Archives de catégorie : Économie

24/06/19
Effondrement : Comment les sociétés décident de leur disparition ou de leur survie
Jacques Calvet – Economie

«Comment des sociétés ont-elles disparu dans le passé ?» peut aussi se formuler : «Au rythme actuel de la croissance démographique, et particulièrement de l’augmentation des besoins économiques, de santé et en énergie, les sociétés contemporaines pourront-elles survivre demain ?» La réponse se formule à partir d’un tour du monde dans l’espace et dans le temps – depuis les sociétés disparues du passé (les îles de Pâques, de Pitcairn et d’Henderson ; les Indiens mimbres et anasazis du sud-ouest des États-Unis ; les sociétés moche et inca ; les colonies vikings du Groenland) aux sociétés fragilisées d’aujourd’hui (Rwanda, Haïti et Saint-Domingue, la Chine, le Montana et l’Australie) en passant par les sociétés qui surent, à un moment donné, enrayer leur effondrement (la Nouvelle-Guinée, Tipokia et le Japon de l’ère Tokugawa). De cette étude comparée, et sans pareille, Jared Diamond conclut qu’il n’existe aucun cas dans lequel l’effondrement d’une société ne serait attribuable qu’aux seuls dommages écologiques. Plusieurs facteurs, au nombre de cinq, entrent toujours potentiellement en jeu : des dommages environnementaux ; un changement climatique ; des voisins hostiles ; des rapports de dépendance avec des partenaires commerciaux ; les réponses apportées par une société, selon ses valeurs propres, à ces problèmes. Cette complexité des facteurs permet de croire qu’il n’y a rien d’inéluctable aujourd’hui dans la course accélérée à la dégradation globalisée de l’environnement. Une dernière partie recense, pour le lecteur citoyen et consommateur, à partir d’exemples de mobilisations réussies, les voies par lesquelles il peut d’ores et déjà peser afin que, dans un avenir que nous écrirons tous, le monde soit durable et moins inéquitable aux pauvres et démunis.

Conférence – débat avec Jacques Calvet

Professeur de sciences économiques,

Doyen de la Faculté de sciences économiques de Grenoble.
Spécialités : économie spatiale, économie industrielle, économie monétaire.





04/04/19
Présentation critique de la construction européenne
Bernard Tabuteau

Les grandes étapes de la construction européenne

Conférence-débat avec Bernard Tabuteau

Les politiques européennes sont guidées par la mise en œuvre du principe de concurrence et accompagnent la mondialisation.

Les politiques sociale et fiscale mettent en concurrence les Etats de l’UE.

Docteur en économie, administrateur INSEE

Chercheur en sciences sociales, ancien secrétaire général du CEREQ, a enseigné à l’Université d’Aix-Marseille.

18/02/19
ANALYSE CRITIQUE DES POLITIQUES EUROPÉENNES
BERNARD TABUTEAU 4/4

Analyse critique des politiques européennes

Conférence de Bernard Tabuteau*

Les politiques européennes sont guidées par la mise en oeuvre du principe de concurrence et accompagnent la mondialisation.
Les politiques sociale et fiscale (conférences 1 et 2) mettent en concurrence les Etats de l’UE.
Les premières cherchent à réduire, de manière directe ou indirecte, le coût du travail, accentuent les inégalités et développent la précarité. Les secondes cherchent à réduire la pression fiscale sur les entreprises et conduisent aux pratiques d’optimisation. La question de politiques coopératives d’harmonisation sera posée.

Téléchargez > Résumé des exposés en pdf

*Docteur en économie, administrateur INSEE
Chercheur en sciences sociales
ancien secrétaire général du CEREQ
a enseigné à l’Université d’Aix-Marseille

11/02/19
Analyse critique des politiques européennes
Bernard Tabuteau 3/4

Analyse critique des politiques européennes

Conférence de Bernard Tabuteau*

Les politiques européennes sont guidées par la mise en oeuvre du principe de concurrence et accompagnent la mondialisation.
Les politiques sociale et fiscale (conférences 1 et 2) mettent en concurrence les Etats de l’UE.
Les premières cherchent à réduire, de manière directe ou indirecte, le coût du travail, accentuent les inégalités et développent la précarité. Les secondes cherchent à réduire la pression fiscale sur les entreprises et conduisent aux pratiques d’optimisation. La question de politiques coopératives d’harmonisation sera posée.

