Archives de catégorie : Sociologie

17/05/21
La « Nature »
Denis CAROTI– Sociologie

La « Nature »

 
 
 La nature, le naturel, sont devenus des arguments de communication largement utilisés pour inciter à changer les modes de consommation mais également pour (continuer à) légitimer des systèmes de domination visant certaines catégories de personnes.
Qu'en est-il ? 
Qu'est-ce que cette "nature" et quelle place pour les êtres humains ?    
Denis CAROTI
 Professeur certifié de Sciences physiques et chimiques, formateur, et référent académique pour le dispositif Esprit critique au sein du Service Vie Scolaire
 Cofondateur du CORTECS
 Doctorant - Université d’Aix-Marseille
 Thèse en cours : La formation à la pensée critique dans le système éducatif français : une approche transdisciplinaire
 Chargé de cours AMU pour le Collège Doctoral et la faculté des sciences transdisciplinaire 

03/05/21
Travail et liberté : hier et AUJOURD’HUI
Christophe MASSOT & José ROSE – Philosophie

Projet de recherche : Travail et liberté au XXIe siécle

https://imera.univ-amu.fr/fr/node/4124
Le projet se situe dans le champ interdisciplinaire délimité par les questions suivantes: quelles retombées en termes de liberté – individuelle et collective; morale, sociale et politique – sont en train de produire les révolutions qui bouleversent aujourd’hui l’expérience, typiquement humaine, que nous appelons « travail »?
En quelles formes sera-t-il possible à l’avenir d’interpréter le travail pas seulement comme une source de pathologies sociales dramatiques et envahissantes, mais aussi comme une source fondamentale et problématique de liberté?
Quel genre de narrations et représentations orientées à l’émancipation – au niveau micrologique : mythologies personnelles, histoires et parcours de vie; et macrologique : philosophies de l’histoire, diagnostics et ontologies du présent – pourront encore avoir comme protagoniste, principal ou marginale, l’individu en relation avec son travail et en quête de sa liberté ?

Cette conférence portera sur les formes contemporaines du travail dans ses rapports avec la liberté. Après une clarification des notions de travail et d’activité, nous évoquerons certains aspects du travail tel qu’il est organisé et vécu aujourd’hui, ceci à la lumière des figures types élaborées par notre atelier Travail et Liberté : libérer le travail, se libérer dans le travail, hors le travail…
Ce sera l’occasion d’échanger sur des enjeux majeurs qui se cristallisent notamment autour des notions de subordination, d’émancipation et de démocratie dans l’entreprise.

Christophe MASSOT 
 Docteur en sciences de gestion
 Expert santé/travail pour les CSE et CHSCT
 Membre associé du Centre de Recherche sur le Travail et le Développement. Membre d'ArtLib
 Dernière publication. 2020 « Repenser l’organisation du travail avec les acteurs : expérimentation dans une clinique psychiatrique », Kornig C, Massot, Actualité et dossier en santé Publique,
 ADSP, La Documentation Française, mars, p.33.
 ­José Rose
 Professeur émérite de sociologie à Aix Marseille Université et membre du LEST-CNRS
 Publications de recherche récentes : 
Qu'est-ce que le travail non qualifié ? (La Dispute, 2012) 
Mission insertion : un défi pour les universités (Presses universitaires de Rennes, 2014)

 Domaines de recherche et compétences
 ► Les relations entre formation et emploi, entre école et entreprises 
► L'insertion professionnelle des jeunes et les transitions professionnelles 
► Les transformations du travail et de l'emploi 
► L'évolution du système éducatif et de l'enseignement supérieur
 
 

