Archives de catégorie : Les intervenants

05/07/21
Les inégalités face aux risques environnementaux
Cécilia Clayes – Sociologie

(In)égalités sociales d’exposition aux risques environnementaux

Être exposé à des inondations, des glissements de terrain, des cyclones ou des avalanches n’est pas ou peu le fait du hasard. Ces surexpositions aux risques environnementaux sont en grande partie le fruit d’héritages socio-historiques et de processus socio-politiques contemporains. Elles tendent, en outre, à être inégalement réparties entre les êtres humains. Certaines études, dont celles de Dorceta Taylor, montrent la récurrence de situations de surexposition aux risques environnementaux des populations les plus démunies économiquement et politiquement. D’autres auteurs, tel Ulrich Beck, soutiennent en revanche que la globalisation des risques n’épargne plus aucuns groupes sociaux. A partir de travaux menés dans le sud de la France hexagonale et dans les Antilles, Cécilia Claeys revient sur ce débat, qu’elle nourrit d’études de cas donnant à voir la diversité des situations d’(in)égalités environnementales.
Cécilia Claeys
Maître de Conférences en Sociologie
Aix-Marseille Université – LPED/UMR IRD-AMU

21/06/21
en misarchie !
Emmanuel dockès – Philosophie

En misarchie
Comment détruire ce qui nous embête (l'Etat, le capitalisme, le productivisme…) sans abandonner ce qu'on aime bien (le droit, les services publics, la liberté d'entreprendre, le confort…) ? 
 Pour que survienne le monde d'après, il convient de commencer par en imaginer (au moins) un. Penser une société plus libre, plus égale, suppose de s'attaquer aux grands pouvoirs qui nous gouvernent. Il s'agira de présenter les grandes lignes d'un possible sans Etat, ni capitalisme. Une hyper démocratie, pour tout de suite, mais avec des êtres humains inchangés. Une organisation imparfaite, bricolée, bringuebalante, mais vraiment différente. 

Emmanuel DOCKÈS
Professeur de droit privé, spécialisé en droit du travail.
Il enseigne à l’université de Lyon 2, après avoir enseigné aux universités de Nanterre et de Dijon. Il est également cofondateur de l’université populaire de Lyon.
Il est l’auteur du livre « Voyage en misarchie : essai pour tout reconstruire » et de très nombreuses autres publications.

14/06/21
VIVE LA DETTE !
Bernard Tabuteau – Économie

Vive la dette !  
 Le coût de la crise du Covid-19 a porté la dette publique française au-delà de 2 600 milliards d’euros, soit près de 120% du produit intérieur brut (PIB).  
 La récession économique et l’aggravation des déficits publics en raison de la pandémie de Covid-19 posent la question de la dette publique à moyen terme dans de nombreux pays, et particulièrement en France.  
 C'est quoi  la dette publique ?
 Qui détient la dette ?
 Cette dette est-elle supportable ?
 Faut-il rembourser la dette ? 
Bernard Tabuteau
Docteur en économie, administrateur INSEE.
Chercheur en sciences sociales, ancien secrétaire général du CEREQ, a enseigné à l’Université d’Aix-Marseille.

07/06/21
Repérer les arguments fallacieux dans les discours
Denis Caroti – Philo/sociologie

« Le meilleur moyen – d’avoir toujours raison – est bien sûr en premier lieu d’avoir vraiment raison, mais vu la mentalité des hommes, cela n’est pas suffisant en soi, et vu la faiblesse de leur entendement, ce n’est pas absolument nécessaire. Il faut donc y adjoindre d’autres stratagèmes. » Quels sont ces stratagèmes dont parle Schopenhauer ? Si le repérage de ces arguments fallacieux et autres sophismes dans un discours n’est pas une fin en soi, il permet néanmoins d’exercer son esprit critique face aux discours trompeurs, et de gagner ainsi en autonomie intellectuelle.