Téléchargez > Résumé des exposés en pdf

*Docteur en économie, administrateur INSEE
Chercheur en sciences sociales
ancien secrétaire général du CEREQ
a enseigné à l’Université d’Aix-Marseille

 

04/02/19
Analyse critique des politiques européennes
Bernard Tabuteau 2/4

Analyse critique des politiques européennes

Conférence de Bernard Tabuteau*

Les politiques européennes sont guidées par la mise en oeuvre du principe de concurrence et accompagnent la mondialisation.
Les politiques sociale et fiscale (conférences 1 et 2) mettent en concurrence les Etats de l’UE.
Les premières cherchent à réduire, de manière directe ou indirecte, le coût du travail, accentuent les inégalités et développent la précarité. Les secondes cherchent à réduire la pression fiscale sur les entreprises et conduisent aux pratiques d’optimisation. La question de politiques coopératives d’harmonisation sera posée.

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*Docteur en économie, administrateur INSEE
Chercheur en sciences sociales
ancien secrétaire général du CEREQ
a enseigné à l’Université d’Aix-Marseille

 

28/01/19
Analyse critique des politiques européennes
Bernard Tabuteau 1/4

Analyse critique des politiques européennes

Conférence de Bernard Tabuteau*

Les politiques européennes sont guidées par la mise en oeuvre du principe de concurrence et accompagnent la mondialisation.
Les politiques sociale et fiscale (conférences 1 et 2) mettent en concurrence les Etats de l’UE.
Les premières cherchent à réduire, de manière directe ou indirecte, le coût du travail, accentuent les inégalités et développent la précarité. Les secondes cherchent à réduire la pression fiscale sur les entreprises et conduisent aux pratiques d’optimisation. La question de politiques coopératives d’harmonisation sera posée.

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*Docteur en économie, administrateur INSEE
Chercheur en sciences sociales
ancien secrétaire général du CEREQ
a enseigné à l’Université d’Aix-Marseille

 

26/01/19
Le prix de la démocratie
Julia Cagé

Conférence-débat avec Julia Cagé

Une personne, une voix  : la démocratie repose sur une promesse d’égalité qui trop souvent vient se fracasser sur le mur de l’argent. Financement des campagnes, dons aux partis politiques, prise de contrôle des médias  : depuis des décennies, le jeu démocratique est de plus en plus capturé par les intérêts privés.
Se fondant sur une étude inédite des financements politiques privés et publics dans une dizaine de pays sur plus de cinquante ans, Julia Cagé passe au scalpel l’état de la démocratie, décortique les modèles nationaux, et fait le récit des tentatives –  souvent infructueuses, mais toujours instructives  – de régulation des relations entre argent et politique.
Aux États-Unis, où toute la régulation de la démocratie a été balayée par idéologie, le personnel politique ne répond plus qu’aux préférences des plus favorisés. En France, l’État a mis en place un système de réductions fiscales permettant aux plus riches de se voir rembourser la plus grande partie de leurs dons aux partis politiques, alors que les plus pauvres, eux, paient plein pot.
Ces dérives ne viennent pas d’un complot savamment orchestré mais de notre manque collectif d’implication. La question du financement de la démocratie n’a jamais véritablement été posée  ; celle de la représentation des classes populaires doit l’être sur un mode plus radical. Pour sortir de l’impasse, voici des propositions qui révolutionnent la façon de penser la politique, des réformes innovantes pour une démocratie retrouvée.

Ancienne élève de l’Ecole normale supérieure et de l’Université Harvard, Julia Cagé est professeure d’économie à Sciences Po Paris.

Professeure d’Économie à Sciences Po Paris
Co-directrice de l’axe « Évaluation de la démocratie du
Laboratoire Interdisciplinaire d’Evaluation des Politiques Publiques
(LIEPP),

Elle a publié Sauver les médias. Capitalisme, financement participatif et démocratie (Le Seuil, 2015).

Présentation en images

15/09/18
Economie écologique
Ali Douai

Ali DOUAI

« Economie écologique » et services écosystémiques

Corruption, pragmatisme ou révolution ?

