Tous les articles par Jean-Pierre Brundu

Martine quinio

Professeure agrégée de mathémathique
Mathématicienne de formation est spécialisée depuis une dizaine d’années dans l’enseignement des probabilités depuis plusieurs années dans toutes les mentions de licences, en premier cycle, en abordant ces notions par des exemples «bio» en licence Science et Vie de la Terre, des exemples«sociologie» en licence «Sciences et Humanités» .
Articles :
CultureMATH. La démarche statistique à l'épreuve de la pandémie grippale. (2010)
Tribune: « La statistique absente des débats », Le Monde, 26 juin 2020
Ouvrage: Probabilités et statistique aujourd'hui, édition L'Harmattan, collection Sciences et société, 2009
Ouvrage collectif: Sciences et Humanités, décloisonner les savoirs pour reconstruire l'université, éditions PUP 2019

04/10/21
une transition écologique et sociale ?
Bernard Tabuteau – Économie

L’analyse des crises sanitaire et économique met à l’ordre du jour la nécessité d’une double transition écologique et sociale. Sa réussite implique des politiques monétaire et budgétaire en rupture avec les orientations passées tant au niveau France qu’à celui de l’Union Européenne. La politique monétaire de taux d’intérêt bas et la politique budgétaire de soutien à l’investissement doivent être considérées comme complémentaires.
La conclusion et le début de mise en oeuvre des plans de relance européen et français marquent-elles un tournant par rapport aux orientations des politiques économiques suivies ces dernières années ? Comment apprécier la question de la dette publique eu égard à l’objectif de double transition écologique et sociale ?

Docteur en économie, administrateur INSEE. Chercheur en sciences sociales, ancien secrétaire général du CEREQ, Bernard Tabuteau a enseigné à l’Université d Aix-Marseille.

27/09/21
Le changement climatique
Joël Guiot – Sciences

Le changement climatique dans la région Méditerranéenne
Depuis l’Accord de Paris sur le climat de 2015, différents rapports spéciaux du GIEC ont souligné les impacts du réchauffement climatique et l’importance de le limiter à 1,5°C. Le rapport de novembre 2020 du réseau MedECC montre la vulnérabilité du bassin Méditerranéen face aux multiples risques liés au climat, à la pollution, à l’utilisation des terres et de la mer et aux changements de la biodiversité, en particulier si le réchauffement de la terre excède 2°C. Cette conférence essaiera de synthétiser les principaux risques encourus par le Bassin Méditerranéen face à ces changements de plus en plus prégnants. Ils concernent les canicules, les sécheresses, les inondations, l’érosion du littoral, la biodiversité, l’agriculture et la santé. Grâce aux résultats du groupe d’experts de la région Sud-PACA (GREC-Sud), elle abordera également l’échelle plus locale du sud-est de la France.
Joël Guiot est Directeur de recherche émérite CNRS, au Centre européen de recherche et d’enseignement des géosciences de l’environnement CEREGE
Médaille d’argent CNRS en 2005
Auteur pour le rapport du GIEC sur le réchauffement à 1,5°C (sorti en 2018)
Co-coordinateur du réseau MedECC (rapport sorti en 2020)
Coprésident du GREC-SUD

20/09/21
GAFA : Reprenons le pouvoir
Joëlle Toledano Bialot – Économie

Il y a vingt ans Apple entamait avec le retour de Steve Jobs sa seconde vie. Google et Amazon étaient des start-up et Facebook n’existait pas. Vingt ans après, les GAFA font partie des entreprises les plus puissantes au monde.
N’avons-nous pas fait preuve de naïveté face à ces jeunes pousses qui se réclamaient de la liberté d’entreprendre et de l’innovation ? Peut-on encore lutter contre ces empires plébiscités par les consommateurs et aux ambitions sans limite ?
Joëlle Toledano montre dans son livre “Reprenons le pouvoir !“, comment les GAFA arrivent à s’extraire du droit commun, à verrouiller la concurrence, à définir leurs propres règles en s’appuyant sur l’efficacité des outils numériques. Dénonçant notre retard face à ces entreprises sophistiquées et agiles, elle nous exhorte à comprendre ce nouveau monde et à reprendre l’initiative.
Joëlle Tolédano Bialot est Professeur émérite en économie, associée à la Chaire « Gouvernance et Régulation » de l’Université Paris-Dauphine et membre de l’Académie des Technologies.
Elle est membre du Conseil d’administration de l’Agence nationale des fréquences (ANFR) et de startups du numérique.
Docteur en mathématiques et en économie, elle a mené une double carrière, universitaire et en entreprise, avant de s’investir dans les sujets de politique publique et de régulation. Professeur des universités à partir de 2005, elle a été membre du collège de l’Autorité de régulation des communications électroniques, des postes (Arcep) (mi-2005-2011). Récemment le numérique, les fréquences et la blockchain ont été au centre de ses travaux.
Elle a publié plusieurs ouvrages, des rapports publics et de nombreux articles scientifiques et grands publics dans les domaines de l’économie industrielle et l’économie et la régulation du numérique, des communications électroniques et des postes. Elle a reçu le Prix du Livre d’Économie 2020 son livre GAFA Reprenons le pouvoir !, publié par les éditions Odile Jacob.

