Archives de catégorie : Les intervenants

LeilaBoutora

Leila Boutora

Enseignante-chercheure en Sciences du Langage,

MCF section CNU 07

UMR 7039, Laboratoire Parole et Langage / Université d’Aix-Marseille

leila.boutora(at)univ-amu.fr

 

FORMATION ET ENSEIGNEMENT

RESPONSABLE DE FORMATION

Licence professionnelle, mention Intervention sociale, spécialité Travailleurs sociaux et soignants signeurs, parcours Intermédiateurs et parcours Culture, éducation et travail social (2013-2018, création)

Diplôme Universitaire (DU) Professionnels Signants (2013-2018, création)

Diplôme Inter-Universitaire (DIU) CNR 114 (Centre National Relais d’appels d’uregnce 114), co-piloté avec l’UGA et le CHU de Grenoble http://www.urgence114.fr/ (2013-2018, création)

Licence professionnelle, mention Intervention sociale, spécialité Intervenant Spécialisés dans le domaine de la surdité et DU Langue des signes (2009-2012)

Activités de direction et de coordination et activités pédagogiques :

  • Activités de direction et de coordination : Elaboration des maquettes en lien avec les référents pro pour les formations en création ; coordination de l’équipe pédagogique et des chargés de cours sourds et entendants ; référente handicap ; correspondante FC, VAE, VAP, OVE, DRH, Gestionnaire Missions ; Animation des Conseils de Perfectionnement (partenaires : AGEFIPH, ASIP, Education Nationale/INSHEA, AP-HM, CHU Toulouse-Purpan et CHU Grenoble).
  • Pédagogie innovante TICE / bilingue-bimodale : Equipe enseignante mixte sourds et entendants, signants ou avec interprètes –> public d’étudiants sourds uniquement ou groupes mixtes sourds et entendants selon les parcours de formation / La langue des signes française (LSF) et le français écrit sont les langues d’enseignement/d’évaluation et d’activités/productions des étudiants en présentiel et sur la plateforme numérique pédagogique Amétice (Moodle).

ENCADREMENT DE MEMOIRES

Projets tuteurés et rapports de stage de la LP T3S :

Les mémoires et rapports de stages sont réalisés dans les deux langues/modalités : français (écrit) et LSF (vidéo), dans une approche intégrant le français écrit comme langue seconde, et la langue des signes comme L1. Les mémoires portent sur le métier émergent d’intermédiateur et la communication triale ou plus entre un professionnel entendant (le plus souvent un soignant ou un travailleur social), une personne sourde (patient ou usager), un intermédiateur sourd (dont la fonction est de permettre une communication fluide et satisfaisante entre le professionnel entendant, signant ou non, et la personne sourde), et éventuellement un interprète en français-langue des signe française. Quelques exemples de thématiques traitées :

  • De l’émergence de la fonction au métier d’intermédiateur
  • Quel impact des différences culturelles et linguistiques sur la relation entre professionnel entendant et usager sourd ?
  • Réflexion sur la représentation et la définition de l’intermédiateur en tant que professionnel sourd : propositions d’évolution
  • La communication entre un médecin entendant non-signant et un patient sourd lors d’une consultation médicale : enquêtes sur les difficultés de communication
  • Un intermédiateur peut-il être entendant ou exclusivement sourd ?
  • Quel lien entre intermédiation et autonomie des personnes sourdes ?

Mémoires d’orthophonie

  • Etude préliminaire en vue d’un bilan du français écrit des personnes sourdes : une contribution du FLE/S et de l’orthophonie (Frédéric SCarfi et Natacha Torrenti, co-encadré avec S. Lazzarotto, 2013-15)
  • Caractérisation des spécificités morpho-lexicales et morpho-syntaxiques du français écrit des personnes sourdes (Fanny Miahle et Joy Tanneur, 2010-11)

Mémoire de Master Sciences du Langage, spécialité TAL

  • Recherches et développements dans le TAL appliqué à la Langue des Signes : extraction lexicale et grammaticale sur l’écrit des sourds (Elodie Mastoro, co-encadré avec N. Gala, 2010-2011)

ENSEIGNEMENT

Licence Sciences du langage

  • Domaine des Sciences du Langage : phonétique, phonologie, morphologie (étudiants d’orthophonie, SDL et d’options SHS), textes fondamentaux en linguistique générale
  • Méthodologie du travail universitaire en SHS
  • Socio-linguistique des langues des signes (LS), pratiques langagières e français écrit des personnes sourdes
  • Phonétique pour le DU et l’option de FLE

Master Sciences du langage

  • Corpus et annotation en LS
  • Phonologie des LS
  • Méthodologie de la recherche : commmunication orale et poster, encadrement des étudiants de Master et coordination de la journée des Master Thelitex

Licences professionnelles et DU Langue des signes

  • Langues et langage : norme et variation ; modalités vocale et gestuelle, orale et écrite ; contact de langues et de modalités
  • Description linguistique des LS
  • Méthodologie du mémoire écrit et présentation orale (LSF)
  • Méthodologie du rapport de stage et présentation orale (LSF)
  • Encadrement des projets tuteurés (mémoire)

Ecole d’orthophonie

  • Socio-linguistique et éducation de l’enfant sourd
  • Linguistique des langues vocales et des langues signées

ACTIVITE SCIENTIFIQUE

(en cours…)

Thèmes de recherche

Linguistique générale et sociolinguistique ; phonétique et phonologie ; linguistique des LS ; notation et annotation, TALS ; Variation, contact de langues et de modalités ; français écrit des personnes sourdes / FLE-S

 

PARTICIPATION A DES PROJETS DE RECHERCHE

  • ERC Gestimage : Gestures in nonhuman and human primates, a landmark of language in the brain? Searching for the origins of brain specialization for language, dir. Adrien MEGUERDITCHIAN / LPC, Marseille (2016-).