 

 

Maître de Conférences en économie à l’Université Nice Sophia Antipolis. Il mène ses recherches au sein du Groupe de Recherche en Droit, Economie et Gestion (GREDEG) – CNRS & enseigne à l’Institut Supérieur d’Economie et de Management (ISEM).

10/09/18
Marx et son temps

Renato Di Ruzza*

Marx et son temps : installation du capitalisme, rénovation de la pensée philosophique et économique, dialectique et matérialisme dans l’étude de l’histoire, la place de l’économie dans l’histoire

*Économiste, ancien directeur scientifique à l’Iseres Actuellement directeur du département d’ergologie de l’université de Provence.

* Renato di Ruzza

15/05/18
Évolution de la répartition des revenus et des profits
Jacques Calvet – Economie

Jacques Calvet*

Facundo Alvaredo, Lucas Chancel, Thomas Piketty, Emmanuel Saez et Gabriel Zucman (2017) se sont appuyé sur une nouvelle base de données (World Wealth and Income Database) pour observer quelles ont été les grandes tendances dans la répartition du revenu et dans la répartition du patrimoine à travers le monde depuis le début du vingtième siècle, mais en gardant la focale au niveau national ; ils n’ont analysé ni les inégalités mondiales de revenu, ni les inégalités mondiales de patrimoine. En l’occurrence, ils se sont tout particulièrement penchés sur les différences qui existent dans l’évolution des inégalités de revenu et de richesse aux Etats-Unis, en Chine, en France et au Royaume-Uni.

Alvaredo et ses coauteurs confirment que le revenu national par adulte a fortement augmenté ces dernières décennies : entre 1978 et 2015, il a augmenté respectivement de 811 %, 59 % et 39 % aux Etats-Unis, en Chine et en France. Pour autant, cette tendance dissimule des évolutions très différentes selon la position dans la répartition. En l’occurrence, le revenu des plus riches a augmenté plus rapidement que le revenu du reste de la population, si bien que les inégalités de revenu ont eu tendance à augmenter.

GRAPHIQUE 1  Part du revenu national détenue par les 1 % les plus riches en Chine, aux Etats-Unis et en France

Comment ont évolué les répartitions nationales du revenu et du patrimoine depuis un siècle ?

source : Alvaredo et alii (2017)

La hausse des inégalités a en l’occurrence été particulièrement forte aux Etats-Unis ces dernières décennies [Piketty, Saez et Zucman, 2016]. En effet, la part du revenu national détenue par les 50 % les plus modestes a énormément diminué entre 1978 et 2015, puisqu’elle est passée de 20 % à 12 % (cf. graphique 2). Le revenu des 50 % les plus modestes a baissé de 1 % au cours de la période. Parallèlement, la part du revenu national détenue par les 1 % les plus riches est passée de 11 % à 20 % (cf. graphique 1). Autrement dit, la part du revenu national que détiennent les 50 % les plus modestes a été captée par les 1 % les plus riches. Dans les autres pays, notamment en Chine et surtout en France, la part détenue par les 50 % les plus modestes est restée bien plus élevée. En l’occurrence, en France, si les hauts revenus ont augmenté plus rapidement que le revenu moyen, les 50 % les plus modestes ont vu leur revenu s’accroître au même rythme que le revenu moyen, en l’occurrence de 39 % sur l’ensemble de la période entre 1978 et 2015.

GRAPHIQUE 2  Part du revenu national détenu par les 50 % les plus modestes en Chine, aux Etats-Unis et en France

Comment ont évolué les répartitions nationales du revenu et du patrimoine depuis un siècle ?

source : Alvaredo et alii (2017)

En Chine, alors que les données d’enquêtes suggèrent que les 1 % les plus riches possèdent 6,5 % du revenu national, la combinaison de ces données d’enquêtes avec les données fiscales suggèrent que les 1 % les plus riches possèdent environ 13 % du revenu national (cf. graphique 1). Cette part pourrait même être sous-estimée en raison de l’évasion fiscale et des faiblesses des données fiscales et de la comptabilité nationale en Chine. Alors que les inégalités de revenu étaient très faibles à la fin des années soixante-dix, elles se rapprochent désormais des niveaux observés aux Etats-Unis.

