Archives par mot-clé : accueil

19/11/18
Le droit des peuples et les droits de l’Homme
Anaïs Simon

« Comment définir « l’Homme » dont il est question dans la Déclaration des Droits de l’Homme et du citoyen ? Il semblerait que la Déclaration elle-même soit justement le lieu qui décrit cet « Homme », et qui par conséquent l’institue, plutôt qu’elle ne s’appuie sur un homme existant. A ce titre la Déclaration est prescriptive de ce que doit être l’Homme moderne, le nouveau citoyen, et partant, le type de régime politique qui le rend possible. D’où cette question : faut-il entendre l’ensemble de l’humanité comme la somme de tous les hommes réels et existants ? Ou s’agit-il de l’idée d’homme, d’une essence de l’humanité ? Selon la première hypothèse, les droits de l’Homme, reliés à leur situation historique d’apparition, supposent que le peuple français se constitue symboliquement comme le représentant révolutionnaire de tous les peuples oppressés : le citoyen français serait le modèle pour tout homme. Selon la seconde hypothèse, les droits de l’Homme seraient moins les droits des hommes, que ceux de l’humanité, entendue comme abstraction qui pourrait jouer le rôle d’une idée régulatrice ou d’un paradigme. »

Anaïs Simon est titulaire d’un doctorat de philosophie, professeure au Lycée Saint-Exupéry à Marseille où elle prépare les élèves aux épreuves du baccalauréat en philosophie en les initiant à l’examen critique et argumenté de problèmes métaphysiques, politiques, moraux et épistémologiques.

12/11/18
L’Homme des droits de l’Homme
Anaïs Simon

« Comment définir « l’Homme » dont il est question dans la Déclaration des Droits de l’Homme et du citoyen ? Il semblerait que la Déclaration elle-même soit justement le lieu qui décrit cet « Homme », et qui par conséquent l’institue, plutôt qu’elle ne s’appuie sur un homme existant. A ce titre la Déclaration est prescriptive de ce que doit être l’Homme moderne, le nouveau citoyen, et partant, le type de régime politique qui le rend possible. D’où cette question : faut-il entendre l’ensemble de l’humanité comme la somme de tous les hommes réels et existants ? Ou s’agit-il de l’idée d’homme, d’une essence de l’humanité ? Selon la première hypothèse, les droits de l’Homme, reliés à leur situation historique d’apparition, supposent que le peuple français se constitue symboliquement comme le représentant révolutionnaire de tous les peuples oppressés : le citoyen français serait le modèle pour tout homme. Selon la seconde hypothèse, les droits de l’Homme seraient moins les droits des hommes, que ceux de l’humanité, entendue comme abstraction qui pourrait jouer le rôle d’une idée régulatrice ou d’un paradigme. »

Anaïs Simon est titulaire d’un doctorat de philosophie, professeure au Lycée Saint-Exupéry à Marseille où elle prépare les élèves aux épreuves du baccalauréat en philosophie en les initiant à l’examen critique et argumenté de problèmes métaphysiques, politiques, moraux et épistémologiques.

05/11/18
Jésus est-il mort sur la croix ?
Frédéric Armand

Juriste et historien, Frédéric Armand poursuit des recherches essentiellement centrées sur les sujets du Haut Moyen Âge, des bourreaux et du mariage.

Il est notamment l’auteur de :

«  »Les bourreaux en France, du Moyen Âge à l’abolition de la peine de mort » » (Perrin, 2012) «  »Chilpéric 1er, petit-fils de Clovis et grand-père de Dagobert, le roi assassiné deux fois » » (La Louve, 2008).

«  »Jésus, est-il mort sur la croix ? Essai historique » » (Liber 2018)

    

29/10/18
Les bibles du 1er millénaire
Bibliographie 2

Les Bibles du premier millénaire – Gilles Dorival –

29 octobre 2018

Les traductions de la Bible hébraïque :

* en grec : au 3e s. avant, à Alexandrie, la Torah, sous les auspices des Ptolémées. Au cours des siècles suivants, les autres livres, à Alexandrie, à Jérusalem, ailleurs. Derniers livres traduits : Ruth, Lamentations, Cantique, Ecclésiaste, entre + 30 et + 125. Autres traductions en grec : Théodotion (+ 50), Aquila (vers 130), Symmaque (vers 160-180).

* en syriaque : la Peshitta (« simple » par opposition à savante), soit par des Juifs, soit par des chrétiens, soit par les deux groupes. Histoire textuelle complexe, marquée par l’influence de la LXX et des réalignements sur l’hébreu. C’est l’Ancien Testament de l’Eglise syriaque.

* en latin : la Vulgate de Jérôme, à la fin du 4e siècle. Elle ne s’impose pas avant le 6e siècle et même le Moyen Âge.

* en arabe : au 10e s., par Saadiah Gaon, à Babylone ; il y a des versions arabes postérieures ; certaines sont faites sur la Peshitta et/ou la Syro-Hexaplaire ou encore sur les versions coptes.