Denis CAROTI
Professeur certifié de Sciences physiques et chimiques, formateur, et référent académique pour le dispositif Esprit critique au sein du Service Vie Scolaire
Cofondateur du CORTECS
Doctorant - Université d’Aix-Marseille
Thèse en cours : La formation à la pensée critique dans le système éducatif français : une approche transdisciplinaire
Chargé de cours AMU pour le Collège Doctoral et la faculté des sciences transdisciplinaire

31/05/21
Qu’est-ce que vouloir l’égalité ?
Marc Rosmini – Philosophie

Nos démocraties s’étiolent, la solidarité publique vacille, d’importantes inégalités se creusent. Il y a, entre ces trois constats, des liens qu’il est urgent d’explorer et de prendre en compte. Alors, nous pourrons comprendre cet étrange paradoxe qui, pour nous, consiste aujourd’hui à renforcer les inégalités que nous ne cessons pourtant de dénoncer.

Professeur agrégé de philosophie
Marseille

Cinéphile,  sa curiosité éclectique l’a conduit à mettre en relation la réflexion philosophique avec des thèmes variés, allant de la cuisine au western en passant par l’art contemporain marseillais. À Marseille, il fait partie du collectif Les Philosophes Publics qui intervient régulièrement dans l’espace public, en milieu carcéral, ou auprès de différentes structures sociales.

  • Marseille révélée par l’art contemporain, éd. Jeanne Laffitte, Marseille, 2007
  • Pourquoi philosopher en cuisinant ? – Méditations autour de 10 recettes de Lionel Lévy, éd. Aléas, Lyon, 2007
  • Road Movies,  Images En Manœuvres Éditions, Marseille, 2012, (épuisé), La Marelle Éditions, Marseille, 2017 (numérique)
  • Méditations westernosophiques, éd. Médiapop, Mulhouse, 2015
  • • Cinéma et bioéthique : Ëtre plus ou moins un sujet éd. Rouge profond (2 mai 2019)

17/05/21
La « Nature »
Denis CAROTI– Sociologie

La « Nature »

 
 
 La nature, le naturel, sont devenus des arguments de communication largement utilisés pour inciter à changer les modes de consommation mais également pour (continuer à) légitimer des systèmes de domination visant certaines catégories de personnes.
Qu'en est-il ? 
Qu'est-ce que cette "nature" et quelle place pour les êtres humains ?    
Denis CAROTI
 Professeur certifié de Sciences physiques et chimiques, formateur, et référent académique pour le dispositif Esprit critique au sein du Service Vie Scolaire
 Cofondateur du CORTECS
 Doctorant - Université d’Aix-Marseille
 Thèse en cours : La formation à la pensée critique dans le système éducatif français : une approche transdisciplinaire
 Chargé de cours AMU pour le Collège Doctoral et la faculté des sciences transdisciplinaire 

10/05/21
État et justice sociale
Feriel Kandil – Philosophie

Son intervention visera précisément à éclairer les liens entre justice sociale et démocratie.

État et justice sociale

Les démocraties ont toujours été secouées par des mouvements de lutte. Aujourd’hui, ces luttes s’expriment tous azimuts, qu’il s’agisse de luttes contre le pouvoir financier et la mondialisation, contre la précarisation économique et sociale, contre les discriminations de genre, contre le racisme et la xénophobie, contre le réchauffement climatique ou encore contre les violences policières. Ces mouvements s’inscrivent dans la longue lignée de ceux qui, depuis la fin du 18e s, ont été mené au nom de la démocratie, pour la liberté, l’égalité et la solidarité. Ce sont ces mouvements qui ont permis l’émergence des États démocratiques modernes et leur consolidation. Pourtant, aujourd’hui, plus les revendications que ces mouvements manifestent sont intenses et répétées, plus les Etats démocratiques contemporains se révèlent au mieux impuissants, au pire aveugles et violents. Ne pouvant plus se créditer d’un consensus fondé sur la toute puissance du marché et de sa rationalité, ils font voir de manière explicite ce que Ricœur appelait le « paradoxe politique », à savoir « celui d’un double progrès dans la rationalité et dans les possibilités de perversion ». La thèse que je défendrai consiste à relier ce paradoxe à la double fonction que l’idée de justice sociale joue en démocratie, à la fois en tant qu’exigence et en tant qu’idée régulatrice. Tant que l’idée de justice joue à plein cette double fonction, elle contribue à assurer une dynamique consensuelle-conflictuelle fructueuse au sein des sociétés démocratiques. Elle permet de donner du sens à la vie démocratique, puisqu’elle permet d’une part d’ancrer la vie démocratique dans le désir de bien-vivre ensemble, et d’autre part de l’orienter vers la fin qui lui est propre à savoir le progrès des libertés, de l’égalité et de la solidarité. Quand cette double fonction est empêchée, les possibilités de perversion de la vie démocratie se déploient de toutes parts, tant au niveau de l’action étatique qui se replie sur l’exercice de « la violence légitime », qu’au niveau de la vie sociale qui donne prise au déferlement des passions anti-sociales.

