passé.

Comment les autorités, légalement dépositaires de la force, tentent d’y faire face en cherchant à contourner leur perte de légitimité dans l’opinion. On verra que cette perte de légitimité touche non seulement l’instance politique, mais aussi les institutions qui la supportent comme les médias, la justice ou la police. l’exemple le plus fort est sans doute la dérive autoritaire, pour ne pas dire plus, du régime macronien.

Bibliographie

Julia Cagé, Le prix de la démocratie, Fayard, 2018

Etienne Chouard, Notre cause commune, Max Milo, 2019

Colin Crouch, Post démocratie, Diaphanes, 2000

Guilhem Golfin, Souveraineté et désordre politique, Cerf, 2017

Frédéric Lordon, La malfaçon, LLL, 2014

Karl Marx, La guerre civile en France [1871], Editions sociales, 1968

Chantal Mouffe, Pour un populisme de gauche, Albin Michel, 2018

Jacques Sapir, Souveraineté, démocratie, laïcité, Michalon, 2016

27/05/19
La Crise du politique
René Teboul

Crise du politique

Conférence-débat avec René Teboul

Le mouvement des gilets jaunes est considéré comme une crise du politique. Mais il n’en est qu’un aspect particulier. Cette crise du politique, même si elle prend un aspect aigu en France, est plus généralement la conséquence de la dérive des formes de la démocratie représentative. On peut la relier à la crise économique de 2008 dont les comptes n’ont pas été encore soldés. A l’ère de la mondialisation, on parle de post démocratie pour désigner ce système de gestion du politique qui finalement se passe des électeurs, qu’on appelle cela la gouvernance, la dictature des experts ou de Bruxelles, le résultat est le même et se traduit aussi bien par une méfiance de plus en plus grande vis-à-vis des politiciens de profession qu’une forme d’impuissance de la classe politique face aux dérives des marchés. C’est ce qui explique que l’abstention aux élections européennes soit aussi élevée, ou encore qu’un peu partout soit revendiqué l’avènement d’une forme de démocratie directe à inventer, mais clairement en opposition à la démocratie représentative. On remarque aussi que dans le même temps, les partis et les syndicats et les autres corps intermédiaires ne semblent plus jouer le rôle qui était le leur par le passé.

1ère parti

– d’une part nous tenterons de comprendre l’origine et l’ampleur de ce divorce, on verra qu’il a des racines lointaines, comme le fondement même du populisme qui apparait au-delà du clivage partisan gauche-droite. Ce dépassement d’une logique gauche-droite doit se lire comme un retour de la lutte des classes, et un épuisement des formes anciennes, comme les partis et les syndicats ;

René Teboul
In girum imus nocte ecce et consumimur igni

Le blog de René Teboul

In girum imus nocte ecce et consumimur igni

 

In girum imus nocte ecce et consumimur igni, est un hexamètre dactylique, formant palindrome, attribué par certains à Virgile mais dont la lourdeur fait plutôt penser à l’époque médiévale friande de ce genre d’exercices de plume

Ce vers s’en réfère aux papillons de nuit dont la valse nocturne autour de la chandelle entraîne la mort. Pour d’autres il concerne les démons qui tournent sans fin dans le feu et la nuit de l’enfer.

Il signifie : « Nous tournoyons dans la nuit et nous voilà consumés par le feu. » Il s’adresse aux ambitieux ou aux curieux qui veulent trop s’approcher des lumières du pouvoir, des richesses ou de la gloire.

Umberto Eco cite ce palindrome dans son roman Le Nom de la rose (1980), l’intégrant ainsi dans un cadre médiéval.

Wikipédia

 

20/03/18
L’économie du crime
René Teboul*

L’économie du crime

Conférences-débats de René Teboul

3ème séance : Répression ou légalisation

La criminalité prend des formes économiques particulières. Non seulement son volume prend de l’ampleur, accompagnant la mondialisation des échanges et des flux de capitaux, mais elle intervient aussi dans le financement de l’économie légale. Dans cette série de séances, nous nous proposons d’essayer d’en évaluer l’ampleur et ses répercussions sur la réalité économique et sociale, puis d’essayer de voir comment l’analyse économique peut répondre à son développement, et enfin nous tenterons de comprendre comment la société peut y faire face, soit en réprimant les activités criminelles, soit en les légalisant.