Les traductions de la Bible grecque :

* en latin : par les chrétiens vers la fin du 2e s. ; c’est la vieille latine, à l’histoire textuelle complexe ; c’est l’Ancien Testament des Pères latins (Augustin).

* en copte (= égyptien des chrétiens) : vers 150-200 ; plusieurs traductions.

* en gothique : vers 350, par Ulfila.

* en arménien : par Mesrob Machtotz assisté de Sabak le catholikos, au début du 5e siècle ; peut-être traduite sur la Peshitta, mais alors révisée sur la LXX à travers les siècles.

* en géorgien : à partir du 5e s., sur le texte arménien, mais la traduction est révisée sur la LXX.

* en éthiopien guèze : vers 500 ; version révisée à travers les siècles, puis traduite tardivement en éthiopien amharique. C’est la Bible des Juifs falashas.

* en syriaque : Syro-Hexaplaire, traduction de la colonne LXX des Hexaples d’Origène, achevée en 616-617 à Alexandrie par Paul de Tella ; adoptée par une bonne partie des commentateurs syriaques.

* en vieux slave : par Cyrille et Méthode, au 9e s. ; version remaniée à travers les siècles sur l’hébreu, le grec et le latin.

* en arabe : au 9e s., par Hunayn ibn Ishaq.

L’originalité de la LXX : elle n’est pas organisée comme la Bible hébraïque ; elle contient tous les livres de cette dernière, mais ajoute des livres et des passages ; elle a des versets en plus et en moins ; elle présente des différences d’interprétation. Traductions en allemand, anglais, français (« La Bible d’Alexandrie »), italien, etc.

  • La LXX ne connaît pas la Loi, les Prophètes et les Ecrits, mais seulement la Loi et les Prophètes, qui forment un seul ensemble. Il n’y a pas de hiérarchie entre les livres, qui sont à égalité pour l’argumentation (voir Matthieu 12, 1-8, les apôtres ramassent des épis le jour du sabbat ; les Pharisiens argumentent à partir de la Loi, Jésus à partir de 1 Samuel 21, 1-6).

* Les deutérocanoniques/apocryphes : leur nombre varie selon les manuscrits. Ecrits juifs :

1 Esdras (= 3 Esdras de la Vulgate), traduit sur l’hébreu, qui raconte la même histoire que l’Esdras hébreu, mais a des ajouts (qui est plus fort que le roi : le vin, les femmes ou la vérité ?).

Judith (original hébreu) : comment une jeune veuve décapite le général assyrien Holopherne.

Tobit (original araméen et hébreu) : histoire de Tobit et de son fils Tobie.

Siracide ou Sagesse de Jésus fils de Sirakh (original hébreu) : vers – 200

Sagesse (de Salomon) : vers – 50, à Alexandrie.

Psaumes de Salomon (original hébreu) : vers – 50.

1 Maccabées (original hébreu) : histoire de la révolte juive entre – 175 et -135.

2 Maccabées (original grec) : histoire de la révolte juive entre – 175 et – 160.

3 Maccabées (original grec) : les Juifs menacés à Jérusalem et en Egypte par Ptolémée IV Philopator (fin du 3e s.).

4 Maccabées (original grec) : la raison pieuse maîtrise les passions, comme le montrent les martyres d’Eléazar et de la mère et de ses 7 fils.

* Les passages supplémentaires (rédigés par des Juifs) :

Additions à Jérémie : Baruch (traduit de l’hébreu et de l’araméen) et Lettre de Jérémie (grec).

Addition aux Psaumes : Ps 151.

Addition à Daniel : histoire des 3 jeunes gens ; Suzanne, Bel et le dragon.

Additions à Esther (où figure le nom de Dieu).

* Versets différents :

Genèse 4, 7 (Dieu agrée le sacrifice d’Abel, mais non celui de Caïn). Hébreu « Est-ce qu’il n’y aura pas, si tu agis bien, élévation ? Et, si tu n’agis pas bien, à la porte le péché [est] tapi ». Grec : « Si tu as présenté correctement, mais partagé non correctement, n’as-tu pas péché ? Reste tranquille ».

Isaïe 28, 9-11. Hébreu « Ordre sur ordre, règle sur règle, un peu par ici, un peu par ici » (moquerie à l’égard du prophète dont les propos seraient des bégaiements ; ou imitation de l’enseignement élémentaire comparé à un balbutiement). Grec : « Reçois épreuve sur épreuve, reçois espérance sur espérance, encore un peu, encore un peu ».