Feriel Kandil
 Enseignant-Chercheur, philosophe et économiste
 Maître de conférences à l'Université d'Aix-Marseille  
 Faculté d'économie et de gestion (FEG)
 Ancienne élève de l'École normale supérieure de Fontenay-Saint-Cloud
 Domaines de recherche :
 Philosophies politique, économique et sociale
 Thèmes de recherche : Justice sociale et démocratie, Fondements de l'action publique, se rapportent à la philosophie politique et sociale, plus précisément aux questions de justice sociale, d'action publique et de démocratie. Elles se situent donc à l'intersection de l'économique, du politique et de l'éthique.
Publications récentes :
  Ricoeur, Rawls and the Aporia of the Just, In: Social and Critical Theory, Geoffrey Dierckxsens (Eds.), 2020-07, Volume 25, pp. 169–205, Brill Publishing, 2020
 Justice sociale et durabilité environnementale, In: Studies, Critical Theory series, Y. C. Zarka (Eds.), 2017
 "La justice est aveugle" Rawls, Harsanyi et le voile d'ignorance. Revue Économique, Volume 65, Issue 1, pp. 97-124, 2014
 Fondements de la justice, Presses Universitaires de France, 2012 

03/05/21
Travail et liberté : hier et AUJOURD’HUI
Christophe MASSOT & José ROSE – Philosophie

Projet de recherche : Travail et liberté au XXIe siécle

https://imera.univ-amu.fr/fr/node/4124
Le projet se situe dans le champ interdisciplinaire délimité par les questions suivantes: quelles retombées en termes de liberté – individuelle et collective; morale, sociale et politique – sont en train de produire les révolutions qui bouleversent aujourd’hui l’expérience, typiquement humaine, que nous appelons « travail »?
En quelles formes sera-t-il possible à l’avenir d’interpréter le travail pas seulement comme une source de pathologies sociales dramatiques et envahissantes, mais aussi comme une source fondamentale et problématique de liberté?
Quel genre de narrations et représentations orientées à l’émancipation – au niveau micrologique : mythologies personnelles, histoires et parcours de vie; et macrologique : philosophies de l’histoire, diagnostics et ontologies du présent – pourront encore avoir comme protagoniste, principal ou marginale, l’individu en relation avec son travail et en quête de sa liberté ?

Cette conférence portera sur les formes contemporaines du travail dans ses rapports avec la liberté. Après une clarification des notions de travail et d’activité, nous évoquerons certains aspects du travail tel qu’il est organisé et vécu aujourd’hui, ceci à la lumière des figures types élaborées par notre atelier Travail et Liberté : libérer le travail, se libérer dans le travail, hors le travail…
Ce sera l’occasion d’échanger sur des enjeux majeurs qui se cristallisent notamment autour des notions de subordination, d’émancipation et de démocratie dans l’entreprise.

Christophe MASSOT 
 Docteur en sciences de gestion
 Expert santé/travail pour les CSE et CHSCT
 Membre associé du Centre de Recherche sur le Travail et le Développement. Membre d'ArtLib
 Dernière publication. 2020 « Repenser l’organisation du travail avec les acteurs : expérimentation dans une clinique psychiatrique », Kornig C, Massot, Actualité et dossier en santé Publique,
 ADSP, La Documentation Française, mars, p.33.
 ­José Rose
 Professeur émérite de sociologie à Aix Marseille Université et membre du LEST-CNRS
 Publications de recherche récentes : 
Qu'est-ce que le travail non qualifié ? (La Dispute, 2012) 
Mission insertion : un défi pour les universités (Presses universitaires de Rennes, 2014)

 Domaines de recherche et compétences
 ► Les relations entre formation et emploi, entre école et entreprises 
► L'insertion professionnelle des jeunes et les transitions professionnelles 
► Les transformations du travail et de l'emploi 
► L'évolution du système éducatif et de l'enseignement supérieur
 
 