15/03/21
La métropolisation, un horizon indépassable ?
André Donzel – Sociologie

La métropolisation serait-elle l’horizon indépassable du développement territorial ? L’urbanisation du monde qui a franchi le seuil des 50 % en 2007 devrait atteindre 66 % en 2050. Parallèlement le poids économique des grandes villes devrait encore se renforcer. En 2007, on estimait que les 600 plus grandes agglomérations du monde, toutes de plus d’un million d’habitants, fournissaient 38 % du PIB mondial. Et cette polarisation de la richesse dans les très grandes villes devrait encore s’accélérer (notamment dans les pays du Sud) pour atteindre 60 % dès 2030.
Cette croissance va de pair avec de profonds déséquilibres sociaux et environnementaux à l’intérieur et à l’extérieur des métropoles. En même dans que la richesse s’accroit pour les groupes détenteurs de patrimoine, la précarité de revenu et d’emploi s’accroit pour le plus grand nombre. Parallèlement, les pollutions, le recul de la biodiversité, les consommations d’énergie et les émissions de gaz à effet de serre sur ces territoires atteignent des records (70 % d’entre elles proviendraient directement ou indirectement des métropoles).
Dans ces conditions, les quêtes d’alternatives aux formes actuelles de la métropolisation se multiplient. Depuis quelques décennies, la perspective d’une « alter métropolisation », davantage soucieuse d’équité entre territoires et groupe sociaux, apparait en filigrane dans certaines politiques publiques. D’autres approches voient dans les solutions technologiques la possibilité de promouvoir des villes plus durables et intelligentes (smart cities). En pratique, un grand empirisme politique domine dans les tentatives de réforme du modèle métropolitain. Il convient d’en saisir les avancées et les limites à travers quelques cas concrets.

Prévision de croissance de la population mondiale de 2000 à 2100 (en milliards d’habitants)
© Statista 2020

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La métropolisation, un horizon indépassable ?
André Donzel – Sociologie

08/03/21
Enjeux politiques des données urbaines
Joël Gombin – Sociologie

Enjeux politiques des données urbaines

La transition numérique, qui touche, à des rythmes certes différents, tous les secteurs de l'activité humaine, a atteint ces dernières années la gestion des villes. Ce qu'on appelle "smart city", "safe city", "digital city" etc. induit ainsi, à plus ou moins bas bruit, des transformations assez profondes des modes de gestion des villes, mais aussi des rapports économiques et sociaux entre les citoyens et les divers acteurs (économiques, politiques, sociaux…) de la ville. 
Que peut-on en attendre ? 
Quels espoirs peut-on fonder sur ces transformations ? 
Quelles craintes est-on fondé à entretenir ? 
Quelles perspectives politiques tracer ?

Les slides de la conférence : https://datactivist.coop/upop/

https://datactivist.coop/fr/

https://datactivist.coop/SPoSGL/

Politologue. Après une formation en science politique et des recherches en sociologie et géographie électorales, Joël Gombin participe à la création de Datactivist, une société coopérative spécialisée qui veut rendre les données utiles et utilisées, société dont il est également le dirigeant.

 Publications
     Avec Pierre Mayance, Droit(es) aux urnes en région PACA ! : l'élection présidentielle de 2007 en région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Paris, L’Harmattan, coll. « Cahiers politiques », 2009.
     « Le Front national en Provence-Alpes-Côte d’Azur », dans Pascal Delwit (dir.), Le Front national : mutations de l’extrême droite française, Bruxelles, Éditions de l'université de Bruxelles, 2012.
     « Le changement dans la continuité : géographies électorales du Front national depuis 1992 », dans Sylvain Crépon, Alexandre Dézé et Nonna Mayer (dir.), Les Faux-Semblants du Front national : sociologie d'un parti politique, Paris, Presses de Sciences Po, coll. « Académique », 2015  
     Le Front national, Paris, Eyrolles 

22/02/21
Ceci n’est pas un voile
Coline Houssais – Sociologie

Ceci n’est pas un voile

Coline Houssais est une spécialiste des cultures du monde arabe. Passée par l’Institut d’Études Arabes de Damas, elle enseigne désormais à Sciences Po. Traductrice, journaliste, productrice, elle a créé deux performances musicales : les Rossignols de Bagdad, sur l’âge d’or de la musique irakienne, et Casseta, sur les archives sonores de la communauté kabyle en France. Coline habite en général dans un train, entre deux voyages.