29/10/18
Les bibles du 1er millénaire 2/2
Gilles Dorival

 La Bible hébraïque a été traduite en grec à Alexandrie avant l’ère chrétienne: c’est la Bible des Septante, qui est juive. Durant le premier millénaire elle a été traduite en syriaque (c’est la Peshitta, qui est juive et/ou chrétienne) et en latin (c’est la Vulgate de Jérôme). De son côté, la Septante a été traduite en latin (c’est la Vieille Latine, qui est la Bible d’Augustin), en copte, en éthiopien, en slavon, en arménien, en géorgien, en arabe. Il n’est pas exagéré de dire que la Bible du premier millénaire est la Septante, et non la Bible hébraïque, qui joue un rôle secondaire. Comme toute traduction est interprétation, il y a des enjeux de sens dans les Bibles du premier millénaire, auxquels on s’intéressera.

Gilles Dorival

- Professeur émérite à l’université d’Aix-Marseille (département des sciences de l’Antiquité)

- Ancien directeur et co-fondateur du Centre Paul-Albert Février 
- Philologue

Thèmes de recherche :

- Histoire des traditions bibliques
- Bible grecque des Septante
- Patristique

Gilles Dorival a commencé à s’intéresser à l’histoire des religions et aux Pères grecs de l’Église dès sa première année à l’École normale supérieure de la rue d’ULM (1965-1966). Il s’initie alors à la patristique et pour mieux comprendre et interpréter les Pères et leur interprétation de la Bible il se met à l’hébreu.

Depuis quarante ans, il enquête sur les rapports entre la Bible hébraïque et les traductions grecques dont elle a fait l’objet. Il a également travaillé sur les traditions syriaques, latines, arméniennes, géorgiennes…, de la bible. Il est l’auteur avec Marguerite Harl et Olivier Munnich d’une introduction générale à « La Bible grecque des Septante », parue aux éditions du Cerf (1988, réédition en 1994). Il a également écrit, co-écrit ou dirigé 17 livres et plus de 170 articles.
L’ensemble des travaux de Gilles Dorival s’inscrit dans la lignée féconde des exégèses bibliques.

Gilles Dorival a par ailleurs occupé de nombreuses fonctions d’encadrement de la recherche et de l’enseignement supérieur, ainsi que des responsabilités éditoriales au sein de maisons d’édition et de revues scientifiques. Il a été directeur du Centre Paul-Albert Février de 2001 à 2010 et membre senior de l’Institut universitaire de France (chaire « judaïsme hellénistique et christianisme ancien ») de 2000 à 2010.

Il co-dirige la collection « La Bible d’Alexandrie » (Éditions du Cerf), qui est une traduction annotée de la Septante. Dix-huit volumes sont parus à ce jour (2012).

Téléchargez la bibliographie intégrale de Gilles Dorival :

http://www.cpaf.cnrs.fr/IMG/pdf/G-Dorival-publi-web.pdf

Présentation et bibliographie

Les Bibles du premier millénaire – Gilles Dorival

29 octobre 2018

Les traductions de la Bible hébraïque :

* en grec : au 3e s. avant, à Alexandrie, la Torah, sous les auspices des Ptolémées. Au cours des siècles suivants, les autres livres, à Alexandrie, à Jérusalem, ailleurs. Derniers livres traduits : Ruth, Lamentations, Cantique, Ecclésiaste, entre + 30 et + 125. Autres traductions en grec : Théodotion (+ 50), Aquila (vers 130), Symmaque (vers 160-180).

* en syriaque : la Peshitta (« simple » par opposition à savante), soit par des Juifs, soit par des chrétiens, soit par les deux groupes. Histoire textuelle complexe, marquée par l’influence de la LXX et des réalignements sur l’hébreu. C’est l’Ancien Testament de l’Eglise syriaque.

* en latin : la Vulgate de Jérôme, à la fin du 4e siècle. Elle ne s’impose pas avant le 6e siècle et même le Moyen Âge.

* en arabe : au 10e s., par Saadiah Gaon, à Babylone ; il y a des versions arabes postérieures ; certaines sont faites sur la Peshitta et/ou la Syro-Hexaplaire ou encore sur les versions coptes.

Les traductions de la Bible grecque :

* en latin : par les chrétiens vers la fin du 2e s. ; c’est la vieille latine, à l’histoire textuelle complexe ; c’est l’Ancien Testament des Pères latins (Augustin).

* en copte (= égyptien des chrétiens) : vers 150-200 ; plusieurs traductions.

* en gothique : vers 350, par Ulfila.

* en arménien : par Mesrob Machtotz assisté de Sabak le catholikos, au début du 5e siècle ; peut-être traduite sur la Peshitta, mais alors révisée sur la LXX à travers les siècles.

* en géorgien : à partir du 5e s., sur le texte arménien, mais la traduction est révisée sur la LXX.

* en éthiopien guèze : vers 500 ; version révisée à travers les siècles, puis traduite tardivement en éthiopien amharique. C’est la Bible des Juifs falashas.

* en syriaque : Syro-Hexaplaire, traduction de la colonne LXX des Hexaples d’Origène, achevée en 616-617 à Alexandrie par Paul de Tella ; adoptée par une bonne partie des commentateurs syriaques.