26/04/21
Travail et liberté : hier et aujourd’hui
Enrico DONAGGIO – Philosophie

Projet de recherche : Travail et liberté au XXIe siécle

https://imera.univ-amu.fr/fr/node/4124
Le projet se situe dans le champ interdisciplinaire délimité par les questions suivantes: quelles retombées en termes de liberté – individuelle et collective; morale, sociale et politique – sont en train de produire les révolutions qui bouleversent aujourd’hui l’expérience, typiquement humaine, que nous appelons « travail »?
En quelles formes sera-t-il possible à l’avenir d’interpréter le travail pas seulement comme une source de pathologies sociales dramatiques et envahissantes, mais aussi comme une source fondamentale et problématique de liberté?
Quel genre de narrations et représentations orientées à l’émancipation – au niveau micrologique : mythologies personnelles, histoires et parcours de vie; et macrologique : philosophies de l’histoire, diagnostics et ontologies du présent – pourront encore avoir comme protagoniste, principal ou marginale, l’individu en relation avec son travail et en quête de sa liberté ?

Enrico Donaggio
Professeur
Département de philosophie et sciences de l’éducation, Université de Turin (Italie)
Résident à l’IMéRA
Professeur de philosophie à l’université de Turin, Enrico Donaggio s’intéresse à l’impact des mutations contemporaines du travail sur la liberté et, plus largement, aux théories philosophiques et historiques de la modernité, aux théories du mal politique et aux théories critiques de la société. Auteur d’une centaine de publications, il a notamment écrit sur l’industrie culturelle à l’ère de Steve Jobs, assuré l’édition italienne du Nouvel esprit du capitalisme de Christian Boltanski et Eve Chiappello ainsi que plus récemment une nouvelle édition italienne du Discours de la servitude volontaire d’Etienne de la Boétie.


19/04/21
L’inhumain : une réalité objective ?
Anaïs Simon – Philosophie

L’inhumain : une réalité objective ?

« Je suis un homme ; je considère que rien de ce qui est humain ne m’est étranger », selon le vers du dramaturge latin Térence dans son Héautontimoroumenos. Or le titre de la pièce signifie en grec « bourreau de soi-même ». De fait, la comédie de Térence met en scène un père sévère qui, après avoir banni son fils, se punit de sa propre méchanceté en menant une vie dure. Aussi se trouve-t-il dans cet état d’âme – serait-ce le sentiment de culpabilité ? – ainsi décrit par Baudelaire dans le poème du même nom que celui de la pièce de Térence :

« Je suis la plaie et le couteau !
Je suis le soufflet et la joue !
Je suis les membres et la roue,
Et la victime et le bourreau ! »

Si faire preuve d’humanité s’entend de l’attitude altruiste et bienveillante, on peut supposer que l’inhumanité serait le propre du contraire. Mais comment qualifier ce contraire ? On pourrait croire que la cruauté est ce qui contredit la bienveillance ; n’est-ce pas plutôt l’indifférence et le mépris ? L’adjectif « étranger » (« alienus » en latin) du vers de Térence suggère en effet davantage l’apathie que l’antipathie : là où je ne me reconnais aucun point commun avec l’autre, quand je suis dès lors incapable de me mettre à sa place, je ne suis pas même susceptible de haine à son égard, mais seulement d’indifférence. L’inhumanité serait-elle d’abord une forme d’insensibilité ?

Le thème de l’inhumain invite ainsi à interroger les diverses modalités de « l’autre » : est-il cet « alter ego » dans lequel je me reconnais ? Ou au contraire un pur étranger avec lequel je ne partage rien ? Et en retour, s’interroger sur la nature de l’autre implique de penser plus avant le sens de l’autodésignation : « Homo sum », « je suis un homme ».