Ce projet explore la piste des origines gestuelles de la parole… Et si la communication gestuelle était centrale dans l’origine et l’organisation cérébrale du langage dominée par l’hémisphère gauche? Cette hypothèse gagne du terrain à la lumière des liens étroits mis en évidence non seulement entre les gestes et le langage dans l’espèce humaine (i.e. gestes accompagnant la parole, langues des signes, gestes préverbaux chez le jeune enfant) mais aussi entre les gestes de nos cousins les primates et certaines propriétés du langage. Dans une perspective phylogénétique à la croisée de l’éthologie, de la psychologie comparée et des neurosciences, le projet questionne les relations entre les gestes communicatifs, la latéralisation manuelle et celle du langage. Ces recherches porteront (1) sur le développement des gestes chez le babouin, de leur latéralisation et de la spécialisation hémisphérique (via IRM) depuis la naissance ; (2) sur les asymétries cérébrales fonctionnelles des gestes mesurées par imagerie optique (fNIRS) auprès de sujets entrainées; et (3) sur ses continuités/discontinuités avec l’organisation du système gestuel linguistique humain, notamment la langue des signes.

 

  • CHICHE ! / CLS (2014)

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  • Textualité numérique en contexte de surdité (DGLFLF, 2012-13)

Un des objectifs du présent projet est de travailler sur les corpus déjà constitués ainsi que de récolter davantage de données pour conforter ou infirmer les tendances dégagées par nos premières analyses. Des entretiens sur les pratiques, les attitudes et les stratégies des scripteurs nous permettront de vérifier les hypothèses élaborées à partir des sms ‘bruts’ recueillis, de situer les écrits-sms par rapport aux activités littéraciques des sourds, et de mieux connaitre le réseau dans lequel interagissent les sourds. Un premier corpus de français écrit sourd élicité avec mise en situation d’urgence (FAX-ESSU) a été recueilli dans la perspective de proposer des solutions TAL et linguistiques aux agents du CNRAU dans le cadre de ces échanges écrits.

Porteur du projet Gudrun LEDEGEN, Université de Rennes 2 / avec Marion BLONDEL, Chargée de recherche SFL, Leila BOUTORA, MCF Aix-Marseille, Jean DAGRON, Responsable formation du CNRAU, Assistance publique – Hôpitaux de Marseille, Jeanne GONAC’H, Université de Rouen, Tristan VANRULLEN, Université d’Aix-Marseille

 

  • MARQSPAT (2010-12)

Le projet MarqSpat est une étude interdisciplinaire qui vise à mettre en évidence les stratégies linguistiques pour localiser et mettre en lien les référents du discours dans trois langues des signes (américaine, française, québécoise), dans les langues vocales environnantes et leurs gestualités coverbales. Cette étude a pour but de développer une méthode croisée d’analyse de la variation d’éléments de la structure de ces langues en comparant les trois langues des signes entre elles, les LS et les LV environnantes, et enfin la gestualité d’un sourd signeur vs la gestualité d’un entendant non signeur. Le projet associe des laboratoires français, québécois et américains dans le cadre d’un partenariat stratégique soutenu par le Conseil Franco-Québécois de Coopération Universitaire (CFQCU) et par le Conseil de Recherches en Sciences Humaines du Canada (CRSH). http://archive.sfl.cnrs.fr/-MarqSpat-Etude-du-marquage-spatial-.html

 

  • Projet exploratoire LS-SCRIPT RIAM-ANR (2005-2007)

LS-Script est un projet pluridisciplinaire regroupant des équipes des universités de Paris 8 (SFL, sciences du langage) et Toulouse 3 (IRIT-TCI, informatique) et du CNRS (LIMSI, informatique), une association de professionnels de la formation en langue des signes (IRIS, Toulouse) et un opérateur spécialisé dans la communication visuelle sur Internet (WebSourd, Toulouse). Dans le cadre d’une réflexion sur les conditions et enjeux d’une écriture de la langue des signes française (LSF), ce projet s’est donné trois objectifs étroitement corrélés : (i) l’étude des besoins, pratiques et attentes des élèves et enseignants sourds en matière de forme graphique pour la LSF, permettant de dégager les fonctions à assigner au formalisme projeté ; (ii) l’élaboration des bases linguistiques et sémiologiques d’un système graphique permettant l’écriture de la LSF ; (iii) la conception de formalismes et méthodes informatiques centrés sur ce système graphique pour l’aide à la lecture et à l’écriture.