* en vieux slave : par Cyrille et Méthode, au 9e s. ; version remaniée à travers les siècles sur l’hébreu, le grec et le latin.

* en arabe : au 9e s., par Hunayn ibn Ishaq.

L’originalité de la LXX : elle n’est pas organisée comme la Bible hébraïque ; elle contient tous les livres de cette dernière, mais ajoute des livres et des passages ; elle a des versets en plus et en moins ; elle présente des différences d’interprétation. Traductions en allemand, anglais, français (« La Bible d’Alexandrie »), italien, etc.

  • La LXX ne connaît pas la Loi, les Prophètes et les Ecrits, mais seulement la Loi et les Prophètes, qui forment un seul ensemble. Il n’y a pas de hiérarchie entre les livres, qui sont à égalité pour l’argumentation (voir Matthieu 12, 1-8, les apôtres ramassent des épis le jour du sabbat ; les Pharisiens argumentent à partir de la Loi, Jésus à partir de 1 Samuel 21, 1-6).

* Les deutérocanoniques/apocryphes : leur nombre varie selon les manuscrits. Ecrits juifs :

1 Esdras (= 3 Esdras de la Vulgate), traduit sur l’hébreu, qui raconte la même histoire que l’Esdras hébreu, mais a des ajouts (qui est plus fort que le roi : le vin, les femmes ou la vérité ?).

Judith (original hébreu) : comment une jeune veuve décapite le général assyrien Holopherne.

Tobit (original araméen et hébreu) : histoire de Tobit et de son fils Tobie.

Siracide ou Sagesse de Jésus fils de Sirakh (original hébreu) : vers – 200

Sagesse (de Salomon) : vers – 50, à Alexandrie.

Psaumes de Salomon (original hébreu) : vers – 50.

1 Maccabées (original hébreu) : histoire de la révolte juive entre – 175 et -135.

2 Maccabées (original grec) : histoire de la révolte juive entre – 175 et – 160.

3 Maccabées (original grec) : les Juifs menacés à Jérusalem et en Egypte par Ptolémée IV Philopator (fin du 3e s.).

4 Maccabées (original grec) : la raison pieuse maîtrise les passions, comme le montrent les martyres d’Eléazar et de la mère et de ses 7 fils.

* Les passages supplémentaires (rédigés par des Juifs) :

Additions à Jérémie : Baruch (traduit de l’hébreu et de l’araméen) et Lettre de Jérémie (grec).

Addition aux Psaumes : Ps 151.

Addition à Daniel : histoire des 3 jeunes gens ; Suzanne, Bel et le dragon.

Additions à Esther (où figure le nom de Dieu).

* Versets différents :

Genèse 4, 7 (Dieu agrée le sacrifice d’Abel, mais non celui de Caïn). Hébreu « Est-ce qu’il n’y aura pas, si tu agis bien, élévation ? Et, si tu n’agis pas bien, à la porte le péché [est] tapi ». Grec : « Si tu as présenté correctement, mais partagé non correctement, n’as-tu pas péché ? Reste tranquille ».

Isaïe 28, 9-11. Hébreu « Ordre sur ordre, règle sur règle, un peu par ici, un peu par ici » (moquerie à l’égard du prophète dont les propos seraient des bégaiements ; ou imitation de l’enseignement élémentaire comparé à un balbutiement). Grec : « Reçois épreuve sur épreuve, reçois espérance sur espérance, encore un peu, encore un peu ».

22/10/18
Les bibles du 1er millénaire
Bibliographie 1

Les Bibles du premier millénaire – Gilles Dorival

22 et 29 octobre 2018

Pourquoi le pluriel du titre ? La Bible, mot grec qui signifie le livre, est l’ensemble des textes reconnus comme inspirés par les Juifs d’abord, puis par les chrétiens, sous le nom d’Ancien Testament, auquel les chrétiens ajoutent les 27 textes du Nouveau Testament (= 4 évangiles, Actes des apôtres, 14 lettres de Paul, 7 lettres catholiques, Apocalypse). Le mot Testament signifie « arrangement entre deux parties, alliance », i.e. alliance entre Dieu et le peuple juif ou l’humanité. La Bible hébraïque a été traduite très tôt en grec : c’est la Bible grecque des Septante (LXX). Or, pendant le premier millénaire, c’est la Septante qui a été lue dans les pays du pourtour méditerranéen (à l’exception des aires hébréophone et syriaque). L’hébreu a fait un retour en force quand il a été traduit à son tour en latin par Jérôme à la fin du 4e siècle, mais la Vulgate de Jérôme a mis plusieurs siècles à s’imposer et seulement en Occident. La LXX présente tous les textes hébreux, mais elle a des textes supplémentaires comme le livre de Judith et elle présente des écarts avec l’hébreu : des versets en plus, des versets en moins, des versets apparemment compris autrement.

22 octobre : prise de contact avec la Bible hébraïque.

29 octobre : la LXX et les autres traductions de la Bible pendant le premier millénaire.