12/04/21
L’inhumain
Anaïs Simon – Philosophie

L’inhumain

« Je suis un homme ; je considère que rien de ce qui est humain ne m’est étranger », selon le vers du dramaturge latin Térence dans son Héautontimoroumenos. Or le titre de la pièce signifie en grec « bourreau de soi-même ». De fait, la comédie de Térence met en scène un père sévère qui, après avoir banni son fils, se punit de sa propre méchanceté en menant une vie dure. Aussi se trouve-t-il dans cet état d’âme – serait-ce le sentiment de culpabilité ? – ainsi décrit par Baudelaire dans le poème du même nom que celui de la pièce de Térence :

« Je suis la plaie et le couteau !
Je suis le soufflet et la joue !
Je suis les membres et la roue,
Et la victime et le bourreau ! »

Si faire preuve d’humanité s’entend de l’attitude altruiste et bienveillante, on peut supposer que l’inhumanité serait le propre du contraire. Mais comment qualifier ce contraire ? On pourrait croire que la cruauté est ce qui contredit la bienveillance ; n’est-ce pas plutôt l’indifférence et le mépris ? L’adjectif « étranger » (« alienus » en latin) du vers de Térence suggère en effet davantage l’apathie que l’antipathie : là où je ne me reconnais aucun point commun avec l’autre, quand je suis dès lors incapable de me mettre à sa place, je ne suis pas même susceptible de haine à son égard, mais seulement d’indifférence. L’inhumanité serait-elle d’abord une forme d’insensibilité ?

Le thème de l’inhumain invite ainsi à interroger les diverses modalités de « l’autre » : est-il cet « alter ego » dans lequel je me reconnais ? Ou au contraire un pur étranger avec lequel je ne partage rien ? Et en retour, s’interroger sur la nature de l’autre implique de penser plus avant le sens de l’autodésignation : « Homo sum », « je suis un homme ».

29/03/21
Le « poids » des mots
Médéric Gasquet-Cyrus – Langage

Le « poids » des mots

 Médéric Gasquet-Cyrus  
 
 Maître de conférences au Département des Sciences du Langage (Aix-Marseille Université) et chercheur au Laboratoire Parole et Langage (UMR 7309 CNRS).  
 
 Ses enseignements et ses recherches, principalement dans le domaine de la sociolinguistique, portent sur les relations entre langage et pouvoir, la sociolinguistique urbaine, la diversité linguistique, les variétés régionales et les accents, notamment la discrimination à l’accent.  
 
 Il produit  l'émission : "Dites le en Marseillais" tous les matins sur France Bleu Provence  
 
 Spécialiste du parler marseillais il est l'auteur de plusieurs livres :
 
 Pour la Sociolinguistique
 Le poids des langues
 Langage et Société
 
 Le Marseillais pour les Nuls
 Le Marseillais de Poche ; Guide de conversation
 Paroles et musiques à Marseille : Les voix d'une ville
 Marseille en V.O. - Livre + CD
 Soupe d'esques
 
 
 La sociolinguistique est une discipline des sciences du langage qui interroge les relations entre langage et société. Cette introduction à la sociolinguistique s’appuiera sur le cas du « parler marseillais », qui nous permettra de voir dans quelle mesure le langage peut être un révélateur qui nous aide à mieux comprendre les dynamiques et les tensions entre les groupes sociaux, et plus globalement le fonctionnement de la société.  
  • Diaporama
  • MGC – Le poids des mots – UPOP 2021

22/03/21
Discrimination à l’accent
Médéric Gasquet-Cyrus – Langage

Discrimination à l’accent

 Médéric Gasquet-Cyrus  
 
 Maître de conférences au Département des Sciences du Langage (Aix-Marseille Université) et chercheur au Laboratoire Parole et Langage (UMR 7309 CNRS).  
 
 Ses enseignements et ses recherches, principalement dans le domaine de la sociolinguistique, portent sur les relations entre langage et pouvoir, la sociolinguistique urbaine, la diversité linguistique, les variétés régionales et les accents, notamment la discrimination à l’accent.  
 
 Il produit  l'émission : "Dites le en Marseillais" tous les matins sur France Bleu Provence  
 
 Spécialiste du parler marseillais il est l'auteur de plusieurs livres :
 
 Pour la Sociolinguistique
 Le poids des langues
 Langage et Société
 
 Le Marseillais pour les Nuls
 Le Marseillais de Poche ; Guide de conversation
 Paroles et musiques à Marseille : Les voix d'une ville
 Marseille en V.O. - Livre + CD
 Soupe d'esques
 
 
 La sociolinguistique est une discipline des sciences du langage qui interroge les relations entre langage et société. Cette introduction à la sociolinguistique s’appuiera sur le cas du « parler marseillais », qui nous permettra de voir dans quelle mesure le langage peut être un révélateur qui nous aide à mieux comprendre les dynamiques et les tensions entre les groupes sociaux, et plus globalement le fonctionnement de la société. 