GRAPHIQUE 3 La hausse des ratios patrimoine sur revenu en Chine, aux Etats-Unis, en France et en Grande-Bretagne (richesse privée nette en % du revenu national)

Comment ont évolué les répartitions nationales du revenu et du patrimoine depuis un siècle ?

source : Alvaredo et alii (2017)

Alvaredo et ses coauteurs confirment les observations de Thomas Piketty et Gabriel Zucman (2013) : le ratio rapportant la richesse privée nette sur le revenu national a augmenté dans presque tous les pays au cours des dernières décennies (cf. graphique 3). Cette dynamique n’a pas été affectée par la crise financière de 2008. Le ratio a tout particulièrement augmenté en Chine : la richesse privée nette représentait à peine plus de 100 % du revenu national en 1978 ; elle représentait 450 % en 2015. Ainsi, le ratio patrimoine sur revenu de la Chine se rapproche des niveaux observés aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et en France, où il dépasse les 500 %. Cette hausse généralisée des ratios patrimoine sur revenu a pu notamment s’expliquer par de forts taux d’épargne (s’expliquant quant à eux par des facteurs tels que le vieillissement démographique ou la hausse des inégalités), par une hausse des prix de l’immobilier et par une hausse des cours boursiers. Alvaredo et ses coauteurs mettent notamment l’accent sur le transfert de la richesse publique vers la richesse privée pour expliquer l’essor des ratios patrimoine sur revenu. Par exemple, en Chine, la part de la richesse publique dans la richesse nationale est passée de 70% à 35 % entre 1978 et 2015. Parmi les pays riches, c’est aux Etats-Unis, au Japon et au Royaume-Uni que la richesse publique nette est devenue négative ; celle-ci n’est que légèrement positive en Allemagne et en France. Or cette dynamique peut contribuer à limiter la capacité des gouvernements à redistribuer les revenus et à contenir la hausse des inégalités.

GRAPHIQUE 4  Part du patrimoine national détenue par les 1 % les plus aisés en chine, aux Etats-Unis, en France et en Grande-Bretagne

Comment ont évolué les répartitions nationales du revenu et du patrimoine depuis un siècle ?

source : Alvaredo et alii (2017)

Les parts du patrimoine détenues par les plus riches ont fortement augmenté aux Etats-Unis et en Chine au cours des dernières décennies, tandis qu’elles ont augmenté plus modérément en France et au Royaume-Uni (cf. graphique 4). Aux Etats-Unis, de plus fortes inégalités de revenu et une puissante stagnation des revenus pour les plus modestes ont pu contribuer à accroître fortement les inégalités de patrimoine. En Chine, la forte hausse des inégalités de patrimoine a pu s’expliquer par l’inégal accès des ménages chinois aux marchés boursiers. En France et au Royaume-Uni, la hausse des prix réels de l’immobilier ont pu avoir exercé un effet atténuateur, notamment pour les classes moyennes. Alvaredo et ses coauteurs jugent difficile de savoir si cette tendance à l’accroissement des inégalités de patrimoine va se poursuivre à l’avenir, dans la mesure où les inégalités de richesse dépendent des taux d’épargne entre les différents groupes de revenu et de richesse, de la répartition du revenu du travail, des taux de rendement de la richesse et de la progressivité de l’impôt sur le revenu et sur le patrimoine. Leurs simulations quantitatives suggèrent que les inégalités de richesse à long terme réagissent fortement à de faibles variations de ces paramètres. Autrement dit, les dynamiques des inégalités de patrimoine sont très instables à long terme.

 

Références

Alvaredo, Facundo, Lucas Chancel, Thomas Piketty, Emmanuel SAEZ & Gabriel ZUCMAN (2017), « Global inequality dynamics: New findings from WID.world », NBER, working paper, n° 23119, février.

PIKETTY, Thomas, Emmanuel SAEZ & Gabriel ZUCMAN (2016), « Distributional national accounts: Methods and estimates for the United States », NBER, working paper, n° 22945, décembre.

PIKETTY, Thomas, & Gabriel ZUCMAN (2013), « Capital is back: Wealth-income ratios in rich countries 1700-2010 », Paris School of Economics, document de travail.

*Professeur de sciences économiques à Grenoble, Université Pierre-mendès-France, jusqu’en 1999, puis à l’Université d’Avignon de 1999 à 2012.