*René Teboul est Maître de conférences (retraité) de l’Université de la Méditerranée, habilité à diriger des recherches, Directeur de recherche au CEFI-CNRS

Bibliographie

Tim Adler, Hollywood and the mob, Bloomsburry publishing, 2008.

Pino Arlacchi, La mafia imprenditrice, Il Mulino, 1983.

Pino Arlacchi, Buscetta, la mafia par l’un des siens, éditions du Félin, 1996.

Guisepe d’Avanzo et Attilio Bolzoni, Le serpent : Toto Riina le maître de Cosa Nostra, Editions du Toucan, 2009.

Dan Baum, Smoke and mirrors, The war on drugs and the politics failure, Little Brown and Co, 1996.

Dan Baum, Legalize it all, Harper’s magazine, April 2016.

Gary S. Becker, “Crime and punishment : an economic approach”, Journal of Political Economy, 1968.

Jeremy Bentham, Théorie des peines et des récompenses, Bossange, 2 volumes, 1825-1826.

Max Chaleil, Prostitution, le désir mystifié, éditions Parangon, 2002

Clotilde Champeyrache, Quand la mafia se légalise, Pour une approche économique institutionnaliste, CNRS éditions, 2016.

Louis Chevalier, Classes laborieuses et classes dangereuses, Plon, 1958.

Thierry Colombié, La french connection, les entreprises criminelles en France, Non lieu éditions, 2012.

Olivier Dabène, Les narcodémocraties andines, les études du CERI, n° 20, septembre 1996.

John Dickie, Cosa nostra : l’histoire de la mafia sicilienne, Buchet-Chastel, 2007.

William Dugger, Power : an insitutionnal framework of analysis, Journal of Economics issues, 14, pp. 897-907, 1980.

Francesco Forgione, Mafia export, Actes sud, 2010.

Richard Freeman, “The economics of crime”, in Handbook of labor economics, volume 3, Elsevier.

Global Financial Integrity, Transnational Crime and the Developping world, 2017.

Heishman SJ, Arasteh K, Stitzer ML. Comparative effects of alcohol and marijuana on mood, memory, and performance. Pharmacol Biochem Behav. 1997;58(1):93–101

James B. Jacobs, Mobsters, Unions and Feds, The Mafia and the American Labor Movement, New York University Press, 2006.

Pierre Kopp. « L’analyse économique des organisations criminelles ». Communications, 62, 1996. Vivre avec les drogues. pp. 155-166.

Xavier Lameyre, Le glaive sans la balance, Grasset, 2012

Salvatore Lupo, Storia de la mafia della origini ai nostri giorni, Donzelli, 1997.

Channing May, Transnational crime and the developing world, Global financial integrity, March 2017.

Moisés Naim, Le livre noir de l’économie mondiale, Grasset, 2005.

OFDT, Rapport 2006, état du phénomène de la drogue en Europe.

Jérôme Pierrat, Alexandre Sargos, YAKUSA – Enquête au cœur de la mafia japonaise, Flammarion, 2005.

Jérôme Pierrat et Christian Estavel, La guerre secrète des casinos, Fayard, 2007.

Hervé Pierre, L’économie criminelle, poison de la République, novembre 2015.

Paolo Pinotti, (2012), “The economic costs of organized crime: evidence from southern Italy”, Banca d’Italia, Temi di discussion number 868, 04.2012: 4-34.

Noël Pons, « Économie criminelle : vieilles ficelles et ruses insolites », Pouvoirs 2010/1 (n° 132), p. 29-40.

Ignacio Ramonet, « La longue guerre occulte contre le Nicaragua », Le monde diplomatique, février 1987.

Pascale Robert-Diard, La Déposition, Iconoclaste, 2016

Jacques de Saint Victor, Mafias, l’industrie de la peur, Editions du Rocher, 2008.

Jacques de Saint VictorUn pouvoir invisible – Les mafias et la société démocratique (XIXe-XXIe siècle), Gallimard, 2012

Roberto Saviano, Gomorra, Gallimard, 2007.

Roberto Saviano, « Rien n’arrête la Mafia, pas même les séismes », Courrier international, 21 avril 2004.

Roberto Saviano, Extra pure, voyage dans l’économie de la cocaïne, Gallimard, 2014.