15/03/21
La métropolisation, un horizon indépassable ?
André Donzel – Sociologie

La métropolisation serait-elle l’horizon indépassable du développement territorial ? L’urbanisation du monde qui a franchi le seuil des 50 % en 2007 devrait atteindre 66 % en 2050. Parallèlement le poids économique des grandes villes devrait encore se renforcer. En 2007, on estimait que les 600 plus grandes agglomérations du monde, toutes de plus d’un million d’habitants, fournissaient 38 % du PIB mondial. Et cette polarisation de la richesse dans les très grandes villes devrait encore s’accélérer (notamment dans les pays du Sud) pour atteindre 60 % dès 2030.
Cette croissance va de pair avec de profonds déséquilibres sociaux et environnementaux à l’intérieur et à l’extérieur des métropoles. En même dans que la richesse s’accroit pour les groupes détenteurs de patrimoine, la précarité de revenu et d’emploi s’accroit pour le plus grand nombre. Parallèlement, les pollutions, le recul de la biodiversité, les consommations d’énergie et les émissions de gaz à effet de serre sur ces territoires atteignent des records (70 % d’entre elles proviendraient directement ou indirectement des métropoles).
Dans ces conditions, les quêtes d’alternatives aux formes actuelles de la métropolisation se multiplient. Depuis quelques décennies, la perspective d’une « alter métropolisation », davantage soucieuse d’équité entre territoires et groupe sociaux, apparait en filigrane dans certaines politiques publiques. D’autres approches voient dans les solutions technologiques la possibilité de promouvoir des villes plus durables et intelligentes (smart cities). En pratique, un grand empirisme politique domine dans les tentatives de réforme du modèle métropolitain. Il convient d’en saisir les avancées et les limites à travers quelques cas concrets.

Prévision de croissance de la population mondiale de 2000 à 2100 (en milliards d’habitants)
© Statista 2020

André Donzel
Sociologue – Chargé de recherche honoraire au CNRS
Associé au Laboratoire Méditerranéen de Sociologie (LAMES – CNRS-AMU) à Aix-en-Provence.

Ses travaux portent sur les enjeux du développement urbain en Europe et en Méditerranée. Il est auteur de nombreuses publications, en particulier sur Marseille

Domaines des recherches
- Environnement urbain et développement durable
- Déterminants socioéconomiques des marchés fonciers et immobiliers
- Différenciations sociales et culturelles en milieu urbain
- Formes de gouvernance locale et citoyenneté

Publications les plus significatives

Livres

- Marseille, l’expérience de la cité, Collection Villes (Anthropos), Editions Economica, Paris 1998.

Direction d’ouvrages collectifs et de numéros spéciaux de revues

- « Les déterminants socio-économiques des marchés fonciers » (avec D. François, G. Geniaux, C. Napoléone), Territoires méditerranéens n° 19, Observatoire des territoires et de la métropolisation dans l’espace méditerranéen, MEEDAT-PUCA, Octobre 2008.
- « Ville et intégration : le creuset marseillais », numéro coordonné par André Donzel et Alain Moreau, Faire Savoirs, n° 5 – décembre 2005
- Métropolisation, gouvernance et citoyenneté dans la région urbaine marseillaise (André Donzel, Dir.), Maisonneuve & Larose, Paris 2001.
- Métropoles portuaires en Europe : Barcelone, Gênes, Hambourg, Liverpool, Marseille, Rotterdam (J-.L. Bonillo, A. Donzel et M. Fabre, Dir.), Editions Parenthèses, Marseille 1992.