 

ANIMATION SCIENTIFIQUE

Création et co-animation de l’Atelier DEGELS dans le cadre de la conférence TALN en 2011 et 2012 (avec Annelies Braffort)

Création et modération de la liste de diffusion Recherches-LSF depuis 2004 (avec Sandrine Schwartz)

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CONSTITUTION DE CORPUS

DEGELS1 (2011)

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Le corpus DEGELS1 est référencé sous l’identifiant OAI : oai:sldr.org:sldr000767 sur les plateformes d’Ortolang http://sldr.org/voir_depot.php?lang=fr&id=767&prefix=sldr et d’IRCOM http://ircom.huma-num.fr/site/description_projet.php?projet=degels1 .

 

FAX-ESSU (2011)

L’ouverture en 2011 du Centre National de Relais aux Appels d’Urgence pour les personnes sourdes et malentendantes (CNRAU, plateforme n° 114, CHU Grenoble) proposant des modalités de communication écrite (fax et sms) rend nécessaire l’étude des spécificités du français écrit par les personnes sourdes, plus particulièrement en situation d’urgence. Le corpus pilote FAX-ESSU est constitué de productions élicitées, écrites en français par des adultes sourds. L’élicitation de ces productions écrites consiste en un jeu de rôle présenté par une personne sourde en langue des signes française (LSF), comportant diverses situations critiques qui nécessitent un appel d’urgence, sur un temps limité à 30 secondes, après connaissance de la situation critique décrite en LSF par le modérateur sourd. Ce corpus a donné lieu à des analyses lexicales et morpho-syntaxiques qui ont permis d’élaborer une grille-test d’analyse en vue du recueil et de l’exploitation du corpus réel après la mise en service du CNRAU.  (Mémoires de TAL et orthophonie, article et communications 〈hal-01804890〉〈hal-01804915〉)

 

 

EDITION D’ACTES

Actes de l’atelier DEGELS 2012 : https://degels2012.limsi.fr/actes/degels2012_all.pdf

Actes de l’atelier DEGELS 2011 : https://degels2011.limsi.fr/actes/actes_degels2011.pdf

 

COMITES DE LECTURE

Sibylle Kriegel, Daniel Véronique. Contacts de langues et langues en contact. Travaux du CLAIX / Travaux – Cercle linguistique d’Aix-en-Provence vol. 24. Kriegel, Sibylle & Véronique, Daniel, Presses Universitaires de Provence. Aix-en-Provence, France. pp. 1-350, 2013 〈hal-01475491〉:  » Les contacts du français, du créole et de la LSF dans les écrits-sms ».

Actes de l’atelier DEGELS 2012, JEP-TALN-RECITAL, Grenoble

Actes de l’atelier DEGELS 2011, TALN, Montpellier

Lidil, n° 42/2010 : Multimodalité de la communication chez l’enfant. Revue De Linguistique Et De Didactique Des Langues.

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COMITES DE SELECTION

Poste MCF CNU 07 – Université de Rouen / xx (2016) :

Poste MCF CNU 07 – Université Paris 8 Vincennes – Saint-Denis / SFL (2014) :

Poste MCF CNU 07 – Université d’Aix-Marseille / LPL (2012) :

 

ACTIONS DE FORMATION ET DE VULGARISATION

Rencontres scientifiques enseignants-chercheurs (Académie d’AIx-Marseille / LPL)

Fête de la science, Village des sciences, stand LPL

Formation auprès d’enseignants de CLIS en primaire sur la linguistique des LS et l’enfant sourd (Académie d’Aix-Marseille)

 

FORMATIONS SUIVIES

MOOC Cavilam – Enseigner le français langue étrangère aujourd’hui (2018, 8 semaines)

Formations du CIPE / AMU

CORLI, Paris

Formation à la vidéo – CNRS Marseille (2012)

Ecole d’été Annotation, Biarritz (2011)

Ecole d’été Signal, Giens (2010)

Ecole d’été Phonétique, Cargèse (2006)

 


Chapitre d’ouvrage2 documents

  • Marion Blondel, Leila Boutora. Description linguistique de la Langue des Signes Française. Annelies Braffort. La Langue des Signes Française (LSF) : modélisations, ressources et applications, ISTE, pp.19-46, 2016. 〈halshs-01422732〉
  • Leila Boutora, Ivani Fusellier-Souza. La Langue des Signes Française, langue enseignée et langue d’enseignement : un état des lieux. Patrick Sauzet, François Pic. Politique linguistique et enseignement des Langues de France, L’Harmattan, pp.209-222, 2009. 〈hal-01802733〉

Direction d’ouvrage, Proceedings, Dossier2 documents

  • Annelies Braffort, Leila Boutora, Gilles Serasset. Atelier DEGELS 2012: Défi GEste Langue des Signes. ATALA/AFCP. JEP-TALN-RECITAL 2012, Jun 2012, Grenoble, France. 2012. 〈hal-01805084〉
  • Leila Boutora, Annelies Braffort. Atelier DEGELS 2011 : DEfi GEste Langue des Signes. Boutora, Leila et Braffort, Annelies. Traitement Automatique du Langage (TALN), France. ATALA, 2011. 〈hal-01803811〉