Roberto Saviano, « Falcone voleva vivere e i suoi nemici non erano solo i mafiosi » Repubblica.it23 mai 2017 

Peter Dale ScottDrugs, oil, and war: the United States in Afghanistan, Colombia, and Indochina, Rowman & Littlefield, 2003

AF Shariff, M Rhemtulla (2012) Divergent Effects of Beliefs in Heaven and Hell on National Crime Rates. PLoS ONE 7(6): e39048. https://doi.org/10.1371/journal.pone.0039048

Anthony Summers, Le plus grand salaud d’Amérique : J. E. Hoover, patron du FBI, Le seuil, 1995.

UNODC, Global study on homicide, 2013.

UNODC, Global report on trafficking in persons, 2016

UNODC, Rapport 2016 sur les drogues.

Ed Vulliamy, Amexica – la guerre contre le crime organisé sur la frontière Etats-Unis / Mexique, Albin Michel, 2013.

Peter Ward Fay, The opium war 1840-1842, University of North Carolina press, 1997

Howard Zinn, Une histoire du peuple des Etats-Unis, Agone, 2002.

13/03/18
L’économie du crime
René Teboul*

L’économie du crime

Conférences-débats de René Teboul

2ème séance : Les fondements d’une analyse de l’économie du crime

La criminalité prend des formes économiques particulières. Non seulement son volume prend de l’ampleur, accompagnant la mondialisation des échanges et des flux de capitaux, mais elle intervient aussi dans le financement de l’économie légale. Dans cette série de séances, nous nous proposons d’essayer d’en évaluer l’ampleur et ses répercussions sur la réalité économique et sociale, puis d’essayer de voir comment l’analyse économique peut répondre à son développement, et enfin nous tenterons de comprendre comment la société peut y faire face, soit en réprimant les activités criminelles, soit en les légalisant.

*René Teboul est Maître de conférences (retraité) de l’Université de la Méditerranée, habilité à diriger des recherches, Directeur de recherche au CEFI-CNRS

Bibliographie

Tim Adler, Hollywood and the mob, Bloomsburry publishing, 2008.

Pino Arlacchi, La mafia imprenditrice, Il Mulino, 1983.

Pino Arlacchi, Buscetta, la mafia par l’un des siens, éditions du Félin, 1996.

Guisepe d’Avanzo et Attilio Bolzoni, Le serpent : Toto Riina le maître de Cosa Nostra, Editions du Toucan, 2009.

Dan Baum, Smoke and mirrors, The war on drugs and the politics failure, Little Brown and Co, 1996.

Dan Baum, Legalize it all, Harper’s magazine, April 2016.

Gary S. Becker, “Crime and punishment : an economic approach”, Journal of Political Economy, 1968.

Jeremy Bentham, Théorie des peines et des récompenses, Bossange, 2 volumes, 1825-1826.

Max Chaleil, Prostitution, le désir mystifié, éditions Parangon, 2002

Clotilde Champeyrache, Quand la mafia se légalise, Pour une approche économique institutionnaliste, CNRS éditions, 2016.

Louis Chevalier, Classes laborieuses et classes dangereuses, Plon, 1958.

Thierry Colombié, La french connection, les entreprises criminelles en France, Non lieu éditions, 2012.

Olivier Dabène, Les narcodémocraties andines, les études du CERI, n° 20, septembre 1996.

John Dickie, Cosa nostra : l’histoire de la mafia sicilienne, Buchet-Chastel, 2007.

William Dugger, Power : an insitutionnal framework of analysis, Journal of Economics issues, 14, pp. 897-907, 1980.

Francesco Forgione, Mafia export, Actes sud, 2010.

Richard Freeman, “The economics of crime”, in Handbook of labor economics, volume 3, Elsevier.

Global Financial Integrity, Transnational Crime and the Developping world, 2017.

Heishman SJ, Arasteh K, Stitzer ML. Comparative effects of alcohol and marijuana on mood, memory, and performance. Pharmacol Biochem Behav. 1997;58(1):93–101

James B. Jacobs, Mobsters, Unions and Feds, The Mafia and the American Labor Movement, New York University Press, 2006.

Pierre Kopp. « L’analyse économique des organisations criminelles ». Communications, 62, 1996. Vivre avec les drogues. pp. 155-166.