13/09/21
Intégrer les incertitudes, penser l’éventuel
Martine Quinio – Sciences

Une étude récente montre une corrélation entre le degré d’abstention au vote et le niveau mathématique de la population, notamment chez les jeunes. La crise Covid a mis en évidence la nécessité, à tous niveaux de décision, individuelle ou collective, d’intégrer une dose d’incertitude. La science statistique, basée sur des études quantitatives et surtout, qualitatives permet d’intégrer « l’éventuel » dans nos modes de pensée. Plus généralement, les mathématiques de la prévision, à la croisée des sciences et de la philosophie, nous offre des pistes de réflexion pour distinguer corrélation et cause. Les probabilités peuvent être un outil pour lutter contre le fléau des jeux en ligne, qui touchent de plus en plus de jeunes. Nous illustrerons notre propos par des exemples d’actualité.

Professeure agrégée de mathématique
Mathématicienne de formation Martine Quinio est spécialisée depuis une dizaine d’années dans l’enseignement des probabilités dans toutes les mentions de licences, en premier cycle, en abordant ces notions par des exemples «bio» en licence Science et Vie de la Terre, des exemples «sociologie» en licence «Sciences et Humanités» , etc .
Elle a rédigé un ouvrage de cours et exercices à l’intention des enseignants : « Probabilités et statistique aujourd’hui »

Comprendre pour faire, faire pour comprendre, comprendre les liens et connexions entre les différentes branches des mathématiques, les appliquer avec un regard sur l’histoire et les aspects culturels et actuels…

06/09/21
Pandémie : et après, ce sera comme avant ?
Lucie Luthereau – Philosophie

Lucie Luthereau est Professeure agrégée, Docteure en Lettres
Prag Culture Générale Sciences Po Aix
Autres activités
Référente égalité 2016-2019
« Pandémie : et après, ce sera comme avant ? »
Près de deux ans de crise sanitaire ont-elles rebattu les cartes de notre avenir et de celui de notre planète ? L’avenir probable qui se dessinait il y a moins de dix-huit mois s’est-il delité dans l’incertitude avec laquelle nous composons depuis la crise sanitaire mondiale ? Climat, salaires, crises sociales, secteur public, écologie, data, surveillance : comment les maîtres et possesseurs pensent-ils ces sujets après la blessure narcissique infligée par la pandémie ?

Bibliographie

Montesquieu, Les Lettres persanes (passage sur les troglodytes)
Etienne de la Boétie, Discours de la servitude volontaire
Pablo Servigne, L’Entraide, l’autre loi de la jungle
Rutger Bregman, Humanité, Une histoire optimiste
Philippe Guillemant, Le Grand virage de l’Humanité (mais aussi La Route du Temps et La Physique de la conscience + site doublecause.net)
Edgar Morin, Leçons d’un siècle de vie
Et aussi…
Documentaire « Demain » (Cyril Dion)
Collectifs pour un monde plus relié au vivant, nouveaux modèles, nouveaux paradigmes : Alternatiba, Utopia, Existence B…
J’ai aussi évoqué Aurélien Barrau (conférence liègeoise), Allain Caillé (Les convivialistes)
Le rapport Meadows (Limits to growth) 1972, le rapport du GIEC 2018 (site de l’ONU)

Il est temps de nous retrouver

J’espère que vous avez passé un bel été.
Il est temps de nous retrouver bientôt !