Article dans une revue1 document

  • Leila Boutora. Un inventaire des configurations manuelles pour une catégorisation des unités minimales en LSF. Silexicales , Villeneuve-d’Ascq : URA SILEX, 2007, 5, pp.17-30. 〈hal-01803181〉

Thèse1 document

  • Leila Boutora. Fondements historiques et implications théoriques d’une phonologie des langues des signes – Etude de la perception catégorielle des configurations manuelles en LSF et réflexion sur la transcription des langues des signes. Linguistique. Université Paris VIII Vincennes-Saint Denis, 2008. Français. 〈tel-00833507〉

Communication dans un congrès16 documents

  • Marion Blondel, Leila Boutora. Langue(s) des signes : la syllabe en mouvement. Syllabe et syllabation : théorie(s) et applications pédagogiques, Sep 2016, Poitiers, France. 〈halshs-01689279〉
  • Annelies Braffort, Leïla Boutora. DEGELS1: A comparable corpus of French Sign Language and co-speech gestures. ELRA. International Conference on Language Resources and Evaluation, Jan 2012, Istanbul, Turkey. 〈hal-01634104〉
  • Leila Boutora, Tristan Vanrullen, Jean Dagron. Echanges à l’écrit (entre appelants sourds et opérateurs) en contexte d’appels d’urgence : Communication dans le Panel Echanges en contexte de surdité ; tensions et ajustements entre langues et modalités – Marion Blondel et Jeanne Gonac’h. Colloque VALS-ASLA 2012 : Le rôle des pratiques langagières dans la constitution des espaces sociaux pluriels d’aujourd’hui : un défi pour la linguistique appliquée, Feb 2012, Lausanne, Suisse. 〈http://valsasla2012.altervista.org/VALS_ASLA2012/FILES/2012/01/AB.PDF〉. 〈hal-01804915〉
  • Tristan Vanrullen, Leila Boutora, Jean Dagron. Enjeux méthodologiques, linguistiques et informatiques pour le traitement du français écrit des sourds. Actes de la conférence conjointe JEP-TALN-RECITAL, Jul 2012, Grenoble, France. ATALA/AFCP, TALN, 2, pp.559-566, 2012. 〈hal-01804890〉
  • Annelies Braffort, Leila Boutora. Défi d’annotation DEGELS2012 : la segmentation. JEP-TALN-RECITAL, Jun 2012, Grenoble, France. ATALA/AFCP, JEP-TALN-RECITAL, pp.1-8, 2012, 〈https://degels2012.limsi.fr〉. 〈hal-01803808〉
  • Leila Boutora, Annelies Braffort, Roxane Bertrand. Présentation et premiers résultats du défi d’annotation DEGELS2011 sur un corpus bilingue de français oral et de langue des signes française. Traitement Automatique des Langues Naturelles (TALN), Jun 2011, Montpellier, France. Traitement Automatique des Langues Naturelles (TALN), pp.3-11, 2011. 〈hal-01514695〉
  • Leila Boutora, Brigitte Meillon. Utilisation d’outils oculométriques dans le repérage d’indices visuels de la LSF en perception. Traitement Automatique des Langues Naturelles , Jul 2010, Montréal, Canada. Traitement Automatique des Langues Naturelles 23, 8 p., 2010, TALN. 〈hal-01803209〉
  • Marion Blondel, Leila Boutora, Fanny Limousin, Richard Meier, Anne-Marie Parisot, et al.. Inventaire et mesures du marquage spatial dans la grammaire des langues des signes. Colloque International sur les Langues des Signes, Nov 2009, Namur, Belgique. 〈hal-01803133〉
  • Marion Blondel, Leila Boutora, Anne-Marie Parisot, Suzanne Villeneuve. Étude exploratoire de marqueurs intonatifs en LSF et LSQ. Traitement Automatique des Langues Naturelles, Jun 2008, Avignon, France. 2008, TALN. 〈hal-01803190〉
  • Leila Boutora, Charalampos Karypidis. Are Handshapes Phonemic? Categorical vs. sensory perception in Signed Languages. First SignTyp Conference, Jun 2008, Connecticut, United States. 〈halshs-00675882〉
  • Leila Boutora, Charalampos Karypidis. How categorically do we perceive handshapes ? Evidence from French Sign Language. AFLiCo 2, « Typologie, Gestes, et Signes », May 2007, Lille, France. 2007. 〈hal-01805108〉
  • Marion Blondel, Leila Boutora. De la pertinence du  » schwa  » dans une langue des Signes. le schwa dans tous ses états, Jun 2007, nantes, France. pp.20-24, 2007. 〈hal-00607115〉
  • Leila Boutora. Une perception catégorielle des configurations manuelles de la LSF ? Définition et caractérisation des unités de l’inventaire des configurations. International Conference on Sign Language, Jun 2006, Lille, France. 〈hal-01803155〉
  • Leila Boutora. Vers un inventaire ordonné des configurations manuelles de la Langue des Signes Française. Journées d’Etude sur la Parole , Jun 2006, Dinard, France. 2006, JEP. 〈hal-01803283〉
  • Ivani Fusellier-Souza, Leila Boutora. Travail contrastif sur les moyens d’annotation de corpus de LSF (partition et SW) visant l’analyse linguistique du domaine référentiel. Travail contrastif sur les moyens d’annotation de corpus de LSF (partition et SW) visant l’analyse linguistique du domaine référentiel, Jun 2005, Dourdan, France. pp.1-5, 2005. 〈halshs-00187171〉
  • Leila Boutora, Ivani Fusellier-Souza. La Langue des Signes Française, langue enseignée et langue d’enseignement : oui, mais…. Politique linguistique et enseignement des Langues de France , May 2005, Toulouse, France. 〈hal-01803200〉