Xavier Lameyre, Le glaive sans la balance, Grasset, 2012

Salvatore Lupo, Storia de la mafia della origini ai nostri giorni, Donzelli, 1997.

Channing May, Transnational crime and the developing world, Global financial integrity, March 2017.

Moisés Naim, Le livre noir de l’économie mondiale, Grasset, 2005.

OFDT, Rapport 2006, état du phénomène de la drogue en Europe.

Jérôme Pierrat, Alexandre Sargos, YAKUSA – Enquête au cœur de la mafia japonaise, Flammarion, 2005.

Jérôme Pierrat et Christian Estavel, La guerre secrète des casinos, Fayard, 2007.

Hervé Pierre, L’économie criminelle, poison de la République, novembre 2015.

Paolo Pinotti, (2012), “The economic costs of organized crime: evidence from southern Italy”, Banca d’Italia, Temi di discussion number 868, 04.2012: 4-34.

Noël Pons, « Économie criminelle : vieilles ficelles et ruses insolites », Pouvoirs 2010/1 (n° 132), p. 29-40.

Ignacio Ramonet, « La longue guerre occulte contre le Nicaragua », Le monde diplomatique, février 1987.

Pascale Robert-Diard, La Déposition, Iconoclaste, 2016

Jacques de Saint Victor, Mafias, l’industrie de la peur, Editions du Rocher, 2008.

Jacques de Saint VictorUn pouvoir invisible – Les mafias et la société démocratique (XIXe-XXIe siècle), Gallimard, 2012

Roberto Saviano, Gomorra, Gallimard, 2007.

Roberto Saviano, « Rien n’arrête la Mafia, pas même les séismes », Courrier international, 21 avril 2004.

Roberto Saviano, Extra pure, voyage dans l’économie de la cocaïne, Gallimard, 2014.

Roberto Saviano, « Falcone voleva vivere e i suoi nemici non erano solo i mafiosi » Repubblica.it23 mai 2017 

Peter Dale ScottDrugs, oil, and war: the United States in Afghanistan, Colombia, and Indochina, Rowman & Littlefield, 2003

AF Shariff, M Rhemtulla (2012) Divergent Effects of Beliefs in Heaven and Hell on National Crime Rates. PLoS ONE 7(6): e39048. https://doi.org/10.1371/journal.pone.0039048

Anthony Summers, Le plus grand salaud d’Amérique : J. E. Hoover, patron du FBI, Le seuil, 1995.

UNODC, Global study on homicide, 2013.

UNODC, Global report on trafficking in persons, 2016

UNODC, Rapport 2016 sur les drogues.

Ed Vulliamy, Amexica – la guerre contre le crime organisé sur la frontière Etats-Unis / Mexique, Albin Michel, 2013.

Peter Ward Fay, The opium war 1840-1842, University of North Carolina press, 1997

Howard Zinn, Une histoire du peuple des Etats-Unis, Agone, 2002.

20/02/18
L’économie du crime
René Teboul*

L’économie du crime

Conférences-débats de René Teboul

1ère séance : Les contours de l’économie du crime

La criminalité prend des formes économiques particulières. Non seulement son volume prend de l’ampleur, accompagnant la mondialisation des échanges et des flux de capitaux, mais elle intervient aussi dans le financement de l’économie légale. Dans cette série de séances, nous nous proposons d’essayer d’en évaluer l’ampleur et ses répercussions sur la réalité économique et sociale, puis d’essayer de voir comment l’analyse économique peut répondre à son développement, et enfin nous tenterons de comprendre comment la société peut y faire face, soit en réprimant les activités criminelles, soit en les légalisant.

*René Teboul est Maître de conférences (retraité) de l’Université de la Méditerranée, habilité à diriger des recherches, Directeur de recherche au CEFI-CNRS

Bibliographie

Tim Adler, Hollywood and the mob, Bloomsburry publishing, 2008.

Pino Arlacchi, La mafia imprenditrice, Il Mulino, 1983.

Pino Arlacchi, Buscetta, la mafia par l’un des siens, éditions du Félin, 1996.

Guisepe d’Avanzo et Attilio Bolzoni, Le serpent : Toto Riina le maître de Cosa Nostra, Editions du Toucan, 2009.