Doyen de la Faculté de sciences économiques de Grenoble de 1991 à 1997.

Spécialités : économie spatiale, économie industrielle, économie monétaire.

15/05/18
Progression du pouvoir d’achat
Jacques Calvet

Jacques Calvet

Professeur de sciences économiques à Grenoble, Université Pierre-mendès-France, jusqu’en 1999, puis à l’Université d’Avignon de 1999 à 2012.

Doyen de la Faculté de sciences économiques de Grenoble de 1991 à 1997.

Spécialités (entre autres) : économie spatiale, économie industrielle, économie monétaire.

20/03/18
L’économie du crime
René Teboul*

L’économie du crime

Conférences-débats de René Teboul

3ème séance : Répression ou légalisation

La criminalité prend des formes économiques particulières. Non seulement son volume prend de l’ampleur, accompagnant la mondialisation des échanges et des flux de capitaux, mais elle intervient aussi dans le financement de l’économie légale. Dans cette série de séances, nous nous proposons d’essayer d’en évaluer l’ampleur et ses répercussions sur la réalité économique et sociale, puis d’essayer de voir comment l’analyse économique peut répondre à son développement, et enfin nous tenterons de comprendre comment la société peut y faire face, soit en réprimant les activités criminelles, soit en les légalisant.

*René Teboul est Maître de conférences (retraité) de l’Université de la Méditerranée, habilité à diriger des recherches, Directeur de recherche au CEFI-CNRS

Bibliographie

Tim Adler, Hollywood and the mob, Bloomsburry publishing, 2008.

Pino Arlacchi, La mafia imprenditrice, Il Mulino, 1983.

Pino Arlacchi, Buscetta, la mafia par l’un des siens, éditions du Félin, 1996.

Guisepe d’Avanzo et Attilio Bolzoni, Le serpent : Toto Riina le maître de Cosa Nostra, Editions du Toucan, 2009.

Dan Baum, Smoke and mirrors, The war on drugs and the politics failure, Little Brown and Co, 1996.

Dan Baum, Legalize it all, Harper’s magazine, April 2016.

Gary S. Becker, “Crime and punishment : an economic approach”, Journal of Political Economy, 1968.

Jeremy Bentham, Théorie des peines et des récompenses, Bossange, 2 volumes, 1825-1826.

Max Chaleil, Prostitution, le désir mystifié, éditions Parangon, 2002

Clotilde Champeyrache, Quand la mafia se légalise, Pour une approche économique institutionnaliste, CNRS éditions, 2016.

Louis Chevalier, Classes laborieuses et classes dangereuses, Plon, 1958.

Thierry Colombié, La french connection, les entreprises criminelles en France, Non lieu éditions, 2012.

Olivier Dabène, Les narcodémocraties andines, les études du CERI, n° 20, septembre 1996.

John Dickie, Cosa nostra : l’histoire de la mafia sicilienne, Buchet-Chastel, 2007.

William Dugger, Power : an insitutionnal framework of analysis, Journal of Economics issues, 14, pp. 897-907, 1980.

Francesco Forgione, Mafia export, Actes sud, 2010.

Richard Freeman, “The economics of crime”, in Handbook of labor economics, volume 3, Elsevier.

Global Financial Integrity, Transnational Crime and the Developping world, 2017.

Heishman SJ, Arasteh K, Stitzer ML. Comparative effects of alcohol and marijuana on mood, memory, and performance. Pharmacol Biochem Behav. 1997;58(1):93–101

James B. Jacobs, Mobsters, Unions and Feds, The Mafia and the American Labor Movement, New York University Press, 2006.

Pierre Kopp. « L’analyse économique des organisations criminelles ». Communications, 62, 1996. Vivre avec les drogues. pp. 155-166.

Xavier Lameyre, Le glaive sans la balance, Grasset, 2012

Salvatore Lupo, Storia de la mafia della origini ai nostri giorni, Donzelli, 1997.

Channing May, Transnational crime and the developing world, Global financial integrity, March 2017.

Moisés Naim, Le livre noir de l’économie mondiale, Grasset, 2005.

OFDT, Rapport 2006, état du phénomène de la drogue en Europe.

Jérôme Pierrat, Alexandre Sargos, YAKUSA – Enquête au cœur de la mafia japonaise, Flammarion, 2005.