"Ceci  n'est pas un voile - évolutions & représentations du couvre-chef  féminin en France et en Méditerranée : approches comparées" interroge  autour d'un élément traditionnel et contemporain multiforme du vestiaire  féminin en France, Algérie et Italie le rôle social et politique  extrêmement fort que joue la représentation -par ce qui est couvert ou  découvert- du corps des femmes. Par-delà les questions d'actualité qui  ont durablement marqué la France ces dernières décennies (affaire du  voile à l'école, puis du voile des accompagnantes scolaires, de la  burqa, du burkini, le mouvement #balancetonporc, #metoo et la  mobilisation constante de certains groupes féministes pour lutter contre  le harcèlement de rue), il est nécessaire d'interroger de manière  critique via la mise en valeur d'un patrimoine matériel national, notre  relation historique complexe à la présentation du corps féminin dans  l'espace public comme dans l'espace privé. S'inscrivant pleinement dans  le cheminement professionnel et intellectuel qui est le mien depuis  plusieurs années déjà, cette étude de l'archive et du patrimoine, loin  de glorifier une quelconque image d'Epinal de nos sociétés, permet au  contraire une lecture plus nuancée d'un passé riche et complexe à même  de nous éclairer sur les enjeux multiples de l'habillement féminin  aujourd'hui et d'y poser un regard constructif. L'approche comparative  est ici nécessaire car elle permet de décentrer le regard et de rappeler  que le modèle français n'est qu'un modèle parmi d'autres, tout en  élargissant la perspective à deux autres pays méditerranéens de  tradition respectivement musulmane (l'Algérie) et catholique (l'Italie)  afin de faire émerger des points communs aux trois cas retenus. Cette  démarche s'inscrit tout d'abord dans les travaux de Germaine Tillion sur  le creuset commun aux sociétés méditerranéennes en ce qui concerne les  structures familiales et le comportement des femmes qui en découle. A la  fois artistique et citoyenne, elle permet ensuite la réappropriation  collective d'un patrimoine vestimentaire divers qui a tendance à  diviser, à travers une réflexion à mener sur la valorisation de cet  aspect essentiel des sociétés et du patrimoine méditerranéens à la fois  dans un cadre muséal et en-dehors de ce dernier. Notamment comment  ajouter la dimension essentielle du toucher à l'exposition d'objets  constitués d'étoffe ? Et comment intégrer en pleine conscience  représentations et héritage que comporte le port régulier ou occasionnel  de certains couvres-chefs au quotidien ?        
                                 
Lien web : www.ustaza.paris
 Bio :
 Née en 1987 à Nantes, Coline Houssais est une auteure, commissaire et  chercheuse indépendante spécialisée sur l’histoire culturelle de  l’immigration arabe en Europe ainsi que sur les musiques du monde arabe.  Enseignante à Sciences Po (dont elle est diplômée au même titre que  l'Institut Français d'Etudes Arabes de Damas, l'INALCO et la London  School of Economics), elle fait partie du programme de résidence de la  Fondation Camargo 2020 pour un projet d’installation multimédia sur les  archives sonores de la communauté kabyle en Ile-de-France et à  Marseille. Fondatrice de Ustaza à Paris - l’Agence Ustaza, elle a créé  et produit « Les Rossignols de Bagdad », une lecture mise en musique et  en image sur l’âge d’or de la musique irakienne. Coline contribue  régulièrement à divers médias et revues généralistes et spécialisées  (dont les deux premiers volumes de la collection Araborama publiée par  l'Institut du Monde Arabe aux éditions du Seuil) et est également  traductrice trilingue pour le cinéma et l'art contemporain. Elle est  enfin l'auteure de "Musiques du Monde Arabe, une anthologie en 100  artistes" (Le Mot et le Reste, 2020).        
                         
                Curriculum Vitae: 
PDF icon cv_coline_houssais.pdf                                                   
                                                   

30/11/20
Les combats pour l’égalité à l’école
ESTHER CYNA – Sociologie

Esther Cyna est historienne spécialiste de l’histoire de l’éducation aux États-Unis à la fin du XXème siècle.

Sa thèse, effectuée en co-tutelle entre l’Université Sorbonne-Nouvelle (Paris 3) et Columbia University (New York) porte sur le racisme et les inégalités dans le financement des écoles publiques dans le Sud des États-Unis. Elle a publié dans des revues d’histoire, d’éducation et d’études américanistes. Agrégée d’anglais et ancienne élève de l’ENS de Lyon, elle enseigne en civilisation américaine et langue anglaise.