Contributions à des ouvrages collectifs

- « L’entrepreneuriat issu de l’immigration à Marseille : le temps du désenclavement » dans S. Daviet (dir.), Vers un entrepreneuriat transméditerranéen ? Les stratégies d’internationalisation des entreprises maghrébines et de réinvestissement des Maghrébins d’Europe, IRMC – Karthala, à paraître.
- « Philippe Hamman, Sociologie urbaine et développement durable », Métropoles n°13 « Peupler la ville : les politiques de gentrification et bien d’autres choses encore… », [En ligne], décembre 2013.
- « Il nuovo spirito di Marsiglia », in La rivoluzione liberista nelle città euro-mediterranee (a cura di Salvatore Palidda), Mesogea, Messina, 2011.
- « Les valeurs du territoire aux regards de l’économie et de la sociologie » (avec G. Geniaux et C. Napoléone), in L’énigme de la valeur – les paradoxes de son observation sociologique (sous la direction de N. Pagès, N. Ramognino et F. Soldini, dir.), Presses de l’Université de Provence, 2009.
- « La métropole marseillaise et ses fractures » (avec T. Bresson), in Marseille, une métropole entre Europe et méditerranée (P. Langevin et J.-C Juan, Dir.), La Documentation Française, 2007.
- « Les acteurs du champ de l’exclusion à la lumière de la tradition civique marseillaise » (avec J. Guilhaumou), in Exclusions au cœur de la cité (D. Schnapper, Dir.), Anthropos – Economica, Paris 2001.
- « Montpellier » in European Cities towards 2000 : Profiles, Policies and Prospects (Harding, Dawson, Evans and Parkinson, Eds.), Manchester University Press, 1994.
- « Développement urbain et stratégies politiques locales ; une comparaison Marseille-Montpellier », in « Gouvernement local et politiques urbaines » (Jean-Yves Nevers et Sylvie Biarez, Dir.), Cahiers du CERAT, Grenoble, 1994.

Articles

- « Une écologie culturelle de la ville – Une lecture de l’oeuvre de Marcel Roncayolo« , Rives méditerranéennes n°47, 2014.
- « Comment l’écologie vient à la ville ? Une comparaison Barcelone, Marseille, Sfax », in P.-A. Barthel, E. Verdeil, La ville durable au sud de la Méditerranée. Enjeux, circulations et mises à l’épreuve de nouvelles pratiques urbaines, Environnement urbain / Urban Environment, 2013.
- « Le défi du développement durable dans les villes méditerranéennes », Rayonnement du CNRS, Bulletin de l’Association des anciens et Amis du CNRS, N° 55 – décembre 2010.
- « Les marchés fonciers et immobiliers dans l’économie résidentielle : le cas de Marseille », in M. Elloumi, AM. Jouve, C. Napoléone, JC Paoli (Eds). Régulation foncière et protection des terres agricoles en Méditerranée – Options méditerranéennes, B 66, 2011.
- « Marseille, 50 ans d’évolution des prix fonciers », Etudes Foncières – n° 124, novembre-décembre 2006.
- « Métropolisation et développement social dans l’espace euro-méditerranéen », Territoires méditerranéens n°7, DRE PACA & PUCA, novembre 2005.
- « La République des Marseillais », Mediterraneans / Méditerranéennes, n° 13, Spring 2002 / Printemps 2002, p. 33-42.
- « L’acceptabilité sociale des projets d’infrastructure : l’exemple du TGV Méditerranée », Techniques, Territoires et Sociétés, n° 31, MELT, mai 1996.
- « Fractures sociales et changements politiques dans le Midi méditerranéen », Société française, n° 53, Janvier 1996.
- « Marseille : une ville sans banlieue ? », La Ville, Trimestriel, n° 1, Février 1995.
- « Suburban development and Policy making in France » in « Polarisation and urban Space », Cross-National Research Papers, Third Series : Concepts and Contexts in International Comparisons (S. Mangen & L. Hantrais, eds.), ESRC 1993.
- « Marseille, la métropole éclatée », in « Métropoles portuaires en Europe : Barcelone, Gênes, Hambourg, Liverpool, Marseille, Rotterdam ». Cahiers de la Recherche architecturale n° 30-31, Editions Parenthèses, 4ème trimestre 1992.
- « Urbanisation et fonctions des villes en Europe : le cas de Montpellier », Revue de l’Economie Méridionale, Vol. 39-1/1991, n° 153.
- « Regeneration in Marseilles : The Search for Political Stability », in Leadership and Urban regeneration ; Cities in North America and Europe, Edited by Michael Parkinson and Denis Judd, Urban Affairs Review, Volume 37. Sage Publications, London, 1990.
- « Une ville à histoires : Marseille », Numéro spécial « Psychisme et Histoire », Technologies, Idéologies, Pratiques, Volume VIII, N° 1-4, 1989.
- « Les Quartiers Nord : mythes et réalités », Avis de Recherche, n° 19, 4e trim. 1989
- « Les citadins parcellaires : l’électorat du Front National à Marseille », Avis de Recherche, n° 14, 3e trim. 1988.
- « Dis-moi où tu habites… (Le logement social à Marseille : politique et histoire), Avis de Recherche, n° 11, 4e trim. 1987.
- « Le pouvoir local, rapport social ; la politique municipale à Marseille à travers son budget », Revue de Sociologie du Sud-est, n° 17-18, juil.-déc. 1978, n° spécial « Urbanisation ».