Traductions dans la Bibliothèque de la Pléiade : L’Ancien Testament (E. Dhorme, I, 1956, II, 1959 ; Le Nouveau Testament (J. Grosjean), 1971 + La Bible. Ecrits intertestamentaires (A. Dupont-Sommer, M. Philonenko),1987 + Le Coran (D. Masson), 1967.

* La Bible hébraïque : 22/24 écrits, formant ce que la tradition juive appelle le TaNaK, un acronyme qui renvoie à trois sous-ensembles (sedarim), la Torah ou Loi, les Nebi’im ou Prophètes, les Ketubim ou Ecrits. On discute de la date de mise au point finale de cet ensemble, la fin de l’époque perse (milieu du 5e siècle avant) ou le début de l’époque hellénistique (fin du 4e siècle) sans compter des écrits plus tardifs comme Daniel. On discute encore plus de la date de rédaction de chacun des écrits. Chaque écrit, ou livre, est divisé en chapitres (d’origine chrétienne médiévale) et en versets (d’origine juive). La langue est l’hébreu, à l’exception de parties d’Esdras-Néhémie (4,8-6,18 et 7,12-26) et de Daniel (2, 5-7,28), rédigées en araméen. Dans les Talmuds, l’ordre Torah-Prophètes-Ecrits est hiérarchique. Problèmes souvent posés : récit biblique de la création vs science ; histoire d’Israël vs archéologie.

* Torah ou Loi (5 livres) : Genèse, Exode, Lévitique, Nombres, Deutéronome (titres grecs).

Genèse : histoire de la création du monde et des patriarches, Adam, Noé, Abraham, Isaac, Jacob, les 10 fils de Jacob (les tribus), en Judée et en Egypte. Lectures de 1, 1-3, 24-31 ; 2, 1-9 (la création) et de 4, 1-8 (Caïn et Abel).

Exode : histoire des Hébreux et de Moïse (vers 1250 ?) en Egypte puis en route vers la terre promise. Lecture de 3, 1-6 et 13-14 (buisson ardent).

Lévitique : suite du retour vers la Judée et organisation du culte confié à la tribu de Lévi. Lecture de 17, 10-12 (interdit du sang).

Nombres : suite de l’errance dans le désert pendant 40 ans. Lecture de 25, 1-9 (Pinhas/Phinees).

Deutéronome : paroles de Moïse au peuple. Sa mort en vue de la terre promise. Lecture de 5, 6-21 (10 commandements).

* Nebi’im ou Prophètes (8 livres) :

Josué : histoire de Josué successeur de Moïse et conquête de la terre promise (Canaan).

Juges : histoire des successeurs de Josué, les juges (Gédéon, Samson, etc.).

1-2 Samuel : établissement de la royauté (Saul, David vers – 1000). Lecture de 2 S 11, 1-12, 24.

1-2 Rois : histoire de Salomon (vers – 950) et des rois jusqu’à l’exil à Babylone (- 586).

Isaïe : prédication d’Isaïe (8e s.).

Jérémie : prédication de Jérémie (fin 7e-début 6e s.), « Nabuchodonosor mon serviteur ».

Ezéchiel : prophète de la déportation.

12 Petits Prophètes : Osée, Joël, Amos, Abdias, Jonas, Michée, Nahum, Habaquq, Sophonie, Aggée, Zacharie, Malachie

* Ketubim ou Ecrits (11 livres) :

Psaumes (de David) : poèmes accompagnés de musique, hymnes, supplications, actions de grâces. Lecture du Ps 21 (22).

Job : Job et ses amis discutent du problème du mal.

Proverbes (de Salomon) : littérature de sagesse.

Ruth : comment l’étrangère Ruth est devenue l’ancêtre de David.

Cantique des cantiques (de Salomon) : chants d’amour alternés.

Ecclésiaste : littérature de sagesse.

Lamentations (de Jérémie) : 5 poèmes déplorant la destruction de Jérusalem.

Esther : comment elle épouse le roi perse Assuérus et sauve le peuple juif de l’extermination.

Daniel : prophète en exil.

Esdras-Néhémie : retour des Hébreux à Jérusalem (- 536) et interdiction du mariage avec les femmes étrangères.

Chroniques (Paralipomènes) : récapitulation de l’histoire des Hébreux, d’Adam aux rois et à la déportation à Babylone.

22/10/18
Les bibles du 1er millénaire 1/2
Gilles Dorival

 La Bible hébraïque a été traduite en grec à Alexandrie avant l’ère chrétienne: c’est la Bible des Septante, qui est juive. Durant le premier millénaire elle a été traduite en syriaque (c’est la Peshitta, qui est juive et/ou chrétienne) et en latin (c’est la Vulgate de Jérôme). De son côté, la Septante a été traduite en latin (c’est la Vieille Latine, qui est la Bible d’Augustin), en copte, en éthiopien, en slavon, en arménien, en géorgien, en arabe. Il n’est pas exagéré de dire que la Bible du premier millénaire est la Septante, et non la Bible hébraïque, qui joue un rôle secondaire. Comme toute traduction est interprétation, il y a des enjeux de sens dans les Bibles du premier millénaire, auxquels on s’intéressera.