L’équipe de l’Université Populaire de Marseille-Métropole, toujours convaincue que tout le monde peut apprendre, peut comprendre, a mis à profit ce temps de vacances estivales pour préparer le programme 2021-2022. Comme vous l’avez exprimé par vos réponses au sondage qui vous avait été adressé.
Le fil conducteur sera « le changement ».

Cette année encore, l’Université Populaire de Marseille-Métropole invite des enseignants, des chercheurs, des experts, des spécialistes, afin de partager leurs savoirs et leurs compétences.
Tous ces universitaires sont avides de partager, hors de leurs classes, de leurs amphithéâtres, de leurs laboratoires, de leurs paillasses, avec toutes celles et tous ceux qui souhaitent apprendre, comprendre ; de satisfaire leurs interrogations légitimes.

Et maintenant !
Que voulons-nous changer, que pouvons-nous changer, que faudrait-il changer, qui faudrait-il changer, comment changer, pourquoi changer, sommes-nous capables de changer ?

Les épidémies, les actes de violence et de terrorisme, les catastrophes naturelles et le dérèglement climatique, les restrictions sanitaires, ont bouleversé nos habitudes, nos comportements, nos relations, installé peurs et méfiance, angoisse et incertitudes.

Pour continuer à éveiller notre esprit critique afin de démêler les changements que nous avons vécus, subis, acceptés, depuis plusieurs mois et de mieux nous préparer à ceux qui ne manqueront pas d’arriver, ce seront 39 soirées au cours desquelles 41 intervenants traiteront ce sujet au travers de la philosophie, de l’économie, des sciences, du langage, de l’histoire, de la sociologie.

L’Université Populaire de Marseille-Métropole s’est appliqué cet esprit de changement, de renouvellement, pour le programme 2021-2022 :

  • deux tiers de l’ensemble des intervenants, qui ont généreusement accepté de nous faire partager leurs connaissances, participeront pour la première fois à nos activités.
  • deux tiers de nos conférenciers seront des enseignantes, des chercheuses.

Les membres du Laboratoire Parole et Langage, du Collectif les Philosophes Publics, quelques intervenants « historiques » nous régaleront à nouveau.

Nous avons pris le pari de tenir nos rencontres, dès le 6 septembre, en présence des intervenants et du public, en respectant les règles sanitaires qui seront nécessaires.
La mairie du 1/7 mettra son auditorium à notre disposition afin de nous réunir dans les meilleures conditions.

Nous proposerons simultanément nos soirées en vidéoconférences, afin de satisfaire le plus grand nombre de participants habitant Marseille, sa métropole et aussi les personnes plus éloignées géographiquement, ou qui préfèreront, ne pourrons pas, ne voudront pas se déplacer.

Vous trouverez prochainement sur le site (upop.info) le programme 2021-2022, la biographie de chaque intervenant, le résumé de l’exposé qu’ils viendront vous présenter, les vidéos des conférences.
Pour être informés de toutes les activités proposées par l’Université Populaire de Marseille-Métropole, abonnez vous à notre lettre d’information ICI, à nos pages Facebook et Twitter.

L’équipe de l’Université Populaire de Marseille-Métropole est impatiente de vous accueillir, nombreuses et nombreux, pour le plaisir de nous retrouver et d’apprendre ensemble.

Bien à vous

Le mythe de la « théorie du ruissellement »

Arnaud PARIENTY

Arnaud Parienty, diplômé de Sciences Po Paris, est professeur agrégé de sciences économiques et sociales. Il est l’auteur de nombreux ouvrages, manuels et articles de vulgarisation, et à La Découverte, de School Business. Comment l’argent dynamite le système éducatif (2015).