Dan Baum, Smoke and mirrors, The war on drugs and the politics failure, Little Brown and Co, 1996.

Dan Baum, Legalize it all, Harper’s magazine, April 2016.

Gary S. Becker, “Crime and punishment : an economic approach”, Journal of Political Economy, 1968.

Jeremy Bentham, Théorie des peines et des récompenses, Bossange, 2 volumes, 1825-1826.

Max Chaleil, Prostitution, le désir mystifié, éditions Parangon, 2002

Clotilde Champeyrache, Quand la mafia se légalise, Pour une approche économique institutionnaliste, CNRS éditions, 2016.

Louis Chevalier, Classes laborieuses et classes dangereuses, Plon, 1958.

Thierry Colombié, La french connection, les entreprises criminelles en France, Non lieu éditions, 2012.

Olivier Dabène, Les narcodémocraties andines, les études du CERI, n° 20, septembre 1996.

John Dickie, Cosa nostra : l’histoire de la mafia sicilienne, Buchet-Chastel, 2007.

William Dugger, Power : an insitutionnal framework of analysis, Journal of Economics issues, 14, pp. 897-907, 1980.

Francesco Forgione, Mafia export, Actes sud, 2010.

Richard Freeman, “The economics of crime”, in Handbook of labor economics, volume 3, Elsevier.

Global Financial Integrity, Transnational Crime and the Developping world, 2017.

Heishman SJ, Arasteh K, Stitzer ML. Comparative effects of alcohol and marijuana on mood, memory, and performance. Pharmacol Biochem Behav. 1997;58(1):93–101

James B. Jacobs, Mobsters, Unions and Feds, The Mafia and the American Labor Movement, New York University Press, 2006.

Pierre Kopp. « L’analyse économique des organisations criminelles ». Communications, 62, 1996. Vivre avec les drogues. pp. 155-166.

Xavier Lameyre, Le glaive sans la balance, Grasset, 2012

Salvatore Lupo, Storia de la mafia della origini ai nostri giorni, Donzelli, 1997.

Channing May, Transnational crime and the developing world, Global financial integrity, March 2017.

Moisés Naim, Le livre noir de l’économie mondiale, Grasset, 2005.

OFDT, Rapport 2006, état du phénomène de la drogue en Europe.

Jérôme Pierrat, Alexandre Sargos, YAKUSA – Enquête au cœur de la mafia japonaise, Flammarion, 2005.

Jérôme Pierrat et Christian Estavel, La guerre secrète des casinos, Fayard, 2007.

Hervé Pierre, L’économie criminelle, poison de la République, novembre 2015.

Paolo Pinotti, (2012), “The economic costs of organized crime: evidence from southern Italy”, Banca d’Italia, Temi di discussion number 868, 04.2012: 4-34.

Noël Pons, « Économie criminelle : vieilles ficelles et ruses insolites », Pouvoirs 2010/1 (n° 132), p. 29-40.

Ignacio Ramonet, « La longue guerre occulte contre le Nicaragua », Le monde diplomatique, février 1987.

Pascale Robert-Diard, La Déposition, Iconoclaste, 2016

Jacques de Saint Victor, Mafias, l’industrie de la peur, Editions du Rocher, 2008.

Jacques de Saint VictorUn pouvoir invisible – Les mafias et la société démocratique (XIXe-XXIe siècle), Gallimard, 2012

Roberto Saviano, Gomorra, Gallimard, 2007.

Roberto Saviano, « Rien n’arrête la Mafia, pas même les séismes », Courrier international, 21 avril 2004.

Roberto Saviano, Extra pure, voyage dans l’économie de la cocaïne, Gallimard, 2014.

Roberto Saviano, « Falcone voleva vivere e i suoi nemici non erano solo i mafiosi » Repubblica.it23 mai 2017 

Peter Dale ScottDrugs, oil, and war: the United States in Afghanistan, Colombia, and Indochina, Rowman & Littlefield, 2003

AF Shariff, M Rhemtulla (2012) Divergent Effects of Beliefs in Heaven and Hell on National Crime Rates. PLoS ONE 7(6): e39048. https://doi.org/10.1371/journal.pone.0039048       

Anthony Summers, Le plus grand salaud d’Amérique : J. E. Hoover, patron du FBI, Le seuil, 1995.