Rapport1 document

  • Leila Boutora. État de l’art sur les systèmes graphiques des langues des signes et expérience en production et en perception sur Sign Writing (SW) : Projet RIAM / ANR LS-Script. [Contrat] Université Paris 8 VINCENNES-SAINT-DENIS. 2005. 〈hal-01805133〉

Pré-publication, Document de travail

  • Leila Boutora. A la recherche des équivalences structurales entre langues vocales et langues des signes : le paradoxe du fonctionnalisme. 2018. 〈hal-01805169〉

 

GillesDorival

Gilles Dorival

Professeur émérite à l’université d’Aix-Marseille (département des sciences de l’Antiquité)

– Ancien directeur et co-fondateur du Centre Paul-Albert Février

– Philologue

Contact : gilles.dorival@orange.fr

THÈMES DE RECHERCHE

- Histoire des traditions bibliques
- Bible grecque des Septante
- Patristique

Périodes : hellénistique (Septante), romaine (Pères de l’Eglise et traditions rabbiniques) / Plus ponctuellement : byzantine, Moyen Âge

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PARCOURS ET RECHERCHES

Gilles Dorival a commencé à s’intéresser à l’histoire des religions et aux Pères grecs de l’Église dès sa première année à l’École normale supérieure de la rue d’ULM (1965-1966). Il s’initie alors à la patristique et pour mieux comprendre et interpréter les Pères et leur interprétation de la Bible il se met à l’hébreu.

Depuis quarante ans, il enquête sur les rapports entre la Bible hébraïque et les traductions grecques dont elle a fait l’objet. Il a également travaillé sur les traditions syriaques, latines, arméniennes, géorgiennes…, de la bible. Il est l’auteur avec Marguerite Harl et Olivier Munnich d’une introduction générale à « La Bible grecque des Septante », parue aux éditions du Cerf (1988, réédition en 1994). Il a également écrit, co-écrit ou dirigé 17 livres et plus de 170 articles.
L’ensemble des travaux de Gilles Dorival s’inscrit dans la lignée féconde des exégèses bibliques.

Gilles Dorival a par ailleurs occupé de nombreuses fonctions d’encadrement de la recherche et de l’enseignement supérieur, ainsi que des reponsabilités édiriorales au sein de maisons d’édition et de revues scientifiques. Il a été directeur du Centre Paul-Albert Février de 2001 à 2010 et membre senior de l’Institut universitaire de France (chaire « judaïsme hellénistique et christianisme ancien ») de 2000 à 2010.

Il co-dirige la collection « La Bible d’Alexandrie » (Éditions du Cerf), qui est une traduction annotée de la Septante. Dix-huit volumes sont à ce jour parus (2012).

Gilles Dorival est professeur émérite à l’université d’Aix-Marseille et reste à ce titre, rattaché pleinement au CPAF ou il poursuit ses recherches sur les traditions d’interprétation de la bible.

 

GILLES DORIVAL – CURRICULUM VITAE

FrédéricArmand

 

Fréderic Armand

Juriste et historien, Frédéric Armand poursuit des recherches essentiellement centrées sur les sujets du Haut Moyen Âge, des bourreaux et du mariage.

Il est notamment l’auteur de

«  »Les bourreaux en France, du Moyen Âge à l’abolition de la peine de mort » » (Perrin, 2012)

et de

«  »Chilpéric 1er, petit-fils de Clovis et grand-père de Dagobert, le roi assassiné deux fois » » (La Louve, 2008).

Bedou

 

« Juillet 1992, après 17 heures d’un combat acharné il voit le jour. Depuis, il s’efforce de répandre l’humour hérité d’un doux mélange de fluide entre sa mère et son père. Situé entre Fabrice Luchini et les frères Scott. Ce phasme aux jambes bioniques convoque sur scène : chômage, féminisme, plateforme téléphonique, écologie… avec bienveillance et sans cravate.

A l’occasion de l’inauguration de l’université populaire de Marseille, il viendra évoquer sa dernière année passée en collaboration avec pôle emploi et sa découverte du monde socio-culturel et de l’éducation populaire. »

Alexis Nouss

 

Alexis Nouss  (Nuselovici)

Titulaire de la chaire Exil et Migrations

Alexis NUSELOVICI (NOUSS) est professeur en littérature générale et comparée à l’Université d’Aix-Marseille après avoir été professeur à Cardiff University et à l’Université de Montréal.

