Tous les articles par Jean-Pierre Brundu

09/09/23 –Maison des Architectes – 130 av. du Prado
Rencontre avec Juan BRANCO – Coup d’état

Il est courant et aisé d’appeler à l’insurrection. Il est habituel de céder aux provocations. Il est plus rare de réfléchir et d’organiser une révolution.

Juan Branco est un jeune auteur. Docteur et avocat, ancien collaborateur du ministre des Affaires étrangères et du Procureur de la Cour pénale internationale, il devient, à vingt-quatre ans, l’un des plus proches conseillers de Wikileaks et de Julian Assange, puis des gilets jaunes, et l’une des principales figures d’opposition au gouvernement. Passé par Yale et la rue d’Ulm, il est l’auteur aux éditions Au diable vauvert du livre phénomène Crépuscule, vendu à 160 000 exemplaires et téléchargé plus d’un million de fois. Coup d’État est son dixième ouvrage.

04/09/23 – Maison des Architectes – 130 av. du Prado
Présentation du programme 2023-2024
Jean Pierre BRUNDU

Édito

« Ce n’est pas l’Utopie qui est dangereuse, car elle est indispensable à l’évolution. C’est le dogmatisme, que certains utilisent pour maintenir leur pouvoir, leurs prérogatives et leur dominance. »

Henri Laborit – 1914-1995 – Éloge de la fuite, 1976

Comprendre, apprendre, savoir, pouvoir, relèvent-ils de l’utopie, sont-ils portés par une volonté farouche de changer sa condition sociale, d’éveiller son esprit critique, dêtre capable d’agir en citoyen engagé ? Pourquoi seraient-ils un défi, un chalenge, une fanfarronade, une gageure ? Fallait-il être inconscient, fou, fada, gaga, jobastre, pour imaginer, créer, porter, une Université Populaire à Aubagne en 2014, dans le lycée Joliot Curie ? Installer à Marseille en 2018, l’Université Populaire de Marseille-Métropole au centre de la ville, sur la Canebière, dans la Mairie, près du quartier Noailles qui abrite les meilleurs couscous, les marchands d’épices orientales et asiatiques et aussi sur l’avenue du Prado, dans l’immeuble de la Société des Architectes des Bouches du Rhône, était un défi, un pari démesuré. Nous avons relevé ce défi et prétendons nous inscrire en complément de la proposition foisonnante tournée vers les musiques, le théâtre, le cinéma, les sports, l’OM (l’Olympique de Marseille), et d’attirer les supporters des quarts de virages ; développer un « partage des savoirs » hors compétition, sans pré-requis, combiner une offre de loisirs intellectuel, cognitifs et de renforcement du lien social intergénérationnel, revendiquer l’appellation “ université “ héritière des Lumières et l’affirmation “ populaire “ c’est à dire ouvert à toutes et à tous. Nous maintenons l’utopie de proposer et de conserver un rythme soutenu de conférences hebdomadaires, d’appréhender la philosophie, l’économie, la sociologie, l’histoire, les sciences, le langage ; d’inviter, de mobiliser, les chercheuses et chercheurs d’Aix Marseille Université les plus prestigieux et aussi des “estrangers“ de renommée internationale, qui acceptent généreusement de prendre part à nos programmes et de mettre en commun leurs connaissances avec le public, partagent le principe fondamental de l’Université Populaire de Marseille-Métropole : “apprendre pour le plaisir.“ Nous considérons que les savoirs sont le produit d’une expérience collective, alimentée par les enseignements, les travaux universitaires et les apprentissages individuels tout au long de la vie, qui doit pouvoir être diffusé, échangé et partagé librement, facilement accessible à toutes et à tous. Notre chaine vidéo offre en libre accès toutes les conférences réalisées depuis 2014. Nous sommes heureux de réunir plus de 150 abonnés, d’accueillir un public hétérogène, assidu et nombreux, qui ne cède pas aux sirènes télévisuelles et au confort des canapés de leurs salons.

L’équipe de l’Université Populaire de Marseille-Métropole est impatiente de vous accueillir.