Jérôme Pierrat et Christian Estavel, La guerre secrète des casinos, Fayard, 2007.

Hervé Pierre, L’économie criminelle, poison de la République, novembre 2015.

Paolo Pinotti, (2012), “The economic costs of organized crime: evidence from southern Italy”, Banca d’Italia, Temi di discussion number 868, 04.2012: 4-34.

Noël Pons, « Économie criminelle : vieilles ficelles et ruses insolites », Pouvoirs 2010/1 (n° 132), p. 29-40.

Ignacio Ramonet, « La longue guerre occulte contre le Nicaragua », Le monde diplomatique, février 1987.

Pascale Robert-Diard, La Déposition, Iconoclaste, 2016

Jacques de Saint Victor, Mafias, l’industrie de la peur, Editions du Rocher, 2008.

Jacques de Saint VictorUn pouvoir invisible – Les mafias et la société démocratique (XIXe-XXIe siècle), Gallimard, 2012

Roberto Saviano, Gomorra, Gallimard, 2007.

Roberto Saviano, « Rien n’arrête la Mafia, pas même les séismes », Courrier international, 21 avril 2004.

Roberto Saviano, Extra pure, voyage dans l’économie de la cocaïne, Gallimard, 2014.

Roberto Saviano, « Falcone voleva vivere e i suoi nemici non erano solo i mafiosi » Repubblica.it23 mai 2017 

Peter Dale ScottDrugs, oil, and war: the United States in Afghanistan, Colombia, and Indochina, Rowman & Littlefield, 2003

AF Shariff, M Rhemtulla (2012) Divergent Effects of Beliefs in Heaven and Hell on National Crime Rates. PLoS ONE 7(6): e39048. https://doi.org/10.1371/journal.pone.0039048

Anthony Summers, Le plus grand salaud d’Amérique : J. E. Hoover, patron du FBI, Le seuil, 1995.

UNODC, Global study on homicide, 2013.

UNODC, Global report on trafficking in persons, 2016

UNODC, Rapport 2016 sur les drogues.

Ed Vulliamy, Amexica – la guerre contre le crime organisé sur la frontière Etats-Unis / Mexique, Albin Michel, 2013.

Peter Ward Fay, The opium war 1840-1842, University of North Carolina press, 1997

Howard Zinn, Une histoire du peuple des Etats-Unis, Agone, 2002.

13/03/18
L’économie du crime
René Teboul*

L’économie du crime

Conférences-débats de René Teboul

2ème séance : Les fondements d’une analyse de l’économie du crime

La criminalité prend des formes économiques particulières. Non seulement son volume prend de l’ampleur, accompagnant la mondialisation des échanges et des flux de capitaux, mais elle intervient aussi dans le financement de l’économie légale. Dans cette série de séances, nous nous proposons d’essayer d’en évaluer l’ampleur et ses répercussions sur la réalité économique et sociale, puis d’essayer de voir comment l’analyse économique peut répondre à son développement, et enfin nous tenterons de comprendre comment la société peut y faire face, soit en réprimant les activités criminelles, soit en les légalisant.

*René Teboul est Maître de conférences (retraité) de l’Université de la Méditerranée, habilité à diriger des recherches, Directeur de recherche au CEFI-CNRS

Bibliographie

Tim Adler, Hollywood and the mob, Bloomsburry publishing, 2008.

Pino Arlacchi, La mafia imprenditrice, Il Mulino, 1983.

Pino Arlacchi, Buscetta, la mafia par l’un des siens, éditions du Félin, 1996.

Guisepe d’Avanzo et Attilio Bolzoni, Le serpent : Toto Riina le maître de Cosa Nostra, Editions du Toucan, 2009.

Dan Baum, Smoke and mirrors, The war on drugs and the politics failure, Little Brown and Co, 1996.

Dan Baum, Legalize it all, Harper’s magazine, April 2016.

Gary S. Becker, “Crime and punishment : an economic approach”, Journal of Political Economy, 1968.

Jeremy Bentham, Théorie des peines et des récompenses, Bossange, 2 volumes, 1825-1826.