Il a été professeur invité au Brésil, en Turquie, en Espagne et en France. Membre de plusieurs équipes de recherche internationales, il a créé au Canada le groupe de recherche « POEXIL » et en Grande-Bretagne le « Cardiff Research Group on Politics of Translating ». Il dirige le groupe « Transpositions » au sein du Centre interdisciplinaire d’étude des littératures d’Aix-Marseille (CIELAM) et est titulaire de la chaire « Exil et migration » au Collège d’études mondiales (Fondation Maison des Sciences de l’Homme, Paris).

Ses champs de recherche et de réflexion concernent notamment la traductologie, l’expérience exilique, la culture européenne, la littérature du témoignage, les problématiques du métissage, les esthétiques de la modernité. Parmi ses ouvrages : Plaidoyer pour un monde métis (2005) ; Paul Celan. Les lieux d’un déplacement (2010) ; La condition de l’exilé. Penser les migrations contemporaines (2015).

 Projets de recherche

  • L’exil et la migration dans les sociétés européennes contemporaines
  • La littérature de l’exil
  • Dimensions philosophiques et politiques de la traduction

12/06/18
Penser l’exil
Augustin Giovannoni

Penser l’exil

Devant l’ampleur de la crise dite migratoire en Europe et les difficultés qu’elle pose en regard de la citoyenneté et du droit d’asile, la pensée politique moderne se doit de réexaminer ses fondations et ses configurations. Penser l’exil aujourd’hui, c’est défendre des formes transnationales de citoyenneté et développer une politique de traduction entre les cultures valorisant des processus d’appartenances multiples. Intégrer l’exil dans une pensée politique aujourd’hui, c’est suggérer une politique hors-sol, non définie territorialement, ce qui est le cas du droit international actuel. Par ce moyen, il sera possible de contrer les politiques du chaos productrices de misère, de violence et d’inégalité.

Augustin Giovannoni
Agrégé et docteur en philosophie. 
Il est l’auteur de plusieurs ouvrages sur l’exil et la question du sujet, notamment 
Les figures de l’homme trompé aux PUF, 
Désir et mélancolie chez Art Fiction, 
Immanence et finitude chez Spinoza 
Pour une politique hors-sol (sous la direction d’Augustin Giovannoni et Alexis Nouss)
aux éditions Kimé

 

 

05/06/18
L’irrationalisme religieux
La religion – Philosophie – Monique Pillant

Monique Pillant*

Philosophie

La religion

05 juin : La revendication de l’irrationalisme religieux :
le besoin de croire à une transcendance.

* Monique Pillant, est professeure certifiée, a fait ses études à l'université d'Aix-en-Provence, enseigne la philosophie depuis 25 ans et depuis plus d'une quinzaine d'année au lycée Thiers de Marseille.

« Nous employons sans trop de difficulté le mot religion : serait religieux un système de croyances, lié à une activité rituelle et cultuelle, relative à un ou des dieux, en un espace sacré, par opposition à l’espace profane. Pourtant, pour citer Jean Bottero, l’historien, spécialiste de la Mésopotamie, « dans la religion Dieu vient assez tard et il n’est même pas nécessaire qu’il vienne » : il y a des religions sans dieu, et aussi des sociétés où la religion est partout, et ne se tient pas dans l’espace du temple, de l’église, de la mosquée. Pour résoudre la difficulté constituée par l’irréductible hétérogénéité des religions dans l’espace et le temps, on s’est avisé de la réduire à une ou des fonctions, fonctions psychologique ou sociale, ou encore idéologique. Loin de se caractériser par un contenu de croyance, elle se tiendrait dans la fonction qu’elle sert : rassurer et protéger de l’angoisse du lendemain, justifier l’ordre social et ses injustices, fonder la communauté sociale. Dans ces conditions, on peut penser une religion séculière, par exemple marxiste, et même tuer en son nom, comme le faisaient notamment les Brigades rouges. Mais n’est-ce pas passer à côté de ce qui distingue essentiellement la religion de toute autre forme de croyance ou d’adhésion ? La réduction fonctionnelle fait l’impasse sur la foi du croyant, et sa relation personnelle au sacré. Tenir compte de ce mysticisme propre à la religion, prendre acte de son irrationalité, c’est comprendre que la religion se tient dans un libre engagement de chacun dans une perspective existentielle de salut. En témoignerait aussi la floraison des religions « à la carte », syncrétiques et affranchies des institutions. Dès lors, il ne faudrait pas demander au croyant des raisons de croire. Pourtant on voit bien que la religion a intérêt à se placer à l’abri de toute critique : dire qu’elle se tient dans une relation personnelle de l’humain au sacré, n’est-ce pas l’exempter d’avoir à rendre compte du fanatisme religieux et de la quantité invraisemblable de crimes commis en son nom ? »

29/05/18
La religion, ses fonctions
Philosophie – Monique Pillant

Monique Pillant*

Philosophie

La religion

22 mai : L’approche fonctionnaliste du fait religieux : la religion sert des fins qui ne sont pas proprement religieuses.