Elle enseigne à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

https://www.franceculture.fr/emissions/cultures-monde/culturesmonde-emission-du-lundi-08-juin-2020

Vieux démons policiers. Avec James Nolan, Christian Delage, Virginie Despentes – Anti-K

https://blogs.brown.edu/libnews/2016/11/

37 »

https://www.liberation.fr/auteur/20976-esther-cyna
https://www.facebook.com/esther.cyna.7

02/11/20
LA 2e vague de la Covid-19
Laurent Mucchielli – Sociologie

Ce soir Lundi 2 novembre, visioconférence de l’UPOP en direct à partir de 18h30 avec le sociologue Laurent Mucchielli.

 » La 2e vague économique et sociale de la Covid-19 « 

Lien Zoom !

Conférence

« Le cumul des inégalités face à l’épidémie et face au confinement font de la crise sanitaire actuelle un fort révélateur d’inégalités sociales »

Près de 350 scientifiques, universitaires et professionnels de santé critiquent la dérive de la politique sanitaire du gouvernement français.
La peur et l’aveuglement gouvernent la réflexion, conduisent à des interprétations erronées des données statistiques et à des décisions administratives disproportionnées, souvent inutiles voire contre-productives.

L’idée d’une « deuxième vague » reproduisant le pic de mars-avril 2020 n’est pas un constat empirique. C’est une théorie catastrophiste issue de modélisations fondées sur des hypothèses non vérifiées…

UPOP en VISIO : Téléchargez Zoom / Cliquez sur le lien de la réunion / LA rejoindre / Et rejoindre l’audio

REPORTÉ
LEs communs : outils de la transition écologique et citoyenne
Genevève Fontaine – Sociologie

Cette conférence se déroulera : Syndicat des Architectes – 130 avenue du Prado 13008 Marseille

Depuis l’attribution du prix Nobel d’économie à Elinor Ostrom en 2009, les praticiens et les chercheurs redécouvrent les communs comme forme d’action collective capable de prendre en charge efficacement la gestion durable de ressources. Ce mode d’organisation économique qui se distingue à la fois de la gestion privée et de la gestion publique, concerne des ressources naturelles mais aussi des ressources informationnelles (Wikipédia), des infrastructures (plateformes numériques, friches urbaines…), des ressources sociales (santé, savoir-faire…). Comment se saisir de l’outil des communs pour la transition écologique et citoyenne ?


Geneviève Fontaine

Agrégée de Sciences Économiques et Sociales
Doctorante de l’Université de Marne la Vallée

Basée à Grasse, chargée de mission de l’Institut Godin, les recherches de Geneviève portent sur le croisement entre économie solidaire, innovation sociale, communs et approche par les capabilités du développement durable. Initiatrice du Pôle Territorial de Coopération Économique TETRIS (Transition Écologique Territoriale par la recherche et l’Innovation Sociale) basé à Grasse (France) elle anime et coordonne le centre de recherche appliquée et de transfert pluridisciplinaire qui structure ce PTCE.

En savoir plus sur T.E.T.R.I.S. : ici
Photo : Arnold Jerocki / Divergence pour Le Monde

12/10/20
Fréquenter et habiter l’espace au quotidien
Olivier Bédu – Urbanisme

Olivier Bedu
Architecte de formation, Olivier Bedu développe, à travers son travail plastique, une œuvre dont on pourrait dire qu’elle traite de notre manière de fréquenter et d’habiter notre espace au quotidien. A travers ses photomontages qui mettent en regard les architectures standardisées de différentes régions et leurs paysages, il tente une analyse formelle qui met en exergue de possibles rapprochements entre l’élément naturel et des formes d’habitats génériques.