Communications récentes

- « Durabilité urbaine et évènement : une exploration des travaux de Marcel Roncayolo », communication à la Journée d’études : « Faire durer l’évènement : un enjeu contemporain pour le développement des villes », TELEMME-MMSH, Aix-en-Provence, 6 juin 2012.
- « La construction sociale de la durabilité urbaine en Méditerranée », communication au Cycle de Journées d’étude 2012-2013 : « Villes du Nord, villes du Sud : la durabilité entre prêt à penser et opérationnalité », organisé par le CRESS – Université de Strasbourg, Collège Doctoral Européen, 30 mai 2012.
- « Les enjeux de la politique des déchets : une lecture sociologique », Conférence à l’occasion de la « Semaine européenne de la réduction des déchets » dans le cadre du cycle de conférences « Les mercredis des savoirs » organisée par IUT de Digne et le SYDEVOM 04, Digne, 23 novembre 2011.
- « L’entrepreneuriat issu de l’immigration a Marseille : la force des liens faibles », Communication au Séminaire « Internationalisation des entreprises en Méditerranée et enjeux du transnational », IRMC Tunis, samedi 29 octobre 2011.
- « Les villes méditerranéennes et l’écologie : enquêtes à Barcelone, Marseille et Sfax », Journées d’études « D’une ville à l’autre : expériences écologiques en Europe et en Méditerranée », sous le parrainage du Centre Franco-allemand de Provence (Goethe Institut) et de la Ville de Marseille (Friche de la Belle de Mai), Archives municipales, Marseille, 18 octobre 2011.
- « Ville et intégration à Marseille », conférence dans le cadre des 11èmes Rencontres de la Dur@nce : Migrations, mobilités : passé, présent, sous le parrainage de l’Académie d’Aix-Marseille, Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Marseille, 10 mars 2011.

08/03/21
Enjeux politiques des données urbaines
Joël Gombin – Sociologie

Enjeux politiques des données urbaines

La transition numérique, qui touche, à des rythmes certes différents, tous les secteurs de l'activité humaine, a atteint ces dernières années la gestion des villes. Ce qu'on appelle "smart city", "safe city", "digital city" etc. induit ainsi, à plus ou moins bas bruit, des transformations assez profondes des modes de gestion des villes, mais aussi des rapports économiques et sociaux entre les citoyens et les divers acteurs (économiques, politiques, sociaux…) de la ville. 
Que peut-on en attendre ? 
Quels espoirs peut-on fonder sur ces transformations ? 
Quelles craintes est-on fondé à entretenir ? 
Quelles perspectives politiques tracer ?

Les slides de la conférence : https://datactivist.coop/upop/

https://datactivist.coop/fr/

https://datactivist.coop/SPoSGL/

Politologue. Après une formation en science politique et des recherches en sociologie et géographie électorales, Joël Gombin participe à la création de Datactivist, une société coopérative spécialisée qui veut rendre les données utiles et utilisées, société dont il est également le dirigeant.

 Publications
     Avec Pierre Mayance, Droit(es) aux urnes en région PACA ! : l'élection présidentielle de 2007 en région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Paris, L’Harmattan, coll. « Cahiers politiques », 2009.
     « Le Front national en Provence-Alpes-Côte d’Azur », dans Pascal Delwit (dir.), Le Front national : mutations de l’extrême droite française, Bruxelles, Éditions de l'université de Bruxelles, 2012.
     « Le changement dans la continuité : géographies électorales du Front national depuis 1992 », dans Sylvain Crépon, Alexandre Dézé et Nonna Mayer (dir.), Les Faux-Semblants du Front national : sociologie d'un parti politique, Paris, Presses de Sciences Po, coll. « Académique », 2015  
     Le Front national, Paris, Eyrolles