Gilles Dorival

- Professeur émérite à l’université d’Aix-Marseille (département des sciences de l’Antiquité)

- Ancien directeur et co-fondateur du Centre Paul-Albert Février 
- Philologue

Thèmes de recherche :

- Histoire des traditions bibliques
- Bible grecque des Septante
- Patristique

Gilles Dorival a commencé à s’intéresser à l’histoire des religions et aux Pères grecs de l’Église dès sa première année à l’École normale supérieure de la rue d’ULM (1965-1966). Il s’initie alors à la patristique et pour mieux comprendre et interpréter les Pères et leur interprétation de la Bible il se met à l’hébreu.

Depuis quarante ans, il enquête sur les rapports entre la Bible hébraïque et les traductions grecques dont elle a fait l’objet. Il a également travaillé sur les traditions syriaques, latines, arméniennes, géorgiennes…, de la bible. Il est l’auteur avec Marguerite Harl et Olivier Munnich d’une introduction générale à « La Bible grecque des Septante », parue aux éditions du Cerf (1988, réédition en 1994). Il a également écrit, co-écrit ou dirigé 17 livres et plus de 170 articles.
L’ensemble des travaux de Gilles Dorival s’inscrit dans la lignée féconde des exégèses bibliques.

Gilles Dorival a par ailleurs occupé de nombreuses fonctions d’encadrement de la recherche et de l’enseignement supérieur, ainsi que des responsabilités éditoriales au sein de maisons d’édition et de revues scientifiques. Il a été directeur du Centre Paul-Albert Février de 2001 à 2010 et membre senior de l’Institut universitaire de France (chaire « judaïsme hellénistique et christianisme ancien ») de 2000 à 2010.

Il co-dirige la collection « La Bible d’Alexandrie » (Éditions du Cerf), qui est une traduction annotée de la Septante. Dix-huit volumes sont parus à ce jour (2012).

Téléchargez la bibliographie intégrale de Gilles Dorival :

http://www.cpaf.cnrs.fr/IMG/pdf/G-Dorival-publi-web.pdf

Présentation et bibliographie

Les Bibles du premier millénaire – Gilles Dorival – 22 et 29 octobre 2018

Pourquoi le pluriel du titre ? La Bible, mot grec qui signifie le livre, est l’ensemble des textes reconnus comme inspirés par les Juifs d’abord, puis par les chrétiens, sous le nom d’Ancien Testament, auquel les chrétiens ajoutent les 27 textes du Nouveau Testament (= 4 évangiles, Actes des apôtres, 14 lettres de Paul, 7 lettres catholiques, Apocalypse). Le mot Testament signifie « arrangement entre deux parties, alliance », i.e. alliance entre Dieu et le peuple juif ou l’humanité. La Bible hébraïque a été traduite très tôt en grec : c’est la Bible grecque des Septante (LXX). Or, pendant le premier millénaire, c’est la Septante qui a été lue dans les pays du pourtour méditerranéen (à l’exception des aires hébréophone et syriaque). L’hébreu a fait un retour en force quand il a été traduit à son tour en latin par Jérôme à la fin du 4e siècle, mais la Vulgate de Jérôme a mis plusieurs siècles à s’imposer et seulement en Occident. La LXX présente tous les textes hébreux, mais elle a des textes supplémentaires comme le livre de Judith et elle présente des écarts avec l’hébreu : des versets en plus, des versets en moins, des versets apparemment compris autrement.

22 octobre : prise de contact avec la Bible hébraïque.

29 octobre : la LXX et les autres traductions de la Bible pendant le premier millénaire.

Traductions dans la Bibliothèque de la Pléiade : L’Ancien Testament (E. Dhorme, I, 1956, II, 1959 ; Le Nouveau Testament (J. Grosjean), 1971 + La Bible. Ecrits intertestamentaires (A. Dupont-Sommer, M. Philonenko),1987 + Le Coran (D. Masson), 1967.

* La Bible hébraïque : 22/24 écrits, formant ce que la tradition juive appelle le TaNaK, un acronyme qui renvoie à trois sous-ensembles (sedarim), la Torah ou Loi, les Nebi’im ou Prophètes, les Ketubim ou Ecrits. On discute de la date de mise au point finale de cet ensemble, la fin de l’époque perse (milieu du 5e siècle avant) ou le début de l’époque hellénistique (fin du 4e siècle) sans compter des écrits plus tardifs comme Daniel. On discute encore plus de la date de rédaction de chacun des écrits. Chaque écrit, ou livre, est divisé en chapitres (d’origine chrétienne médiévale) et en versets (d’origine juive). La langue est l’hébreu, à l’exception de parties d’Esdras-Néhémie (4,8-6,18 et 7,12-26) et de Daniel (2, 5-7,28), rédigées en araméen. Dans les Talmuds, l’ordre Torah-Prophètes-Ecrits est hiérarchique. Problèmes souvent posés : récit biblique de la création vs science ; histoire d’Israël vs archéologie.