Avec le collectif Le Cabanon Vertical, Olivier Bedu travaille sur les grands ensembles et sur la manière dont la vie s’installe et s’active dans ces constructions à l’autorité affirmée. Il s’agit de faire jaillir le vivant de ces systèmes collectifs. A l’heure des expropriations, Le Cabanon Vertical pense plus volontiers en terme de reconquête d’espace. Leurs interventions reprennent souvent le principe de la greffe, celle-ci vient parasiter les structures des constructions de béton. Ces architectures légères se posent symboliquement comme les gestes d’une ré-appropriation poétique qui va à l’encontre du standard pour s’intéresser plus précisément à l’individu

Qu’est-ce qu’habiter ?
Les enjeux de l’habiter pour la réinsertion
Nadège Leroux
https://www.cairn.info/revue-vie-sociale-et-traitements-2008-1-page-14.htm?contenu=resume

05/10/20
Regards sur la ville
Corinne Vezzoni – Urbanisme

Corinne Vezzoni

Architecte, Lauréate du Prix Born Awards France 2018, Corinne Vezzoni a reçu le prix Femmes architectes 2015. En 2018, elle a été nominée au Grand Prix national d’Architecture.
En 2020, Grande médaille d’or de l’académie française d’architecture.

Elle a grandi au Maroc et est installée à Marseille depuis ses études d’architecture. Outre son travail d’architecte, Corinne Vezzoni est également enseignante à l’Université de Provence, master aménagement et urbanisme et invitée des écoles des Arts et Métiers et de Polytechnique Marseille Château-Gombert.
Elle s’est engagée dans la réflexion sur le projet métropolitain Aix-Marseille-Provence, au sein de l’équipe Devillers et associés.
 « L’urbanisation envahit l’équivalent d’un département français tous les sept ans » Corinne Vezzoni  
Quelle est la place accordée à la participation citoyenne dans les projets urbains, d'aménagement du territoire ? 
Quels sont les enjeux pour les différents partenaires publics et privés et les institutions intervenant en architecture, urbanisme ou paysage, notamment, auprès des villes et communes ?
Comment le législateur appréhende et influence l'occupation des territoires ?
Qu'elle est la part d'influence des lobbys immobiliers et financiers ?

21/09/20
approche de la justice sociale d’Amartya Sen
Geneviève Fontaine

Amartya Sen* part de la conviction qu’avant de penser la Justice en soi et les institutions à bâtir en fonction de cette définition, il faut regarder les situations d’injustice. La comparaison entre les différentes solutions proposées permet d’une part de construire progressivement des moyens plus adaptés pour combattre ces injustices, d’autre part de proposer les meilleures conditions pour l’édification de la démocratie et de la Justice. Indien d’origine, Amartya Sen enrichit la réflexion philosophique sur la justice, en dialoguant avec l’approche occidentale habituelle. L’Idée de Justice comporte quatre grandes parties précédées d’une longue introduction qui expose les enjeux de l’exposé.
*Économiste et Prix Nobel indien
Geneviève Fontaine

Agrégée de Sciences Économiques et Sociales
Docteure de l’Université de Marne la Vallée
Directrice du centre de recherche appliquée chez SCIC TETRIS – Institut Godin
Diplômée de Sciences Po, DEA d’études Économie internationale

Ses recherches portent sur le croisement entre économie solidaire, innovation sociale, communs et approche par les capabilités du développement durable.
Initiatrice du Pôle Territorial de Coopération Economique TETRIS (Transition Ecologique Territoriale par la recherche et l’Innovation Sociale) elle anime et coordonne ce centre de recherche appliquée et de transfert pluridisciplinaire

Reportée
Paysages communs

Jean-Marc Besse 16/03/20

Paysages communs
En quoi les débats sur les biens communs concernent-ils les paysages et en quoi peuvent-ils enrichir la réflexion sur les paysages et leur fabrication ? En quoi les paysages peuvent-ils, symétriquement, contribuer à éclairer ces débats ? Que peuvent-ils y apporter de façon spécifique ?

Une première réponse pourrait être la suivante : c’est, précisément, parce que les paysages sont des ressources communes, et parce qu’ils répondent à des besoins humains généraux, sociaux et psychologiques, que les paysages peuvent être considérés comme des biens communs, comme des ressources communes pour les humains.

Jean-Marc Besse

Agrégé de philosophie et docteur en histoire

Directeur de recherche de première classe au CNRS et directeur d’études à l’EHESS
Membre correspondant du Centre Norbert Elias depuis décembre 2016
U.M.R. Géographie-Cités (CNRS Paris I / Paris VII) Équipe E. H.GO (Épistémologie et histoire de la Géographie)

A l’EHESS, sa Direction d’études est intitulée « Savoirs et projets de paysage. Cultures et pratiques spatiales modernes et contemporaines ».
Il enseigne l’histoire de la géographie à l’université Paris 1 (Institut de géographie), et l’histoire et la culture du paysage à l’École Nationale Supérieure du Paysage de Versailles-Marseille.
Il est co-directeur de la rédaction de la revue Les Carnets du paysage et responsable du secteur éditorial à l’ENSP de Versailles-Marseille.
Il est président de la Commission d’Histoire de la Cartographie du Comité Français de Cartographie depuis 2010.
 