* Monique Pillant, est professeure certifiée, a fait ses études à l'université d'Aix-en-Provence, enseigne la philosophie depuis 25 ans et depuis plus d'une quinzaine d'année au lycée Thiers de Marseille.

« Nous employons sans trop de difficulté le mot religion : serait religieux un système de croyances, lié à une activité rituelle et cultuelle, relative à un ou des dieux, en un espace sacré, par opposition à l’espace profane. Pourtant, pour citer Jean Bottero, l’historien, spécialiste de la Mésopotamie, « dans la religion Dieu vient assez tard et il n’est même pas nécessaire qu’il vienne » : il y a des religions sans dieu, et aussi des sociétés où la religion est partout, et ne se tient pas dans l’espace du temple, de l’église, de la mosquée. Pour résoudre la difficulté constituée par l’irréductible hétérogénéité des religions dans l’espace et le temps, on s’est avisé de la réduire à une ou des fonctions, fonctions psychologique ou sociale, ou encore idéologique. Loin de se caractériser par un contenu de croyance, elle se tiendrait dans la fonction qu’elle sert : rassurer et protéger de l’angoisse du lendemain, justifier l’ordre social et ses injustices, fonder la communauté sociale. Dans ces conditions, on peut penser une religion séculière, par exemple marxiste, et même tuer en son nom, comme le faisaient notamment les Brigades rouges. Mais n’est-ce pas passer à côté de ce qui distingue essentiellement la religion de toute autre forme de croyance ou d’adhésion ? La réduction fonctionnelle fait l’impasse sur la foi du croyant, et sa relation personnelle au sacré. Tenir compte de ce mysticisme propre à la religion, prendre acte de son irrationalité, c’est comprendre que la religion se tient dans un libre engagement de chacun dans une perspective existentielle de salut. En témoignerait aussi la floraison des religions « à la carte », syncrétiques et affranchies des institutions. Dès lors, il ne faudrait pas demander au croyant des raisons de croire. Pourtant on voit bien que la religion a intérêt à se placer à l’abri de toute critique : dire qu’elle se tient dans une relation personnelle de l’humain au sacré, n’est-ce pas l’exempter d’avoir à rendre compte du fanatisme religieux et de la quantité invraisemblable de crimes commis en son nom ? »

15/05/18
Évolution de la répartition des revenus et des profits
Jacques Calvet – Economie

Jacques Calvet*

Facundo Alvaredo, Lucas Chancel, Thomas Piketty, Emmanuel Saez et Gabriel Zucman (2017) se sont appuyé sur une nouvelle base de données (World Wealth and Income Database) pour observer quelles ont été les grandes tendances dans la répartition du revenu et dans la répartition du patrimoine à travers le monde depuis le début du vingtième siècle, mais en gardant la focale au niveau national ; ils n’ont analysé ni les inégalités mondiales de revenu, ni les inégalités mondiales de patrimoine. En l’occurrence, ils se sont tout particulièrement penchés sur les différences qui existent dans l’évolution des inégalités de revenu et de richesse aux Etats-Unis, en Chine, en France et au Royaume-Uni.

Alvaredo et ses coauteurs confirment que le revenu national par adulte a fortement augmenté ces dernières décennies : entre 1978 et 2015, il a augmenté respectivement de 811 %, 59 % et 39 % aux Etats-Unis, en Chine et en France. Pour autant, cette tendance dissimule des évolutions très différentes selon la position dans la répartition. En l’occurrence, le revenu des plus riches a augmenté plus rapidement que le revenu du reste de la population, si bien que les inégalités de revenu ont eu tendance à augmenter.

GRAPHIQUE 1  Part du revenu national détenue par les 1 % les plus riches en Chine, aux Etats-Unis et en France

Comment ont évolué les répartitions nationales du revenu et du patrimoine depuis un siècle ?

source : Alvaredo et alii (2017)

La hausse des inégalités a en l’occurrence été particulièrement forte aux Etats-Unis ces dernières décennies [Piketty, Saez et Zucman, 2016]. En effet, la part du revenu national détenue par les 50 % les plus modestes a énormément diminué entre 1978 et 2015, puisqu’elle est passée de 20 % à 12 % (cf. graphique 2). Le revenu des 50 % les plus modestes a baissé de 1 % au cours de la période. Parallèlement, la part du revenu national détenue par les 1 % les plus riches est passée de 11 % à 20 % (cf. graphique 1). Autrement dit, la part du revenu national que détiennent les 50 % les plus modestes a été captée par les 1 % les plus riches. Dans les autres pays, notamment en Chine et surtout en France, la part détenue par les 50 % les plus modestes est restée bien plus élevée. En l’occurrence, en France, si les hauts revenus ont augmenté plus rapidement que le revenu moyen, les 50 % les plus modestes ont vu leur revenu s’accroître au même rythme que le revenu moyen, en l’occurrence de 39 % sur l’ensemble de la période entre 1978 et 2015.