ELLES ET ILS VONT NOUS RéGALER
pendant l’année 2023-2024

Alexandre Grondeau
Alexis Licht
Annie Zavagno
Bernard Lamizet
Bernard Tabuteau
Caroline Champenois
Catherine Cazenave
Charles Figuières
Charlotte Vampo
Christelle Combe
Christophe Prochasson
Denis Caroti
Enrico Donaggio
Flora Bajard
Gilles Dufrénot
Guillemette Legenne
Isabelle Gras
Joana Revis
José Rose
Lama Babbanji
Laure Ciesla
Leila Delannoy-Aïssaoui
Marco Cappellini
Marjorie Glas
Mehdi Chouabi
Mireille Ansaldi
Miriam Cué Rio
Nancy Murzilli
Nicolas Gravel
Pauline Perrenot
Renaud Bourlès
Rodrigue Coutouly
Samuel Boissier
Silvana Condemi
Xavier Gosset
Yves Pillant

Samedi 02/09/23 à 14H30 – Maison des Architectes – 130 av. du Prado
KHAOS, la promesse trahie de la modernité
Raphaël LIOGIER – Philosophie

Raphaël LIOGIER présentera son nouveau livre : KHAOS, la promesse trahie de la modernité

Voici un livre profondément original qui fera sans doute date. Raphaël Liogier y démontre que ce n’est pas tant la modernité, que d’aucuns n’ont de cesse de décrier, qui est la cause de nos divers effondrements (environnementaux, sociaux, psychiques ou civilisationnels) mais la trahison de sa promesse initiale.

La modernité qui nous exhorte au XVIIIe siècle à nous affranchir de toutes les tutelles est une promesse si radicale, une ouverture si immense, si difficile à supporter qu’elle a été immédiatement trahie et dégradée. Notre incapacité à l’habiter nous a conduit à lui donner des formes de plus en plus dégradées et destructrices : le positivisme, le néolibéralisme, le corrélationisme, l’illibéralisme, le populisme et le totalitarisme. Quelle est la nature de cette promesse initiale ? Pourquoi, par qui, et dans quelles conditions cette promesse a-t-elle été trahie et détournée ? En quoi et pourquoi cette promesse pourrait-elle encore être tenue ? Et surtout en quoi et pourquoi il est plus urgent que jamais de tenir enfin cette promesse?

http://www.editionslesliensquiliberent.fr/livre-Khaos-9791020920935-1-1-0-1.html

Raphaël LIOGIER est sociologue et philosophe.
Professeur des universités à l'Institut d'études politiques d'Aix-en-Provence
il a dirigé l'Observatoire du religieux de 2006 à 2014. 
Diplômé en philosophie de l'université d'Edimbourg
il enseigne également au Collège international de philosophie (CIPH).
Il est aussi chercheur associé au laboratoire Sophiapol à l’Université de Paris 10 Nanterre.

Mireille ANSALDI

Directrice de recherche CNRS au Laboratoire de Chimie Bactérienne (CNRS-Aix Marseille Université) 
Experte en microbiologie, génétique et génomique fonctionnelle
Anime une équipe de recherche qui s’intéresse à différents aspects de la biologie des bactériophages tels que leur contribution à l’évolution des génomes et à l’adaptation des bactéries ou les mécanismes de détournement des machineries cellulaires à leur profit. 
Membre fondatrice du réseau de recherches sur les bactériophages Phages.fr.

https://lcb.cnrs.fr/team/ansaldi/

https://lcb.cnrs.fr/team/ansaldi/

12/06/23 – Maison des Architectes – 130 av. du Prado
VERS UN REVENU DE BASE UNIVERSEL ?
Claude GAMEL – Économie

L’idée d’un revenu de base pour tous est régulièrement évoquée dans le débat public. Les objections qu’elle soulève (incitation à l’oisiveté, financement prohibitif) pourraient être surmontées, sous réserve d’une évolution radicale de l’actuel « État Providence » en « État pro-Liberté ». Une telle évolution de la protection sociale supposerait toutefois que le consensus de 1945 sur la « Sécurité sociale » puisse être réexaminé