Ses travaux développent une interrogation épistémologique, historique et anthropologique sur la géographie, ainsi que sur les diverses formes prises par les savoirs et les représentations de l’espace et du paysage à l’époque moderne et contemporaine.
 
Il est l’auteur de nombreux articles sur l’histoire des savoirs géographiques à l’époque moderne et sur la théorie du paysage, et a publié plusieurs ouvrages : 
La nécessité du paysage, Parenthèses, Marseille, 2018.
Le monde sur une feuille. Les tableaux comparatifs de montagnes et de fleuves dans les atlas du XIXe siècle, Fage éditions, Lyon, 2015 (avec G. Palsky).
Habiter. Un monde à mon image, Flammarion, Paris, 2013.
Le goût du monde. Exercices de paysage, Actes Sud/ENSP, Arles, 2009.
Les grandeurs de la Terre. Aspects du savoir géographique à la Renaissance, ENS Éditions, Lyon, 2003.
Face au monde. Atlas, jardins, géoramas, Desclée de Brouwer, Paris, 2003.
Voir la terre. Six essais sur le paysage et la géographie, Actes Sud, Arles, 2000.







23/10/19
Faisons tomber les murs

AGATHE CAGÉ

Rencontre-débat avec Agathe Cagé

Intellectuels et responsables politiques vivent en France dans deux mondes étanches. Alors même que les élus prennent des décisions qui nous engagent tous, ils négligent le plus souvent les apports majeurs de la recherche. Notre pays est ainsi riche de projets de transformation laissés en jachère par des politiques qui ne savent pas parler à l’Université, et auxquels les chercheurs ne s’adressent plus.
Face aux immenses défis sociaux et sociétaux qui se posent aujourd’hui à la France, universitaires et politiques doivent partager leurs connaissances des territoires, leurs analyses des situations, leurs problématiques mutuelles et leurs forces de propositions.
Rapprocher les politiques de la production d’idées, c’est aussi les rapprocher des besoins réels des citoyens. Une nouvelle façon de construire et de conduire les politiques publiques au service de plus d’efficacité et de plus de démocratie.

Agathe Cagé est diplômée de l’ENS et de l’ENA, Agathe Cagé, docteur en science politique (Paris 1-Panthéon-Sorbonne). Membre du cabinet de trois ministres de l’Éducation nationale, elle a été secrétaire générale de la campagne de Benoît Hamon à l’élection présidentielle de 2017. Elle dirige aujourd’hui l’agence de conseil en stratégie Compass Label.

07/10/19
Les communs dans la cité

Fabienne Orsi – Économiste

Conférence-débat avec Fabienne Orsi

« Les communs dans la cité »

L’usage du mot « commun.s » ne cesse de se répandre. L’emploi de ce mot fait florès dans les cercles militants, politiques, intellectuels, universitaires. Mais de quoi parle- t-on ? À quelles pensées, à quelle praxis se réfère-il? Le besoin de définitions se fait d’autant plus sentir que le débat s’enflamme autour de ce mot, comme s’il était traversé d’un vent de révolution. Mais laquelle?

Fabienne Orsi est économiste, chercheuse à l’Institut de Recherche pour le Développement. Son thème prioritaire de recherche a longtemps concerné l’analyse critique de l’évolution des droits de propriété intellectuelle dans le domaine des sciences de la vie et du médicament, leurs inscriptions dans l’organisation du commerce mondial et des rapports Nord/Sud. Depuis 2010, elle est engagée dans une recherche pluridisciplinaire sur le thème des communs avec comme principal questionnement la manière dont la renaissance du thème vient réinvestir les concepts de propriété, de gouvernement et de démocratie. Elle est l’une des directrices du Dictionnaire des biens communs (PUF, 2017).