Emmanuel Macron, 15 octobre 2017 : « Pour que notre société aille mieux, il faut des gens qui réussissent ! […] Je ne crois pas au ruissellement, mais je crois à la cordée. […] Si l’on commence à jeter des cailloux sur les premiers de cordée, c’est toute la cordée qui dégringole. » Le 6 janvier 2018, le porte-parole du gouvernement enfonce le clou : « Ce n’est pas un gouvernement qui fait des cadeaux aux riches ! C’est un gouvernement qui permet à l’argent d’être investi dans les entreprises pour nos emplois en France. » Un résumé saisissant de la notion de trickle-down effect (effet de ruissellement) avancée en 1981 par le directeur du budget de Ronald Reagan : « Donner les réductions d’impôts aux tranches supérieures, aux individus les plus riches et aux plus grandes entreprises, et laisser les bons effets “ruisseler” à travers l’économie pour atteindre tout le monde. »
Telle semble bien la logique des mesures adoptées depuis 2017 par le gouvernement Macron/Philippe, même s’il affirme le contraire. Et même si aucun économiste n’a jamais produit une « théorie du ruissellement ». Alors comment expliquer que cette idée si décriée soit encore mise en oeuvre ? En analysant son fonctionnement comme celui d’un mythe, c’est-à-dire une construction imaginaire largement partagée. C’est ce que propose Arnaud Parienty dans cet essai enlevé et pédagogique. Il y décortique avec méthode les clichés répétés sur les plateaux de télévision : « trop d’impôts tue l’impôt », ils favorisent l’évasion fiscale, etc. Et il remet en perspective la façon dont les politiques néolibérales ont conduit, partout dans le monde, à une explosion des inégalités, sans pour autant favoriser la croissance et l’emploi, contrairement à ce que prônent les adeptes du ruissellement.

https://www.editionsladecouverte.fr/le_mythe_de_la__theorie_du_ruissellement_-9782348036347

OÙ VA LA CINQUIÈME RÉPUBLIQUE ?

Michel Guérin

Michel Guérin est écrivain et philosophe, auteur d’une trentaine d’ouvrages. Ancien directeur des Instituts français de Vienne, puis d’Athènes, professeur émérite de l’Université d’Aix-Marseille et membre honoraire de l’Institut universitaire de France.

La Ve République peut-elle, soixante ans après sa fondation, continuer sa route ou bien est-elle à bout de souffle ? Est-elle réformable ou faut-il la déclarer moribonde et songer à la remplacer ? L’auteur, convaincu qu’il importe de maintenir son cadre et ses principes, examine à la fois les entorses qu’elle a subies du fait des hommes politiques durant les récentes décennies, et les défis que l’évolution des moeurs et la violence de l’histoire lui ont lancés. Leur conjugaison aboutit à neutraliser, voire inhiber des ressorts qui auraient dû être utilisés pour surmonter les crises. Tant l’autorité de l’État que la vie démocratique ont souffert de la malencontreuse instauration du quinquennat. Cloner l’Assemblée et le Président revient en effet à affaiblir l’un et l’autre, à paralyser les partis et les syndicats et, finalement, à déconsidérer l’ensemble des acteurs de la politique. C’est pourquoi l’auteur appelle de ses vœux le rétablissement du septennat, ainsi que le vote obligatoire et la pondération du scrutin majoritaire par une dose de proportionnelle.

https://www.editions-harmattan.fr/livre-ou_va_la_cinquieme_republique_michel_guerin-9782343235615-70483.html

Voix de la rue ou voie des urnes ?
Mouvements sociaux et partis politiques

Simon Luck et Stéphanie Dechezelles

Simon Luck est docteur en science politique, chargé de cours à l’université de Tours et chercheur associé au Centre européen de sociologie et de science politique (CESSP-CRPS Paris, UMR 8209). Ses recherches portent sur les comportements politiques, et en particulier l’engagement protestataire et le militantisme anarchiste.

Stéphanie Dechezelles est maîtresse de conférences en science politique à l’institut d’études politiques d’Aix-en-Provence et chercheuse au CHERPA (EA 4261). Elle a notamment codirigé (avec S. Cadiou et A. Roger), Passer à l’action. Les mobilisations émergentes, Paris, L’Harmattan, 2007 et le numéro «Enquêter dans les partis. Perspectives comparées» pour la Revue internationale de politique comparée (avec M. Aït-Aoudia, C. Bachelot, L. Bargel, H. Combes, N. Ethuin, F. Haegel, C. Leclercq, E. Massicard et A.-S. Petitfils).

Cet ouvrage s’attache à retracer les liens multiples qu’entretiennent les partis politiques et les mouvements sociaux. À travers la mise en perspective d’exemples passés et actuels, européens, africains ou américains, ce sont les diverses façons de s’investir politiquement qui sont décryptées ici. Les auteurs montrent que plutôt qu’opposer différentes formes d’engagement et d’organisation, il convient d’analyser concrètement les interactions entre les mouvements protestataires et les institutions partisanes, pour comprendre plus largement comment se structurent les régimes politiques et saisir les dimensions plurielles de la citoyenneté.