* Torah ou Loi (5 livres) : Genèse, Exode, Lévitique, Nombres, Deutéronome (titres grecs).

Genèse : histoire de la création du monde et des patriarches, Adam, Noé, Abraham, Isaac, Jacob, les 10 fils de Jacob (les tribus), en Judée et en Egypte. Lectures de 1, 1-3, 24-31 ; 2, 1-9 (la création) et de 4, 1-8 (Caïn et Abel).

Exode : histoire des Hébreux et de Moïse (vers 1250 ?) en Egypte puis en route vers la terre promise. Lecture de 3, 1-6 et 13-14 (buisson ardent).

Lévitique : suite du retour vers la Judée et organisation du culte confié à la tribu de Lévi. Lecture de 17, 10-12 (interdit du sang).

Nombres : suite de l’errance dans le désert pendant 40 ans. Lecture de 25, 1-9 (Pinhas/Phinees).

Deutéronome : paroles de Moïse au peuple. Sa mort en vue de la terre promise. Lecture de 5, 6-21 (10 commandements).

* Nebi’im ou Prophètes (8 livres) :

Josué : histoire de Josué successeur de Moïse et conquête de la terre promise (Canaan).

Juges : histoire des successeurs de Josué, les juges (Gédéon, Samson, etc.).

1-2 Samuel : établissement de la royauté (Saul, David vers – 1000). Lecture de 2 S 11, 1-12, 24.

1-2 Rois : histoire de Salomon (vers – 950) et des rois jusqu’à l’exil à Babylone (- 586).

Isaïe : prédication d’Isaïe (8e s.).

Jérémie : prédication de Jérémie (fin 7e-début 6e s.), « Nabuchodonosor mon serviteur ».

Ezéchiel : prophète de la déportation.

12 Petits Prophètes : Osée, Joël, Amos, Abdias, Jonas, Michée, Nahum, Habaquq, Sophonie, Aggée, Zacharie, Malachie

* Ketubim ou Ecrits (11 livres) :

Psaumes (de David) : poèmes accompagnés de musique, hymnes, supplications, actions de grâces. Lecture du Ps 21 (22).

Job : Job et ses amis discutent du problème du mal.

Proverbes (de Salomon) : littérature de sagesse.

Ruth : comment l’étrangère Ruth est devenue l’ancêtre de David.

Cantique des cantiques (de Salomon) : chants d’amour alternés.

Ecclésiaste : littérature de sagesse.

Lamentations (de Jérémie) : 5 poèmes déplorant la destruction de Jérusalem.

Esther : comment elle épouse le roi perse Assuérus et sauve le peuple juif de l’extermination.

Daniel : prophète en exil.

Esdras-Néhémie : retour des Hébreux à Jérusalem (- 536) et interdiction du mariage avec les femmes étrangères.

Chroniques (Paralipomènes) : récapitulation de l’histoire des Hébreux, d’Adam aux rois et à la déportation à Babylone.


CASA CONSOLAT accueille L’UPOP Marseille-Métropole

Merci

à toute l’équipe de Casa Consolat d’ouvrir son espace pour accueillir l’UPOP Marseille-Métropole

http://casaconsolat.org/

L’éthique

Le pourquoi du comment

Un projet éco-responsable, solidaire et social
Un lieu participatif

Casa Consolat est un lieu ouvert où le public, les adhérents, ont l’opportunité de participer à l’activité du lieu. C’est ainsi que régulièrement nous accueillons de nouvelles personnes qui nous font découvrir un plat, présentent une exposition, nous offrent un savoir-faire ou tout simplement donnent un coup de main. Ainsi s’est constitué un collectif de personnes participant aujourd’hui au fonctionnement et à la pensée du lieu.

De la même façon, Casa Consolat est un lieu de convivialité où les rencontres facilitent la circulation des informations et ainsi de façon informelle, il devient un centre ressource où, un trouvera une chambre, proposition d’hébergement un autre une annonce d’emploi, un accès à internet, un renseignement sur le quartier, sur une autre association, chacun étant toujours attentif à mettre en relation des personnes avec un projet ou une structure connue.

Adhésion et tarifs

Casa Consolat veut permettre à tous d’accéder à ses activités. Le prix ne doit pas être un frein, ni un vecteur de discrimination.

L’adhésion est à prix libre et permet ainsi à quiconque de profiter du lieu en donnant une participation à la hauteur de ses moyens.

Le même principe existe pour la plupart des activités : projections, concerts, ateliers.