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VERS UN REVENU DE BASE UNIVERSEL ?
Claude GAMEL – Économie

19/06/23 – Mairie 1&7 – 61 La Canebière
LA LIBERTÉ D’EXPRESSION : POUR QUI ?
Françoise LORCERIE – Sociologie

La publication des caricatures de « Mahomet », ou plus généralement la levée de la réserve dans la parole publique de rappers mais aussi d’intellectuels ou d’hommes et femmes politiques, pour ne rien dire de ce qui circule sur les réseaux sociaux, ont amené la question de la liberté d’expression au centre de débats sans fin. Elle est un droit fondamental dans les démocraties. Doit-elle pour autant être considérée comme absolue ? Oui répondent certains, non disent les juristes et les philosophes. Elle a des limites. Lesquelles ? Cela se discute. De plus, il faut regarder les circonstances. La ou les personnes attaquées doivent en principe être en situation de répliquer, de défendre leur vision des choses. Est-ce toujours le cas ? En situation scolaire, la question se complique du fait que la liberté d’expression est non seulement un droit que les élèves doivent connaître, mais une compétence qu’ils doivent acquérir, ce qui n’est pas la même chose.

Françoise Lorcerie, directrice de recherche émérite CNRS, à l’IREMAM (Institut de Recherches et d’études sur le Monde Arabe et Musulman), UMR 7310 Maison méditerranéenne des sciences de l’homme. Politologue, spécialiste des questions d’intégration des immigrés en France, notamment dans le cas des originaires du Maghreb. Ses thèmes de travail récents portent sur le débat sur la laïcité, le débat sur l’intégration, l’ethnicisation des rapports scolaires.

12/06/23 –Maison des Architectes – 130 av. du Prado
On ne peut plus rien dire !
Ann COADY – Langage

« On ne peut plus rien dire ! » La liberté d’expression et le politiquement correct.

Le « politiquement correct » est souvent présenté par ses critiques comme une dérive excessive des pratiques d’hygiène verbale au point d’en devenir une menace pour la « liberté expression ». Mais qu’est-ce que ces deux notions veulent dire au juste ? Est-ce qu’elles existent vraiment, et si oui qu’est-ce qu’elles représentent et pour qui ? Dans cette présentation, je propose d’examiner la notion de « politiquement correct » et son rapport à la « liberté d’expression » par le biais de la sociolinguistique. Nous aborderons la définition de ces deux notions, leurs aventures lingusitiques, et comment celles-ci sont mobilisées dans les débats actuels sur le langage.

Ann Coady est maître de conférences en linguistique à l’Université Paul-Valéry Montpellier 3.

Ses intérêts de recherche portent sur la sociolinguistique, en particulier le genre et le langage et plus précisément le débat sur les innovations linguistiques féministes en anglais et en français. Elle s’intéresse à la façon dont on conceptualise la langue dans ce débat à l’aide de métaphores.

Sa publication la plus récente est :
« Le débat sur le langage inclusif en France : Une bataille pour la l’âme de la nation ? » qui sortira cette année dans un volume consacré au débat sur le langage inclusif dans plusieurs langues.
Elle fait partie du comité de rédaction de la revue GLAD ! (Revue sur le langage, le genre et les sexualités):
https://journals.openedition.org/glad/

05/06/23 – Mairie 1&7 – 61 La Canebière
EST-ON LIBRE DE CROIRE CE QUE L’ON VEUT ?
Denis CAROTI – Philosophie

Pouvez-vous décider de croire ce que vous voulez ? Par exemple de croire que le soleil est une planète, que les trains volent ou que les chats aboient ? Sans doute pas, car il faut sans doute faire la différence entre croire et vouloir croire, mais également entre bonnes et mauvaises raisons de croire. Mais comment faire le tri dans ces raisons qui nous poussent à croire ? Ne sommes-nous pas sensibles à certaines formes de manipulation ou de biais qui nous amènent à croire de manière erronée ? Pouvons-nous être encore responsable de ce que l’on croit si l’on est manipulé, trompé ou juste incapable de discerner le vrai du faux ? A quel niveau se situe donc notre liberté de croire ou pas ? Dans cette conférence, on tentera de répondre à ces questions et de faire le lien entre croyance, liberté et cette pensée critique censée nous permettre de nous conduire vers l’autonomie intellectuelle.