Max Chaleil, Prostitution, le désir mystifié, éditions Parangon, 2002

Clotilde Champeyrache, Quand la mafia se légalise, Pour une approche économique institutionnaliste, CNRS éditions, 2016.

Louis Chevalier, Classes laborieuses et classes dangereuses, Plon, 1958.

Thierry Colombié, La french connection, les entreprises criminelles en France, Non lieu éditions, 2012.

Olivier Dabène, Les narcodémocraties andines, les études du CERI, n° 20, septembre 1996.

John Dickie, Cosa nostra : l’histoire de la mafia sicilienne, Buchet-Chastel, 2007.

William Dugger, Power : an insitutionnal framework of analysis, Journal of Economics issues, 14, pp. 897-907, 1980.

Francesco Forgione, Mafia export, Actes sud, 2010.

Richard Freeman, “The economics of crime”, in Handbook of labor economics, volume 3, Elsevier.

Global Financial Integrity, Transnational Crime and the Developping world, 2017.

Heishman SJ, Arasteh K, Stitzer ML. Comparative effects of alcohol and marijuana on mood, memory, and performance. Pharmacol Biochem Behav. 1997;58(1):93–101

James B. Jacobs, Mobsters, Unions and Feds, The Mafia and the American Labor Movement, New York University Press, 2006.

Pierre Kopp. « L’analyse économique des organisations criminelles ». Communications, 62, 1996. Vivre avec les drogues. pp. 155-166.

Xavier Lameyre, Le glaive sans la balance, Grasset, 2012

Salvatore Lupo, Storia de la mafia della origini ai nostri giorni, Donzelli, 1997.

Channing May, Transnational crime and the developing world, Global financial integrity, March 2017.

Moisés Naim, Le livre noir de l’économie mondiale, Grasset, 2005.

OFDT, Rapport 2006, état du phénomène de la drogue en Europe.

Jérôme Pierrat, Alexandre Sargos, YAKUSA – Enquête au cœur de la mafia japonaise, Flammarion, 2005.

Jérôme Pierrat et Christian Estavel, La guerre secrète des casinos, Fayard, 2007.

Hervé Pierre, L’économie criminelle, poison de la République, novembre 2015.

Paolo Pinotti, (2012), “The economic costs of organized crime: evidence from southern Italy”, Banca d’Italia, Temi di discussion number 868, 04.2012: 4-34.

Noël Pons, « Économie criminelle : vieilles ficelles et ruses insolites », Pouvoirs 2010/1 (n° 132), p. 29-40.

Ignacio Ramonet, « La longue guerre occulte contre le Nicaragua », Le monde diplomatique, février 1987.

Pascale Robert-Diard, La Déposition, Iconoclaste, 2016

Jacques de Saint Victor, Mafias, l’industrie de la peur, Editions du Rocher, 2008.

Jacques de Saint VictorUn pouvoir invisible – Les mafias et la société démocratique (XIXe-XXIe siècle), Gallimard, 2012

Roberto Saviano, Gomorra, Gallimard, 2007.

Roberto Saviano, « Rien n’arrête la Mafia, pas même les séismes », Courrier international, 21 avril 2004.

Roberto Saviano, Extra pure, voyage dans l’économie de la cocaïne, Gallimard, 2014.

Roberto Saviano, « Falcone voleva vivere e i suoi nemici non erano solo i mafiosi » Repubblica.it23 mai 2017 

Peter Dale ScottDrugs, oil, and war: the United States in Afghanistan, Colombia, and Indochina, Rowman & Littlefield, 2003

AF Shariff, M Rhemtulla (2012) Divergent Effects of Beliefs in Heaven and Hell on National Crime Rates. PLoS ONE 7(6): e39048. https://doi.org/10.1371/journal.pone.0039048

Anthony Summers, Le plus grand salaud d’Amérique : J. E. Hoover, patron du FBI, Le seuil, 1995.

UNODC, Global study on homicide, 2013.

UNODC, Global report on trafficking in persons, 2016

UNODC, Rapport 2016 sur les drogues.

Ed Vulliamy, Amexica – la guerre contre le crime organisé sur la frontière Etats-Unis / Mexique, Albin Michel, 2013.

Peter Ward Fay, The opium war 1840-1842, University of North Carolina press, 1997

Howard Zinn, Une histoire du peuple des Etats-Unis, Agone, 2002.