En ce qui concerne les repas, Casa Consolat fonctionne avec une fourchette de prix laissant ainsi chaque adhérent responsable du prix qu’il choisit et permettant ainsi une solidarité entre chacun . Nous proposons un prix coûtant, un prix intermédiaire, et un prix de soutien.

Une programmation ouverte aux propositions des adhérents

Depuis l’origine du projet, la rencontre a toujours été le vecteur de la programmation culturelle, que ce soit un artiste, un groupe ou une association.

Cet éclectisme est bien l’identité du lieu ainsi qu’un principe mettant en valeur la grande diversité de la création contemporaine, la richesse d’un carrefour des cultures différentes cohabitant dans une ville comme Marseille. Par là même, les publics se mélangent, sans distinction indentitaire.

C’est aussi un soutien aux jeunes artistes, à une création minoritaire, aux activités associatives, qui sans barrage sélectif, trouvent un lieu pour se produire ou développer une activité.

De nombreuses associations trouvent chez nous l’occasion de développer leurs travaux et projets, de le partager avec un public.

La gouvernance

L’association depuis son existence fonctionne en collectif où les projets se pensent et se font ensemble. Ce collectif est composé de bénévoles, salariés.

Aux rendez vous importants de la vie associative peuvent être conviés partenaires et adhérents usagers.

Les décisions se prennent au consensus et à l’unanimité.

Un travail important est toujours remis a jour pour trouver la meilleur forme de structuration de l’association.

L’organisation se fait collectivement grâce à des rendez vous réguliers et des groupes de travail portant aux menbres du Conseil d’administration les questions soulevées, les développements à entériner et les projets à mener.

15/10/18
Médiation et communisme 3/3
Bernard Lamizet

Chères Amies , chers Amis de l’UPOP Marseille-Métropole , bonjour !

Nous sommes SDF !

La Fabulerie prend l’eau et met l’UPOP Marseille-Métropole en grande difficulté

Sans aucun préavis la convention qui nous liait à La Fabulerie a été dénoncée

Depuis jeudi je cherche activement un lieu pour installer l’Université Populaire de Marseille

Devant cette urgence la Brasserie Communale – 57 cours Julien 13006 Marseille (métro Notre Dame du Mont) mettra à notre disposition son local ce lundi 15 octobre

Je continue à chercher une salle !

Avez-vous d’autres idées de structures qui seraient en capacité de nous accueillir et que je pourrai solliciter

Je vous remercie pour votre implication dans cette aventure d’éducation populaire

Bien amicalement

jp

Voici le message de résiliation sans préavis, sans possibilité de recours, que j’ai reçu, tout comme les autres associations qui organisaient des activités dans ce lieu

« Re Bonjour jean pierre , 

Désolée je pensais pas que tu voulais un courrier officiel plus détaillé. 

Comme Axelle te l’a dit hier au téléphone, cette décision vient du fait que pour des raisons de sécurité ( verrière et squat) nous préférons geler toutes les programmations ouvertes au public.

Sur le courrier officiel nous n’avons pas besoin de mettre de justificatif.

J’espère que ces infos te suffiront et que surtout vous pourrez retrouver un espace. Encore désolées pour ce désagrément.

Merci de ton retour. »

Rim DRIDI 

Chargée d’administration et suivi de production 

10 Boulevard Garibaldi Marseille 1er

15/10/18
Médiation et communisme 3/3
Bernard Lamizet

La médiation communiste

Troisième séance : Marx et le communisme aujourd’hui

Repenser le communisme en l’articulant à une écologie politique et à la politique de la ville

Les nouvelles formes de l’aliénation exercée par le libéralisme

Le communisme et les formes mondialisées de l’aliénation : le clivage entre le Nord et le Sud

01/10/18
Médiation et communisme 1/3
Bernard Lamizet

La médiation communiste

Première séance : médiation et communisme

La médiation : dialectique entre le singulier et le collectif

Le communisme : un engagement politique fondé sur une critique de l’économie politique

L’articulation de la pensée de Marx et de la pensée de Freud dans la médiation entre la dimension singulière du psychisme et la dimension collective de l’aliénation

Le communisme se fonde sur l’articulation de deux médiations : la médiation politique et la médiation économique

30/09/18
L’EXIL
Dimanche de la Canebière

29 boulevard Longchamp de 14 heures à 16 heures

Berhiv …

Shafiq …

Jeunes migrants habitants à Marseille

Témoignages

Hélène Bourgon Journaliste

Justin de Gonzague Documentariste

Créateurs de 15-38 Méditerranée

Reportages réalisés sur l’Aquarius

Samia Chabani

Sociologue engagée sur les questions de genre et d’immigration
Déléguée générale de l’association ANCRAGES, centre de ressources dédié à la valorisation du patrimoine local et migratoire…

Les apports culturels des migrations

Alexis Nuselovici (Nouss)

Ttitulaire de la chaire « Exil et migrations »

au Collège d’études mondiales Fondation Maison des Sciences de l’Homme

La condition de l’exilé