Denis Caroti, Docteur en épistémologie, enseignant, formateur académique et chercheur associé au Centre Gilles Gaston Granger d’Aix-Marseille Université sur la thématique de la pensée critique.

22/05/23 –Maison des Architectes – 130 av. du Prado
LE DÉFI ÉCOLOGIQUE ET SOCIAL FACE AU CAPITALISME MONDIALISÉ 2/2
Bernard TABUTEAU – Économie

Le défi écologique et social face au capitalisme mondialisé

Une transition écologique, sociale, industrielle est à l’ordre du jour de la période historique présente. Elle vient se heurter au capitalisme actionnarial mondialisé, système qui s’est développé et consolidé à la faveur de la révolution néo-libérale des années 1980 et d’une démission des États.
Nous essaierons de décrire de la manière la plus précise les éléments constitutifs de cette opposition. Si la liberté du marché l’a emporté ces dernières décennies l’analyse historique nous enseigne que seul le retour du politique peut permettre un dépassement du capitalisme actionnarial mondialisé et, ce faisant, le traitement des défis écologiques, sociaux et industriels.

Bernard TABUTEAU

Docteur en économie, administrateur INSEE.
Chercheur en sciences sociales, ancien secrétaire général du CEREQ, a enseigné à l’Université d’Aix-Marseille.

20/05/23 – BMVR L’ALCAZAR – 58 cours Belsunce
LA FRATERNITÉ SELON LÉVINAS
Yves Pillant – Philosophie

La fraternité selon Lévinas ou l’impossibilité d’exclure
Pourquoi parle-t-on aussi rarement de la fraternité alors que l’article premier des Droits de l’Homme l’affirme : « Tous les êtres humains doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité. » Sommes-nous en panne ? Serait-elle une valeur parmi d’autres ? Ou peut-être reste-t-elle réfractaire à toute explication ou justification ? Mais alors, de quoi s’agit-il ?
Pour Levinas la fraternité n’est pas thématisable ; elle n’opère qu’à la vivre. C’est donc un chemin qui ne peut trouver aucune assurance conceptuelle ; il reste juste à l’emprunter puisque ça n’est qu’à relationner que cette fraternité atteint ce qui nous fait et construit notre sensibilité de l’autre.

Yves PILLANT
Docteur en Philosophie
École doctorale : Cognition, Langage, Éducation
Unité de recherche : Institut d’Histoire de la Philosophie.
Thèse : Une politique de la vulnérabilité est-elle « pensable » ?
Responsable du laboratoire de recherche en travail social
IMFRIS (Institut Méditerranéen de Formation, Recherche et Intervention Sociale)

nomie

15/05/23 –Maison des Architectes – 130 av. du Prado LE DÉFI ÉCOLOGIQUE ET SOCIAL FACE AU CAPITALISME MONDIALISÉ
Bernard TABUTEAU – Économie

Le défi écologique et social face au capitalisme mondialisé

Une transition écologique, sociale, industrielle est à l’ordre du jour de la période historique présente. Elle vient se heurter au capitalisme actionnarial mondialisé, système qui s’est développé et consolidé à la faveur de la révolution néo-libérale des années 1980 et d’une démission des États.
Nous essaierons de décrire de la manière la plus précise les éléments constitutifs de cette opposition. Si la liberté du marché l’a emporté ces dernières décennies l’analyse historique nous enseigne que seul le retour du politique peut permettre un dépassement du capitalisme actionnarial mondialisé et, ce faisant, le traitement des défis écologiques, sociaux et industriels.

Docteur en économie, administrateur INSEE.
Chercheur en sciences sociales, ancien secrétaire général du CEREQ, a enseigné à l’Université d’Aix-Marseille.