/http://www.pur-editions.fr/detail.php%3FidOuv%3D2785

DEVENIR BEAUVOIR

La force de la volonté

Kate Kirkpatrick

Kate Kirkpatrick enseigne la philosophie au King’s College à Londres. Elle dirige les Simone de Beauvoir studies. Sa biographie est traduite en 11 langues.

Préface : Manon Garcia
Traduction (Anglais) : Clotilde Meyer

Un jour de 1927, Simone de Beauvoir eut avec son père une vive discussion sur ce qu’« aimer » voulait dire. À une époque où les femmes étaient censées n’avoir d’autre aspiration que le mariage et la maternité, la jeune Simone, à 19 ans, s’abreuvait de philosophie. Par « aimer », son père entendait « services rendus, affection, reconnaissance ». Simone soutenait de son côté que l’amour ne saurait se réduire à de la gratitude, à quelque chose que l’on doit à quelqu’un en échange de ce qu’il a fait pour nous.
« Que de gens, nota-t-elle le lendemain dans son journal, n’ont jamais connu l’amour. »
De fait, Simone de Beauvoir allait incarner, pour elle et pour les générations futures, une nouvelle conception de l’amour et une nouvelle approche de l’existence des femmes. Le couple mythique qu’elle forma avec Jean-Paul Sartre, « l’ami incomparable de sa pensée », devait pourtant éclipser sa propre carrière de philosophe. Considérée comme sa disciple, on ignora longtemps le travail à quatre mains qu’elle mena avec lui, le caractère original de sa pensée et de ses positions. Or, il est difficile de comprendre la révolution du Deuxième Sexe en ne leur rendant pas justice. Certes, Beauvoir eut une vie épique : elle croisa la route de Picasso et Giacometti, Joséphine Baker, Louis Armstrong et Miles Davis, ainsi que d’un nombre exceptionnel de personnalités littéraires, philosophiques et féministes du XXe siècle. Mais sans la philosophie, Simone de Beauvoir ne serait pas devenue « Simone de Beauvoir », ce qui est notable pour deux raisons très importantes : parce qu’il est temps d’en finir avec le mythe de Beauvoir disciple de Sartre ; et parce que leurs désaccords et leurs discussions constituent l’un des vecteurs essentiels qui lui permirent de devenir elle-même.
D’après Virginia Woolf, « il y a certaines histoires que chaque génération doit raconter à nouveau ». Ce que révèlent les journaux et la correspondance de Beauvoir redessine les contours de sa biographie.

https://editions.flammarion.com/devenir-beauvoir/9782081513334

Le choix du chômage

De Pompidou à Macron, enquête sur les racines de la violence économique

Benoît Collombat et Damien Cuvillier

De Pompidou à Macron, enquête sur les racines de la violence économique

Préface de Ken Loach Un livre d’une brûlante actualité sur le choix des dirigeants européens, depuis le début des années 1980 jusqu’à aujourd’hui, de sacrifier l’emploi… et les effets dévastateurs de ce choix.
C’est une enquête fouillée, documentée, riche des témoignages d’anciens ministres, de conseillers de présidents de la République, d’anciens directeurs du Trésor ou du FMI, de banquiers, d’économistes, de juristes, de sociologues et de philosophes…

Benoît Collombat, journaliste à France Inter, a enquêté sur ce qui a fait basculer les choses : comment et pourquoi les hommes politiques ont « remis les clés » de l’organisation du monde à l’économie et à la finance. Ce basculement repose sur la victoire idéologique, à un moment donné, d’une pensée : le néolibéralisme, pour qui le rôle de l’État est avant tout de servir le marché.
Quelles personnalités sont à l’origine de ces grands choix économiques ? Quel rôle a joué la construction européenne ? Aujourd’hui, l’épidémie du coronavirus montre bien l’urgence de s’interroger sur ces choix politiques et économiques.

https://www.futuropolis.fr/9782754825450/le-choix-du-chomage.html

Esther CYNA

Docteure

Historienne spécialiste de l’histoire du racisme et de l’éducation aux États-Unis à la fin du XXème siècle. Sa thèse effectuée en cotutelle entre l’Université Sorbonne-Nouvelle (Paris 3) et Columbia University (New York) porte sur le racisme et les inégalités dans le financement des écoles publiques dans le Sud des États-Unis. Elle a publié dans des revues d’histoire, d’éducation et d’études américanistes.

Agrégée d’anglais et ancienne élève de l’ENS de Lyon, elle enseigne en civilisation américaine et langue anglaise.