UNODC, Global study on homicide, 2013.

UNODC, Global report on trafficking in persons, 2016

UNODC, Rapport 2016 sur les drogues.

Ed Vulliamy, Amexica – la guerre contre le crime organisé sur la frontière Etats-Unis / Mexique, Albin Michel, 2013.

Peter Ward Fay, The opium war 1840-1842, University of North Carolina press, 1997

Howard Zinn, Une histoire du peuple des Etats-Unis, Agone, 2002.

13/06/17
La théorie de l’offre 1/2
René Teboul

La théorie de l’offre au cœur de la politique économique libérale : fondements théoriques et résultats

 

*René TEBOUL

Maître de conférences HDR à l’Université de la Méditerranée (habilité à diriger des recherches)

Directeur de recherche au CEFI-CNRS

Champs de recherche

Economies méditerranéennes : répercussions de la crise climatique et économique dans les économies maghrébines et de l’Afrique sub-saharienne, incidences de la dégradation des structures économiques de l’Afrique sub-saharienne sur les économies maghrébines, notamment en ce qui concerne les migrations internationales.

René Teboul vous propose de visiter son blog : http://www.blogg.org/blog-108630.html

La littérature prolétarienne

Texte et références de René Teboul à propos de la littérature prolétarienne

Les raisons de s’intéresser encore aujourd’hui à la littérature prolétarienne sont aussi nombreuses que variées. Il y a d’abord et avant tout le plaisir qu’on peut retirer de sa fréquentation car elle est rarement ennuyeuse. On va voir que son champ est assez vaste, et que malgré le temps qui passe, les chefs d’oeuvre qu’elle a donnés sont restés bien plus lisibles et accessibles que bien des ouvrages de la littérature bourgeoise qui étaient pourtant…

litterature-proletarienne-4

18/10/16
La littérature prolétarienne 3/3
Histoire – René Teboul

La littérature prolétarienne
Quelques auteurs français et étrangers

La littérature prolétarienne comprend de très nombreux auteurs (Thierry Maricourt en présente 381 dans son Dictionnaire des auteurs prolétariens, Paul Feller en avait recensé 850 dans un catalogue établi en 1960), de nombreux chefs-d’œuvre, de rares succès (Marie-Claire, de Marguerite Audoux, Travaux, de Georges Navel…).

Certains de ces ouvrages ont été publiés en collection de poche et peuvent encore se trouver.https://fr.wikipedia.org/wiki/Litt%C3%A9rature_prol%C3%A9tarienne#En_France

11/10/16
La littérature prolétarienne 2/3
Histoire – René Teboul

 

La littérature prolétarienne
Langue et technique narrative    2/3

sans-titre-3La question de la littérature prolétarienne change brusquement de statut à la fin des années Vingt. Alors qu’elle est encore perçue comme plus politique que littéraire, elle fait l’objet d’une grande enquête qui débute en août 1928 dans la revue Monde. De nombreux écrivains, critiques ou intellectuels répondent à l’enquête. Ce succès confère immédiatement une autorité à la revue et place soudain la notion de littérature prolétarienne parmi les problématiques littéraires. Des questions qui avaient surtout mobilisé jusque-là les critiques de L’Humanité et ceux de la revue, vont désormais toucher de multiples fractions du champ littéraire.

04/10/16
La littérature prolétarienne 1/3
Histoire – René Teboul

Histoire – video


La littérature prolétarienne

1/3     Place et statut de la littérature prolétarienne :
la littérature comme outil d’émancipation

la-litterature-proletarienne-2La littérature prolétarienne dans son développement accompagne la montée en puissance de la classe prolétarienne. Cette classe est ici entendue au-delà de ses fonctions économiques, comme pensant la transformation sociale et la fin du capitalisme. Produite par des prolétaires pour des prolétaires, elle vise non seulement à s’émanciper des formes de la littérature bourgeoise, mais aussi à développer une sensibilité et une morale nouvelles qui serviront de socle à la société future. Son importance doit être vue aussi à travers l’influence qu’elle a eu sur la littérature contemporaine dans le renouveau de la langue et des techniques narratives. Son déclin viendra aussi bien du déclin de la classe ouvrière que de l’intégration de ses techniques narratives et poétiques dans la littérature courante.