GRAPHIQUE 2  Part du revenu national détenu par les 50 % les plus modestes en Chine, aux Etats-Unis et en France

Comment ont évolué les répartitions nationales du revenu et du patrimoine depuis un siècle ?

source : Alvaredo et alii (2017)

En Chine, alors que les données d’enquêtes suggèrent que les 1 % les plus riches possèdent 6,5 % du revenu national, la combinaison de ces données d’enquêtes avec les données fiscales suggèrent que les 1 % les plus riches possèdent environ 13 % du revenu national (cf. graphique 1). Cette part pourrait même être sous-estimée en raison de l’évasion fiscale et des faiblesses des données fiscales et de la comptabilité nationale en Chine. Alors que les inégalités de revenu étaient très faibles à la fin des années soixante-dix, elles se rapprochent désormais des niveaux observés aux Etats-Unis.

GRAPHIQUE 3 La hausse des ratios patrimoine sur revenu en Chine, aux Etats-Unis, en France et en Grande-Bretagne (richesse privée nette en % du revenu national)

Comment ont évolué les répartitions nationales du revenu et du patrimoine depuis un siècle ?

source : Alvaredo et alii (2017)

Alvaredo et ses coauteurs confirment les observations de Thomas Piketty et Gabriel Zucman (2013) : le ratio rapportant la richesse privée nette sur le revenu national a augmenté dans presque tous les pays au cours des dernières décennies (cf. graphique 3). Cette dynamique n’a pas été affectée par la crise financière de 2008. Le ratio a tout particulièrement augmenté en Chine : la richesse privée nette représentait à peine plus de 100 % du revenu national en 1978 ; elle représentait 450 % en 2015. Ainsi, le ratio patrimoine sur revenu de la Chine se rapproche des niveaux observés aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et en France, où il dépasse les 500 %. Cette hausse généralisée des ratios patrimoine sur revenu a pu notamment s’expliquer par de forts taux d’épargne (s’expliquant quant à eux par des facteurs tels que le vieillissement démographique ou la hausse des inégalités), par une hausse des prix de l’immobilier et par une hausse des cours boursiers. Alvaredo et ses coauteurs mettent notamment l’accent sur le transfert de la richesse publique vers la richesse privée pour expliquer l’essor des ratios patrimoine sur revenu. Par exemple, en Chine, la part de la richesse publique dans la richesse nationale est passée de 70% à 35 % entre 1978 et 2015. Parmi les pays riches, c’est aux Etats-Unis, au Japon et au Royaume-Uni que la richesse publique nette est devenue négative ; celle-ci n’est que légèrement positive en Allemagne et en France. Or cette dynamique peut contribuer à limiter la capacité des gouvernements à redistribuer les revenus et à contenir la hausse des inégalités.

GRAPHIQUE 4  Part du patrimoine national détenue par les 1 % les plus aisés en chine, aux Etats-Unis, en France et en Grande-Bretagne

Comment ont évolué les répartitions nationales du revenu et du patrimoine depuis un siècle ?

source : Alvaredo et alii (2017)

Les parts du patrimoine détenues par les plus riches ont fortement augmenté aux Etats-Unis et en Chine au cours des dernières décennies, tandis qu’elles ont augmenté plus modérément en France et au Royaume-Uni (cf. graphique 4). Aux Etats-Unis, de plus fortes inégalités de revenu et une puissante stagnation des revenus pour les plus modestes ont pu contribuer à accroître fortement les inégalités de patrimoine. En Chine, la forte hausse des inégalités de patrimoine a pu s’expliquer par l’inégal accès des ménages chinois aux marchés boursiers. En France et au Royaume-Uni, la hausse des prix réels de l’immobilier ont pu avoir exercé un effet atténuateur, notamment pour les classes moyennes. Alvaredo et ses coauteurs jugent difficile de savoir si cette tendance à l’accroissement des inégalités de patrimoine va se poursuivre à l’avenir, dans la mesure où les inégalités de richesse dépendent des taux d’épargne entre les différents groupes de revenu et de richesse, de la répartition du revenu du travail, des taux de rendement de la richesse et de la progressivité de l’impôt sur le revenu et sur le patrimoine. Leurs simulations quantitatives suggèrent que les inégalités de richesse à long terme réagissent fortement à de faibles variations de ces paramètres. Autrement dit, les dynamiques des inégalités de patrimoine sont très instables à long terme.

 

Références

Alvaredo, Facundo, Lucas Chancel, Thomas Piketty, Emmanuel SAEZ & Gabriel ZUCMAN (2017), « Global inequality dynamics: New findings from WID.world », NBER, working paper, n° 23119, février.

PIKETTY, Thomas, Emmanuel SAEZ & Gabriel ZUCMAN (2016), « Distributional national accounts: Methods and estimates for the United States », NBER, working paper, n° 22945, décembre.

PIKETTY, Thomas, & Gabriel ZUCMAN (2013), « Capital is back: Wealth-income ratios in rich countries 1700-2010 », Paris School of Economics, document de travail.

*Professeur de sciences économiques à Grenoble, Université Pierre-mendès-France, jusqu’en 1999, puis à l’Université d’Avignon de 1999 à 2012.

Doyen de la Faculté de sciences économiques de Grenoble de 1991 à 1997.

Spécialités : économie spatiale, économie industrielle, économie monétaire.